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Chapitre 153 – L’importance d’avoir un bon coéquipier

Bang… Bang…

Un son lourd, assourdissant, semblable à la cloche d’un temple, résonnait dans toute la zone.

Les gens à l’intérieur du luxueux manoir, quelque peu effrayés, envoyèrent une dizaine de gardes se précipiter vers la porte d’entrée pour s’occuper des fauteurs de troubles.

Le vigile en charge de la porte regarda l’écran d’une caméra et ne vit qu’un homme avec un masque d’Ultraman. Avec son déguisement de gamin, il frappait l’entrée… Avait-il un genre de maladie mentale ?

– « Vieux Wang, qui est ce type dehors ? » demanda son supérieur.

– « Juste un taré. Qui s’occupe de le faire partir ? »

– « Je vais y aller. Vous deux, avec moi. Et attention, si c’est vraiment un taré, nous devrons le chasser pour de bon. Il ne faut pas qu’il nous dérange à nouveau. » Accompagné d’une paire de sous-fifres, il prit la tête et se dirigea vers une petite porte sur le côté.

Si le gars à l’extérieur était fou, il valait mieux faire attention. Se prendre un coup de poignard serait idiot. Autant être prudent et sortir accompagné.

Et si ils avaient affaire à quelqu’un venu délibérément faire du grabuge, ils lui donneraient une bonne raclée.

❄️❄️❄️

À ce moment-là, Song Shuhang balança un nouveau coup de poing.

La porte hurlait sa souffrance!

Non. C’était le poing qui criait!

Elle était entièrement en acier, épaisse et dure. Pas comme ces faux portails sécurisés seulement recouverts d’une feuille métallique. Bien sûr, le jeune homme n’avait pas imaginé bêtement pouvoir la démolir.

Après tout, il connaissait ses limites.

Aussi, il frappait la serrure, espérant la casser.

Toutefois, il s’avéra que celle-ci était aussi dure que la porte. Il faisait tourner le pouvoir du Qi Sanguin en plus de son énergie mentale, mais même ainsi cette puissance capable de normalement tordre des barres d’acier ne fit pas bouger le portail d’un pouce.

Il poussa un soupir. Il tourna la tête et regarda le monstre-chien.

– « Hahaha ! » céda le pékinois. Il regarda Song Shuhang et cligna des yeux d’un air mignon.

– « Doudou, nous devons entrer à l’intérieur! »

S’il ne pouvait pas défoncer la porte, il n’avait qu’à sauter par-dessus!

Le pékinois n’avait besoin que d’un léger saut pour franchir cet obstacle haut de 5 ou 6 mètres.

– « Ouaf! Très bien! » Il hocha la tête et décida de coopérer. Son corps se mit à grossir, jusqu’à atteindre les cinq mètres de long.

Il leva une patte et explosa l’entrée.

Clang!

Lorsque la lourde porte en acier termina sa chute, elle souleva une énorme quantité de poussière, formant un écran opaque.

Le jeune homme tourna la tête et regarda Doudou… le faisait-il exprès ?

Celui-ci laissa à nouveau pendre sa langue, zélé dans sa mignonnerie.

Song Shuhang se frotta les tempes. Avait-il vraiment pris la bonne décision en sélectionnant Doudou comme coéquipier ?

❄️❄️❄️

Le chef des gardes venait d’arriver à la petite porte latérale quand il vit l’énorme entrée principale basculer en arrière!

Il faillit avoir une crise cardiaque. Heureusement qu’il s’était dirigé vers la porte sur le côté, sinon il se serait retrouvé écrasé par le portail. Vu son poids, il aurait fini en deux dimensions, mort.

– « La porte principale est vraiment tombée ? Est-ce que ce fou dehors a utilisé une bombe ou un truc du genre ? »

– « Je n’ai pas entendu d’explosion. Peut-être était-ce une de ces bombes modernes pour la démolition, une de petite taille ? Le gros bruit juste avant a dû être causé par la détonation… »

Les vigiles écarquillaient les yeux en fixant la porte principale à l’horizontale.

Debout, un homme, les mains jointes dans le dos. Son masque d’Ultraman irritait particulièrement leurs yeux.

Incapables de voir le monstre-chien, ils pensaient que Song Shuhang était le coupable.

– « Non, ce n’était pas une explosion. » Leur supérieur observait la porte sans pouvoir découvrir la moindre trace de déflagration. Mais alors, comment ?

Bref, il se reprit rapidement. Il leva la main, faisant signe à ses subordonnés d’encercler l’intrus. Ensuite, il dit d’un ton grave : « Qui êtes-vous ?! »

Le jeune homme sourit. Il répondit d’une voix rauque : « Pas d’inquiétude. Je ne veux pas vous faire de mal. »

Le coin de la bouche de son interlocuteur trembla. Il venait de démolir l’entrée principale du manoir, et il lançait un truc de ce genre ? Les prenait-il pour des idiots ?

– « Hehe ! Je suis juste ici pour quelqu’un, » continua Song Shuhang. Il employa ses Écrits d’introspection méditative pour accumuler de l’énergie mentale.

– « Quelqu’un ? Puis-je vous demander de qui il s’agit ? » L’homme était plutôt perplexe.

– « Quelqu’un qui vient d’être emmené à l’intérieur. Je veux juste l’aider à sortir. Par conséquent, si vous pouviez simplement coopérer, tout ira pour le mieux. »

Confus, le chef demanda à voix basse à un subordonné non loin : « Est-ce que le Jeune Maître Yi Gu est tombé si bas qu’il a enlevé la femme de quelqu’un d’autre ? »

– « Non. Aujourd’hui, il est juste allé voler quelque chose, une simple statue dans un temple. Je ne sais pas ce qu’il lui a pris d’ailleurs. Bref, ce n’est qu’une statue. Dans le pire des cas, nous pouvons juste payer pour les dommages. »

À ce moment-là, l’intrus éleva la voix. « Oui. Je parle de cette statue. Par conséquent, dites au Jeune Maître Yi Gu de me la rendre. »

Alors, l’homme en charge de la sécurité le regarda avec une pointe de pitié dans les yeux. Donc ce type était vraiment un idiot après tout!

Doudou leva une patte et frappa Song Shuhang. « Trêve de plaisanterie, tout ce blabla est inutile. Foncez dans le tas. Ils ont mis tant d’énergie dans ce vol, pensez-vous vraiment qu’ils vont obéir juste parce que vous le leur demandez ? »

Encore en train de pratiquer les Écrits d’introspection méditative, il manqua perdre le fil. Il le regarda, irrité. « J’essayais juste de gagner du temps. J’accumulais de l’énergie mentale avant de passer à l’action! »

Comment était-il censé s’épanouir alors que son camarade était un chien ?

Il avait l’intention de faire usage de la pression mentale.

Après avoir ouvert son Acupoint du Cœur et terminé sa Constitution des Fondations des Cent Jours, son énergie mentale augmenta exponentiellement. S’il utilisait toute sa puissance, cela ne finirait pas seulement par une enseignante effrayée!

Toute la puissance qu’il avait accumulée avait presque été dispersée par le coup de Doudou.

– « Alors, vous y allez ou pas ? »

– « Oui! » Song Shuhang prit une profonde inspiration. Son Vrai Soi dans la mer de sa conscience ouvrit les yeux.

Ensuite, l’énergie mentale qu’il avait accumulée avec soin se transforma en pression qu’il tira vers les gardes.

Ceux-ci l’avaient vu parler avec son ami invisible. Comme prévu, il avait de sérieux problèmes mentaux!

De plus, il était le genre de fou capable de détruire une immense porte de fer.

Ces adversaires étaient les pires! Devaient-ils contacter l’hôpital psychiatrique le plus proche ?

Mais à ce moment-là, ils sentirent un énorme poids s’abattre sur eux. Ils en eurent la chair de poule.

Comme si une bête terrifiante s’était jetée sur eux, les clouant au sol. Sa bouche grande ouverte, prête à les déchirer.

Les hommes avec une volonté assez faible sentirent leur conscience griller. Ils se tinrent la tête et s’accroupirent. Les autres, légèrement plus résistants, sentirent leurs jambes devenir molles, leurs tremblements inarrêtables.

– « Personne ne s’est évanoui ? » s’étonna le cultivateur. Il avait cru à tort qu’après avoir ouvert son premier Acupoint, il pourrait envoyer dans les pommes les gens ordinaires avec sa seule pression mentale.

– « Avec cette quantité d’énergie, les mettre à genoux est la limite. Si vous voulez les faire défaillir, commencez par condenser un Noyau d’Or et devenir un Empereur Spirituel du Cinquième Rang, » dit le pékinois.

Mais une fois dans le Domaine du Noyau d’Or, aurait-il encore besoin de ce genre de petits tours ?

Simplement regarder ses adversaires dans les yeux et libérer un peu de son énergie lui permettrait de les faire s’évanouir.

Le vigile en chef fut le premier à se remettre sur pied.

– « Ce type est bizarre. Allons-y tous ensemble! » Son cri dissipa toute peur dans leurs cœurs. Ensuite, ils sautèrent sur Song Shuhang.

Trente secondes plus tard.

Le jeune homme avait lancé quelques coups de poing. Les gardes étaient douloureusement allongés sur le sol, incapables de se relever.

– « Dire que j’ai perdu tellement de temps à préparer la pression mentale… Et le résultat a été inférieur à la force brute… »

– « Si vous m’en aviez parlé plus tôt, vous n’auriez pas gaspillé votre énergie. Ouaf! Ça suffit avec la parlotte. Prenons le Véritable Monarque Blanc et partons, je dois encore accompagner ma femme. Ouaf ouaf! »

❄️❄️❄️

Dans les profondeurs du luxueux manoir, dans une petite cour indépendante d’un petit immeuble de plusieurs étages.

Le Jeune Maître Yi Gu ordonna à vingt de ses hommes de placer délicatement la statue du sage à l’intérieur de la cour. Alors même que le tissu la couvrait toujours, il sentait son rythme cardiaque s’accélérer.

Il n’avait pas eu ce genre de sensation depuis son premier amour!

Il demanda sans réfléchir : « Il s’est passé quelque chose dehors ? »

– « Il semble que quelqu’un cause des problèmes. Le chef Liu est déjà en route pour s’en occuper. Il devrait bientôt avoir terminé, » répondit un homme de main.

– « Bien. Dites-leur de balancer cet individu dans un fossé, je ne veux pas qu’il me dérange à nouveau. » Il agita la main. Tous ses subordonnés se retirèrent.

Puis, il se frotta les mains et attrapa avec excitation un coin du tissu, découvrant lentement la statue.

Sa perfection était à nouveau pleinement exposée devant ses yeux.

– « Magnifique. J’aimerais pouvoir le regarder toute ma vie, » marmonna-t-il. Maintenant qu’il avait cette sculpture, il ne ressentait même plus le besoin d’avoir une femme.

Il ne souhaitait que l’accompagner pour le reste de sa vie. Il était prêt à servir le sage jour et nuit, comme une bonne sœur attachée à un service sacré… Ou plutôt un moine dans son cas.

Une voix retentit soudainement : « Le voilà. »

Il leva la tête et vit un homme portant un masque d’Ultraman accroupi au sommet du mur ceinturant la cour.

– « Bonjour bonjour, » Song Shuhang lui fit un signe de la main. « Cette statue-là est mon ami. Je suis ici pour l’emporter. »

– « Vous voulez… ? Impossible. Arrêtez de rêver, la statue du sage est à moi et rien qu’à moi! »

– « Quel type ennuyant, » soupira-t-il.

Si seulement le Véritable Monarque n’était pas en train de méditer, il aurait pu simplement détruire tout seul sa gangue protectrice et lui épargner tous ces ennuis.

Il sauta au bas du mur. « Malheureusement, cette statue n’appartient à personne. Vous êtes juste charmé par son apparence. Vous devriez dormir un peu. Une fois que vous vous réveillerez, tout reviendra normal. »

Il prévoyait de l’envoyer passer quelques temps chez Morphée.

Mais à ce moment précis, une petite voix douce résonna alentour, celle d’une femme en colère, indignée. « Grand frère, j’ai entendu dire que vous avez volé à la vue de tous une idole dans un temple. Mais qu’est-ce qui vous a pris ? »



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