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Chapitre 242 – Une célérité imprévue !

– « Qu’est-ce qu’il y a ? » Après avoir vu la tête bizarre que tirait son fils, Madame Song regarda à son tour par la fenêtre. Elle vit le Vieux Lu et son mari sur le tracteur, Lu Tianyou à l’arrière, grimaçant amèrement…

– « Ces deux imbéciles ! Après avoir autant picolé, ils ont décidé de semer la panique dans la rue ?! Ils ont besoin d’une bonne raclée ! » En colère, elle prit le téléphone et appela son époux.

Ils entendirent ensuite une sonnerie. L’appareil était resté sur la table… En répondant à l’appel de Song Shuhang, il l’avait posé bêtement plutôt que de le remettre dans sa poche.

– « … » Sa rage devint de l’hystérie. Elle hurla aux trois personnes en bas : « Vous tous ! Arrêtez immédiatement ce tracteur ! »

Mais l’engin faisait trop de bruit. Aucun d’eux n’entendit son cri furieux.

Le tracteur partit en accélérant lentement.

Peupeupeupeupeupeupeu…

Dans un rugissement tonitruant et une importante masse de fumée noire, il passa la porte de la cour et s’engagea sur la route.

– « … »

– « … »

– « Shuhang, va dans le salon et vois si les clés de Tianyou sont toujours là. Cette BMW en bas est la sienne. S’il les a laissées, prends sa voiture et rattrape-les ! »

– « Impossible. »

– « Hein ? Pourquoi ? »

– « Mon tracteur est… un peu trafiqué. » Il regardait vers le ciel. En accélérant à peine, il pouvait atteindre 100 km/h. En appuyant un peu plus sur la pédale, il pouvait facilement atteindre 150 km/h. Mais l’Aîné n’avait pas évoqué ce qu’il se passerait s’il y allait à fond. Comment aurait-il pu les rattraper ?

❄️❄️❄️

– « Oh ! Ineffable bonheur ! Conduire ce tracteur est génial. » Le vieux Lu éclata de rire, vibrant de tout son être en résonance avec l’engin agricole et visiblement très heureux.

Cela faisait des lustres qu’il n’avait pas conduit pareil véhicule ! Il avait l’impression d’être revenu à sa prime jeunesse.

À l’époque, il avait conduit de la même manière. Pendant l’hiver, il avait pris l’habitude de boire un peu pour se réchauffer et avait dirigé son tracteur bien-aimé, un engin du même genre, filant au milieu des rues de Wenzhou. Peu après son mariage, et bien que gagner sa vie avait été difficile, il avait tout de même eu une vie remplie de bonheur. Et si le Vieux Song n’avait pas été là, à constamment toucher ses points sensibles, elle aurait été encore plus belle.

Il appuya sur l’accélérateur et tira l’embrayage.

Leur vitesse augmentait de plus en plus, la fumée noire devenant d’autant plus épaisse.

– « Vieux Song, où allons-nous ? Si je me souviens bien, il doit y avoir une vieille route de montagne où il n’y a jamais personne, non ? Allons-y pour éviter les flics. »

Les temps avaient bien changé. Pendant leur jeunesse, même s’ils avaient conduit en état d’ébriété, personne n’aurait rien dit.

Mais là, se faire prendre risquait d’être légèrement gênant.

– « Pourquoi pas. Va vers la montagne, mais n’oublie pas de ne pas prendre la grande route, uniquement les petites. En plus, je ne sais pas trop pourquoi, mais j’ai entendu dire que quelqu’un a financé la rénovation de la route sur la grande montagne. Nous pouvons aller y faire un tour si tu veux. » Assis à l’arrière, il sentait que quelque chose ne tournait pas rond.

Ce tracteur allait de plus en plus vite et le paysage changeait à un rythme incroyable.

– « Vieux Lu, à quelle vitesse roule-t-on ? » Le moteur du tracteur était si bruyant que Monsieur Song dû crier pour se faire entendre.

– « Elle doit être encore assez basse, je n’ai toujours pas passé la dernière vitesse. Ne t’inquiète donc pas. Ahaha ! »

Contrairement à son père tout excité, Lu Tianyou conclut que quelque chose n’allait vraiment pas.

Il n’a pas encore passé la dernière vitesse ? C’est impossible !

En comparant avec son expérience avec sa propre voiture, il estimait qu’ils roulaient à 60 km/h. Et ils continuaient d’accélérer !

Quelle était cette blague ? Un tracteur atteignait 60 km/h et n’était pas encore à fond ?

Avait-il été trafiqué ?

❄️❄️❄️

À Wenzhou, non loin de la rue Baijing, sur la Montagne Niuding. Une route en faisait le tour.

En fait, ce nom était un surnom utilisé par la population locale pour désigner plusieurs montagnes adjacentes, et il n’était donc pas inscrit sur les cartes.

De longues années auparavant, une route sinueuse reliait les habitants de la Montagne Niuding au monde extérieur.

Plus tard, beaucoup étaient descendus dans la vallée. Et comme le nombre d’habitants ne cessait de diminuer, la route avait été de moins en moins entretenue.

Toutefois, deux ans plus tôt, un certain individu avait obtenu l’autorisation des autorités pour payer de sa poche sa réparation et son agrandissement, si bien qu’elle était devenue plutôt spacieuse.

❄️❄️❄️

À ce moment-là, trois incroyables voitures de sport s’arrêtèrent au pied de la montagne.

– « Alors ? Sacrée route, n’est-ce pas ? » lança une jeune fille énergique avec une queue de cheval en sortant de la blanche. Elle écarta les bras, visiblement fière d’elle.

Une autre aux jambes fines et longues, aux yeux en amande et aux vêtements blancs descendit de la bleue, regarda la route de montagne et reconnut en souriant : « Cette fois tu as choisi un bon endroit, Maisui ! »

La dernière du trio, avec des lunettes de soleil à la mode sur le nez, resta au volant de la rouge. Elle leva la tête et appuya sur le klaxon : « Assez bavardé ! Ma voiture n’en peut plus d’attendre. Faisons la course ! »

– « Hehehe. Alice, je n’attendais que cela, » rit la petite Maisui. « Cette fois, je vais dépasser les 120 km/h ! Vous ne pourrez que me regarder. Non, 130 km/h ! »

120 km/h ? 130 ?

N’exagérait-elle pas ? Cette vitesse ne pouvait-elle pas être atteinte uniquement sur une autoroute en maintenant le pied au plancher ?

– « Héhé ! Tu n’es pas la seule à t’être entraînée discrètement ! Même sur une route comme celle-là, je peux maintenir ma voiture à 100 km/h ! Je vous le dis tout de suite, vous n’êtes pas à la hauteur ! » lança la fille aux lunettes de soleil pompeusement.

100 km/h ? Et elle en était même contente…

Ces trois filles aimaient faire la course, mais étaient loin d’être douées.

Elles adoraient appuyer sur le champignon, mais lorsqu’elles couraient contre quelqu’un d’autre, elles étaient laissées dans la poussière.

Même si elles appréciaient de faire la course, elles n’aimaient pas être à la traîne et ridiculisées à chaque fois !

Par conséquent, la fille nommée Maisui avait négocié avec les autorités pour se faire sa piste privé dans cette région reculée.

Ainsi, ces trois filles qui aimaient la course, mais n’avaient rien dans le ventre, pouvaient s’y amuser tranquillement, même sans battre des records.

– « Yaya, monte ! C’est l’heure de la course ! » cria la petite en remontant dans sa voiture blanche.

La fille aux longues jambes debout à côté de la voiture bleue n’était autre que la cousine de Song Shuhang du côté de sa mère, Zhao Yaya.

– « Je ne m’attendais pas à ce qu’elle choisisse cet endroit pour nos retrouvailles. La maison de Shuhang n’est pas loin ! Après la course, j’irai y faire pour voir s’il est rentré. »

Oui, elle aimait vraiment faire la course… Mais personne dans sa famille ne le savait, c’était son secret le mieux gardé !

Toutes trois tinrent fermement leur volant.

– « Je compte jusqu’à trois. À trois, nous partons ! » cria Maisui.

Peu leur importaient les règles, ce n’était pas une vraie course automobile. Elles voulaient juste s’amuser !

– « Un ! Deux ! Trois ! » Elle écrasa son klaxon. Les trois voitures de sport se jetèrent en avant en faisant crisser leurs pneus.

Très concentrées, elles allaient à une vitesse folle en ligne droite.

Mais à chaque virage, elles écrasaient immédiatement la pédale de frein…

Après tout, le moniteur leur avait toujours dit de ralentir dans les virages ! La sécurité avant tout !

❄️❄️❄️

– « Eh ! Eh ! Regarde ça ! » Sur le tracteur, le Vieux Lu fredonnait une vieille chanson, clairement heureux en accélérant. Ils n’étaient plus très loin de la route de montagne.

Le Vieux Song fronça les sourcils. « N’allons-nous pas trop vite ? Nous avons dépassé plusieurs voitures… »

– « Mais non, tu te fais du souci pour rien ! Elles roulaient comme des escargots, c’est pour ça que nous les avons dépassées. Et puis, ça fait du bien de les laisser derrière avec mon tracteur. Wahaha ! »

Ce n’est pas le problème, papa. Il y a vraiment quelque chose qui ne va pas avec cet engin ! pensa Lu Tianyou. Il tendit la main et toucha ses cheveux. Il n’y avait pas de vent, et il ne savait pas pourquoi. Le tracteur n’avait pas de pare-brise, et même s’ils n’allaient pas si vite que les sens le lui affirmaient, il aurait tout de même dû sentir quelque chose, non ?

Pourtant, rien.

– « Ahahaha ! Vieux Song, nous sommes arrivés ! C’est vraiment le meilleur endroit où rouler. La route est spacieuse et il n’y a personne. Si nous avions une bonne voiture, ce serait plutôt cool de foncer à toute berzingue. Allez, c’est parti ! Je vais vous montrer le style de conduite qui faisait ma fierté il y a vingt ans ! »

Puis, il changea de vitesse et écrasa la pédale d’accélération !

Peupeupeupeupeupeupeupeupeupeupeupeu… le rugissement du moteur résonna dans toute la montagne.

Leur vitesse augmenta fortement.

Le père de Song Shuhang lança, plutôt inquiet : « Attention, c’est une route de montagne ! Il y a beaucoup de virages ! »

Mais le Vieux Lu se paya sa tête : « Attention, des virages ! Moi, de mon temps, je pilotais mon tracteur à pleine vitesse dans les dix-huit pires virages de cette route ! Maintenant, l’expert que je suis va t’apprendre comment il faut les prendre ! Wahahaha ! »

Il tendit la main et attrapa le levier de vitesse, prêt à passer la suivante…

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