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Chapitre 241 – Mon foie est sur le point d’exploser !

En retournant chez lui à ce moment-là, Song Shuhang allait devoir affronter le Vieux Lu ! Ivre, il était au moins trois fois plus irritant qu’en temps normal. Son père massa son pauvre foie…

Shuhang est désespérant. Il aurait pu appeler avant de décider de rentrer ! Il aurait eu le temps de se préparer mentalement. Mais puisque son fils n’était plus qu’à dix minutes de la maison, il était perdu et ne savait plus quoi faire !

– « Soit prudent sur la route. Quand tu arriveras, n’oublie pas de saluer correctement ton Oncle Lu… Dis-moi c’est quoi ce bruit bizarre derrière toi ? » Prenant une grande inspiration, il articula sans oublier le mot-clé : “Oncle Lu”. Ainsi, il pourrait se préparer au pire.

– « Ahaha ! Rien, rien. Cette fois, je rentre avec un véhicule un peu spécial. À tout de suite alors, j’arrive. » Après quoi, il raccrocha.

Son père reposa son téléphone, confus. “Un véhicule un peu spécial” ? Quel genre de voiture a un moteur aussi bruyant ?

Une voiture de sport ? Non ce n’est pas ça. Ce bruit me rappelle les petits bateaux qu’on utilisait sur la rivière. Ou ces tracteurs que l’on voit de plus en plus rarement dans le coin maintenant.

… Un tracteur ? Putain ! Ce n’est pas ça, quand même ! Il sentit un frisson le glacer entièrement.

Non, c’est impossible. Je lui envoyais même régulièrement de l’argent. Il ne devrait pas être pauvre au point de devoir s’asseoir sur un vieux tacot pour rentrer !

J’ai dû mal entendre. Peut-être que c’est un SUV qui faisait un bruit de tracteur.

Il jeta un discret coup d’œil à la BMW Série 7 garée devant chez eux.

Fils, tu ferais mieux de ne pas rentrer chez toi avec un tracteur, sinon ton père perdra définitivement la face !

❄️❄️❄️

– « Vieux Song, était-ce Shuhang ? » demanda le Vieux Lu en finissant son vin, un sourire lumineux éclairant son visage. « Est-ce qu’il rentre à la maison ? »

– « Comment ? Oui. Il a décidé de nous faire une surprise. Chérie, Shuhang dit qu’il sera là dans dix minutes. N’oublie pas de lui préparer une assiette ! »

– « Oh ! Il rentre ? Bon sang… ce vilain garnement. Il aurait pu appeler plus tôt, » dit-elle, visiblement heureuse. Par chance, elle avait largement préparé de quoi nourrir un régiment.

– « Vieux Song, où est-il ? Dois-je demander à Tianyou d’aller le chercher… en voiture ? Ahaha ! » poursuivit le Vieux Lu. « En parlant de ça, je n’ai pas vu Shuhang depuis un an. Je me demande à quel point il a grandi ? »

– « Ne dérange pas ton fils, il a dit qu’il venait ici par ses propres moyens. Il sera rapidement là. »

Puis ils reprirent leur féroce bataille alcoolisée.

Monsieur Song avait dix minutes… S’il pouvait complètement saouler leur invité, alors le type de véhicule que Shuhang utiliserait pour venir n’aurait plus d’importance, car il ne s’en souviendrait pas !

Il était de plus en plus convaincu qu’il s’était agi du bruit d’un tracteur, et cette certitude le faisait paniquer !

Malheureusement, il n’était pas si facile de saouler le vieux singe.

Les dix minutes passèrent rapidement…

Puis un étrange grondement s’éleva.

Il était là !

❄️❄️❄️

Non loin de chez lui, Song Shuhang trouva un coin tranquille et arracha le papier sur lequel était tracée la Formation d’Invisibilité.

Quant aux autres feuilles, il les laissa. Rouler à 20 ou 30 km/h était désespérant ! De toute façon, tant qu’il était visible, il ne faisait peur à personne. Il aurait juste à réduire sa vitesse une fois en vue de la maison pour préserver sa couverture.

Il avait pensé à l’origine se garer dans un endroit désert. En effet, rentrer avec cet engin était assez embarrassant. Pire encore, Monsieur Lu était invité ce jour-là et il n’ignorait pas quel genre d’amitié il entretenait avec son père. Ils n’étaient pas heureux à moins de se ridiculiser l’un l’autre. Ainsi, rentrer en tracteur était impensable.

Toutefois, après avoir récupéré la météorite et le Prêtre Daoïste Nuage Opaque, il n’avait d’autre choix que de revenir sur ce plan. Il ne pouvait tout de même pas porter l’Aîné Blanc et le cultivateur de la Secte des Voleurs Sans le Sou jusque chez lui tout en traînant un énorme rocher !

En conséquence, Song Shuhang serra les dents et abandonna sa fierté et sa piété filiale, décidant d’arriver sur son bruyant tracteur.

… Et à bien y réfléchir, un tracteur à démarrer avec une manivelle avait un petit côté rétro bien sympa !

❄️❄️❄️

– « Est-ce que Shuhang est enfin là ? » Ayant entendu le bruit de moteur, le Vieux Lu se leva et s’approcha en riant de la fenêtre, pressé de voir à quel point le jeune homme avait changé en un an.

En percevant à nouveau ce grondement étrange, Monsieur Song eut un très mauvais pressentiment. Raide, il accompagna son invité à son poste d’observation.

Les deux regardèrent simultanément vers le bas.

Et leur teint changea.

Song Shuhang agrippait le volant du tracteur et semblait danser sur son siège en le faisant tourner, l’air particulièrement heureux.

À l’arrière, dans la remorque, ils virent un gros rocher…

Bref, il était assis sur un tracteur… Et un à démarrer à la manivelle en plus !

Tournait-il dans un film ?

Rapidement, Song Shuhang gara son engin avec une souplesse inattendue.

– « Puahaha ! Vieux Song, ce truc que ton fils conduit est vraiment magnifique ! J’en avais un moi aussi, mais c’était il y a 20 ans ! Où a-t-il déterré cette antiquité ? De nos jours, il est presque impossible d’en voir sur la route, non ? » éclata de rire le Vieux Lu en pointant le rez-de-chaussée du doigt.

Quand il vit la BMW Série 7 de son fils à côté de l’engin agricole du gamin du Vieux Song… Il en fut ravi. Cette scène était suffisante pour le rendre heureux pendant une année entière !

De son côté, Monsieur Song était vert de rage. Serrant les dents, il se retint in extremis de sauter par la fenêtre pour aller battre impitoyablement ce sale gamin.

Il a vraiment utilisé un tracteur pour rentrer ! Et il n’était même pas le passager… Il l’a conduit personnellement !

Et comme si cela ne suffisait pas, c’est un truc à démarrer à la manivelle !

A ce moment-là, son foie était si douloureux qu’il était sur le point d’éclater !

❄️❄️❄️

En bas, une fois garé, ils virent Song Shuhang soulever quelqu’un qui était recroquevillé entre le siège du conducteur et la portière.

– « Il n’est pas tout seul ? » s’interrogea son père, son expression se détendant légèrement. Mais pourquoi diable le portait-il sur ses épaules ?

Il regarda ensuite son fils aller à l’arrière de son engin. Derrière le gros rocher, il y avait une autre personne… qui semblait être dans un sale état ! Pire, elle n’avait guère de vêtements sur elle. N’était-ce pas un peu déplacé de circuler ainsi en plein jour ?

Sous leurs yeux ébahis, Song Shuhang tendit sa main libre et jeta cet inconnu sur son autre épaule.

Ainsi, avec un homme de chaque côté de la tête, il s’approcha en chancelant de la porte d’entrée.

– « Qu’est-ce qu’il se passe ? » demanda son vieil ennemi, confus.

Il secoua la tête. Il n’en avait pas la moindre idée.

❄️❄️❄️

Song Shuhang arriva à l’étage et frappa.

Sa mère courut lui ouvrir.

Après quoi, elle l’interrogea, préoccupée. « Shuhang, qui sont ces deux personnes sur tes épaules ? »

– « Ahahaha ! Ne t’inquiète pas. » Il désigna la personne sur sa gauche, le Vénérable Blanc en pleine méditation. « C’est mon ami, je lui ai proposé de venir avec moi. La route était longue et ses paupières sont devenues lourdes… C’est quelqu’un du genre à dormir comme un mort. Peu importe comment je remue, il n’y a aucune réaction ! »

– « … » Elle regarda le cultivateur. Dormait-il ? Ou était-il dans le coma ? Ce genre de sommeil était trop profond pour ne pas être inquiétant !

Le Vénérable était alors vautré comme un sac de patates, sur le ventre, en travers de l’épaule de Shuhang. Ses longs cheveux tombaient sur sa tête, ses mains et ses pieds pendaient et se balançaient chaque fois que l’étudiant faisait un pas.

Pour pouvoir dormir dans ces conditions, cette petite doit avoir un sommeil de plomb !

Madame Song soupira. « Très bien, laisse-moi cette fille. Franchement, tu n’as pas honte de porter une demoiselle comme ça ? »

Il fallait avouer que le Vénérable avait de beaux cheveux et une silhouette élancée !

– « Une demoiselle ? Hum… Maman, l’Aî… Song Bai est un homme ! Si c’est à cause de sa coupe, c’est parce qu’il étudie l’art. C’est assez courant chez les artistes d’avoir les cheveux longs. »

Heureusement que Zhao Yaya n’était pas là, sans quoi elle aurait immédiatement remarqué qu’il mentait.

– « Quoi ? C’est un garçon ? » Elle était plutôt déçue. Elle avait cru que son fils chéri avait enfin ouvert les yeux et lui avait amené sa copine à déjeuner ! Dire qu’après un an à l’université, il s’était ramené avec un ami… Ce crétin !

– « Et celui de droite ? » Elle lui jeta enfin un coup d’œil et fut secouée. Cette personne était dans un état épouvantable. Du sang couvrait totalement son visage et son corps semblait avoir été passé au barbecue. Tous ses vêtements étaient brûlés au point d’en être devenus cassants et il dégageait une forte odeur de cramé. Pourtant, étrangement, la peau visible sous ses loques était parfaitement intacte, sans la moindre blessure.

– « C’est un blessé que j’ai ramassé au bord de la route. Je l’ai examiné et j’ai découvert qu’il n’avait que des blessures superficielles et qu’il s’était juste évanoui. Je me suis dit que ce n’était pas une bonne chose de le laisser allongé dehors comme ça, alors je l’ai ramené. »

– « Oh ! Mais quel… » Elle se cacha les yeux derrière une main, impuissante devant une telle bienveillance : « Tu n’aurais pas pû appeler l’hôpital ? Que feras-tu si tu aggraves son état en le déplaçant sans réfléchir ? »

Et il y avait autre chose qu’elle n’avait pas osé dire à haute voix : Que fera-t-on si cette personne le fait chanter ? Il risque d’avoir de gros problèmes !

– « Ne t’inquiète pas. Je le connais de loin. Je vais appeler ses proches et leur demander de venir le chercher. Tout ira bien ! »

– « Vraiment ? Alors c’est bon… Bien, ne reste pas planté dans l’entrée, emmène-les rapidement à l’intérieur. Mets le blessé dans la chambre d’amis. Quant à ton ami, pourquoi ne pas le laisser dans ta chambre pour le moment ? »

– « Bien sûr, pas de problème. » Song Shuhang emporta donc le Vénérable et le Prêtre Daoïste sur ses épaules. En traversant le salon, il n’oublia pas de saluer son père et le Vieux Lu, toujours à côté de la fenêtre.

Même après avoir déposé ces deux personnes sur les deux lits, il n’était ni rouge, ni essoufflé.

❄️❄️❄️

– « Shuhang semble être assez costaud, hein ? » lança le Vieux Lu en s’appuyant contre la fenêtre.

– « Exact, » sourit Monsieur Song. D’ailleurs, il grandit depuis la dernière fois, non ? Il me semble plus grand…

– « Viens ! Descendons essayer son tracteur, » dit le premier en visant la plaie à vif du second. « Cela fait des années que je n’ai pas touché à un engin pareil ! »

Ce n’était qu’une excuse. Son véritable objectif était bien évidemment de le provoquer !

– « Vieux fou, arrête de chercher des histoires. Tu as tellement bu, n’as-tu pas peur d’avoir un accident ? »

– « Peuh ! Tu as peur ? Il y a vingt ans, je tenais une bouteille de la main gauche et je conduisais le tracteur avec la droite. Ai-je déjà eu un accident ? Ma facilité à tenir l’alcool parle pour moi. Et puis, je vais rester sur la rue Baijing, pourquoi s’en faire ? » Puis il fit signe à son fils, assis non loin : « Tianyou, viens ici et aide-moi à faire démarrer le moteur du tracteur ! Nous allons faire un tour ! »

Je dois démarrer le moteur du tracteur ? Lu Tianyou en aurait pleuré.

Leur hôte soupira, acceptant de les accompagner. Il n’avait pas d’autre choix. Son vieil ami était ivre mort, qu’allait-il faire s’il partait Dieu sait où ?

Ils descendirent donc tous les trois. Le Vieux Lu monta avec enthousiasme sur le tracteur et caressa le volant lui procurant une sensation si familière alors qu’il ne l’avait encore jamais tenu.

Le temps était impitoyable ! En un clin d’œil, plus de vingt ans avaient passé et leurs fils étaient maintenant des adultes.

Certes, il voulait principalement monter sur cet engin pour remuer le couteau dans une certaine plaie, mais d’un autre côté, il n’aurait raté cette occasion de remonter dans un tracteur pour rien au monde.

– « Tianyou, arrête de rêvasser ! Va à l’avant et lance le moteur ! »

Celui-ci rit jaune et installa la manivelle, puis poussa. Petit, il avait vu à plusieurs reprises son père faire tourner le moteur, il savait donc comment faire.

Peupeupeupeupeupeupeu…

Le tracteur redémarra.

– « Allez, monte ! C’est l’heure de faire un tour ! » s’enthousiasma le Vieux Lu.

Impuissant, le père de Song Shuhang grimpa dans la remorque.

Quant à Lu Tianyou, il grimaça. « Vous n’avez pas besoin de moi, hein ? »

– « Pfff… Si tu ne viens pas, qui lancera le moteur si le tracteur cale ? »

Souriant amèrement, il s’assit à côté de Monsieur Song. « Au fait, pourquoi Shuhang a-t-il apporté ce gros rocher ? »

Leur hôte secoua la tête. Il n’en savait rien.

❄️❄️❄️

À l’étage, après avoir installé le Prêtre Daoïste Nuage Opaque et le Vénérable sur un lit chacun, Song Shuhang entendit un bruit de moteur.

Il courut à la fenêtre et jeta un coup d’œil vers le bas.

Monsieur Lu était assis sur le siège conducteur, tout excité. À l’arrière, son père et Tianyou étaient assis. Le tracteur commença à accélérer.

Juste ciel ! Il en eut immédiatement des sueurs froides.

Le Vénérable Blanc avait lié plusieurs Formations à ce véhicule, et la seule que Shuhang avait arraché était celle qui accordait l’invisibilité. Il n’avait pas supprimé celles qui diminuaient le poids et la résistance à l’air, ni celle qui augmentait la vitesse de pointe de l’engin. Par conséquent, ce tracteur pouvait facilement atteindre les 100 km/h !

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