Red Fox
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Chapitre 2 – Griz Olfrid

— Salut !

Se retrouvant dans une pièce étrange et devant un homme qu’il ne connaissait pas, Alice était complètement déboussolé et nerveux. Il fit alors instinctivement un pas en arrière.

Voyant son étonnement et sa peur, l’homme devant lui décida alors de le mettre en confiance.

—  N’ait crainte, dit-il d’une voie rassurante. Je ne te veux aucun mal.

— Qui… q-qui êtes-vous… et où sommes-nous ?

— Moi !? Et bien actuellement… On peut dire je suis toi, mais pas toi ! Et nous nous trouvons dans une matérialisation magico spirituelle que j’ai créée ou si tu préfères nous sommes dans ta tête.

— Comment ça vous êtes moi ? Même avec des années de plus je ne pense pas vous ressembler.

— Ahahahah, ne le prend pas au sens propre voyons. Je dis ça vu qu’actuellement je loge dans ton corps. Répondit l‘homme joyeusement.

— Mais alors qui êtes-vous réellement ?

Regardant le plafond puis le sol cherchant quoi répondre l’homme étrange finit par dire :

— hum… bon, en bref, je me nomme Griz Olfrid, je suis un mage et le chef d’une Reebell*. Tu peux me tutoyer, ravie de faire ta connaissance !

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Reebell, il qualifie un petit groupe d’aventurier similaire à une guilde.

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Un éclair vif percuta Alice, puis ses yeux s’écarquillèrent et se remplirent d’étoiles car devant lui se trouvaient ce qu’il rêve d’être depuis son bas âge, un aventurier et maitre.

Une chaise apparut derrière Alice et s’avança vers lui, lui forçant ainsi à s’assoir ; Griz quant à lui prit également place sur un siège assez moderne tout en croisant ses jambes et ses bras. Alice regardait Griz d’un air interrogateur et blasé.

—  Quoi ? Ce n’est pas parce qu’on est dans ta tête qu’on n’a pas droits au confort, non ? Questionna Griz amusé. Passant, Je suppose que tu sais comment j’ai atterri dans ton corps.

Ne s’étant pas encore posé la question Alice réfléchie un instant et finit par se remémore les événements survenus après avoir fui les aux voyous.

—  Oui, je crois que c’était dans la rue au moment où je m’enfuyais.

— Exactement ! Je tiens d’ailleurs à préciser que ce n’était pas volontairement choisi, c’est uniquement le fruit du hasard.

— Mais pourquoi n’est-tu pas sortie de mon corps ?

— Tout simplement parce que son réceptacle je ne peux pas ou plutôt « plus ».  Mon essence spirituelle n’aurait pas mis long feu sans corps et je n’avais plus assez de force pour sortir de ton corps. D’ailleurs, si tu n’avais pas été là, je serais sans doute déjà dans l’autre monde.

— Mais comment tu es sortie de ton corps et quand pourras tu sortir du mien ?

— AHAHAH… Tu veux vraiment que je sorte. Parce qu’après tout le bazar que tu as mis là-dehors, sans vouloir t’effrayer, tu peux être sûr de perdre ta vie prématurément et de façon plus que douteuses.

Très clairement agacé la façon de Griz de tout lui mettre sur le dos, Alice bondit de sa chaise et criât :

— LE BAZAR QUE J’AI FOUTU ? C’EST TOI QUI DIRIGEAIS MON CORPS !

— Oui je l’admets, mais c’est juste parce que tu le voulais ! Rappelle-toi Je t’ai demandé si tu voulais que ça change et tu m’as répondu « oui ». Exposa Griz tout en détournant les yeux.

Face à cette réponse Alice grinça légèrement des dents et les deux hommes se fixèrent dans les yeux avec détermination un long moment histoire de savoir à qui la faute. Griz soupira puis se leva à son tour et d’un sérieux exemplaire s’avança vers Alice posa sa main sur son épaule et dit :

— Bon écoute, pendant le peu de temps où je suis resté dans ton corps j’ai eu accès à quasi tout ce qui te concerne et je peux te certifier… que tu as une vie de merde et que tes rêves ne sont pas près de se réaliser ! Mais, si tu veux je peux t’aider. En échange, je ne te demanderai que de m’aider également.

D’abord choqué par la déclaration de Griz, la flamme intérieure d’Alice qui mourait, brilla à nouveau quand on lui dit que son rêve pourrait se réaliser. Lui qui avait une vie misérable et à qui personne n’aurait jamais proposé de l’aide avait une chance de tout changer.

Serrant les points Alice se plongea dans une grande réflexion. Pouvait-il vraiment y arriver même avec l’aide de Griz ? Pouvait-il faire confiance à cet homme ? Son « aide » en retour, pourquoi faire ?

— Tu n’es pas obligé de me donner ta réponse maintenant. Aucun être ne mérite le rang d’esclave et ça quel que soit ses trait racial, ses actes ou sa culture. Ceux qui osent reléguer d’autres êtres au rang d’esclave ne valent pas mieux que la merde qu’il chie.

Ces mots marquèrent la fin et Alice se réveilla en sursaut. Plein de sueur et haletant celui-ci regarda autour de lui. Il était toujours dans le bordel et autour de lui il se trouvait Naëlle, le vieux Tony et d’autres filles.

Tous le regardaient avec admiration ; Naëlle se jeta sur lui les larmes aux yeux et lui dit « merci ». Le vieux Tony se rapprocha et dit :

— Ton acte était complètement fou, mais je te garantis que la raclée que tu as mis à cet homme à réchauffer le cœur de nombreux d’entre nous.

Séchant ses larmes et se détachant d’Alice, Naëlle lui posèrent la question :

— Depuis quand est tu devenu si fort ? Je pensais que tu n’avais aucune maitrisais de la magie et que tu n’avais que ta compétence « archive » ?

Lui-même confus Alice ne put que dire :

— Moi-même je ne connaissais pas cette force jusqu’à il y’a peu.

— Quoi qu’il en soit mon petit je peux te dire que la magie que tu as utilisée n’est pas à la portée de n’importe qui. Lança le vieux Tony. Sa relève au moins d’un chevalier d’élite niveau 3.

Dans ce petit instant de bonheur, une des filles du bordel déclara soudainement d’une voix remplie d’anxiété :

— Tout ça s’est bien beau mais que va-il advenir par la suite, n’oublions pas que Vondredimilus est un noble, il n’aura qu’à trouver un effaceur de sort pour annuler le contrat qu’il a signé et dès lors plus rien ne l’empêchera de …

— Ne t’inquiète pas ! Coupa Alice. J’ai le pressentiment qu’aucun mage de ce royaume ne pourra le faire. Je vous demande donc de ne pas sortir avant 2 ou 3 heures.

Sur ces mots Alice se leva du fauteuil sur lequel il était puis demanda au vieux Tony si celui-ci pouvait aller récupérer ses affaires rester dans les vestiaires.

Ses affaires en main Alice prit la direction de la porte de secours (porte que les nobles utilisaient pour prendre la fuite quand leurs femmes ou des officiers royaux les cherchaient) et se mit à marcher en direction de chez lui.

Nord de Chromecasteul (royaume de Gralge)

Le portail d’un domaine s’ouvre laissant entrer deux carrosses empruntant un chemin pavé traversant d’immenses et au bout du quelle se dresse un grand manoir. Arrivé devant le manoir les carrosses s’arrêtent, un homme accompagné de deux gardes descend de l’un d’eux, c’est vondredimilus. À peine arrivé fit appeler urgemment son pe-mage**.

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Pe-mage (mage personnel) est un mage du royaume chargé de la protection d’un noble.

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Dans le grand salon du manoir, Vondredimilius se tenait debout un verre d’alcool à la main celui-ci avait retiré sa veste et retroussé les maches de sa chemise. Des bruits de pas pressé resonnaient se rapprochant petit à petit il se puis la porte s’ouvrit laissant entrer 3 soldats et un homme d’une vingtaine d’années aux cheveux d’orée, il était vêtu d’une longue robe noire avec plusieurs bandes d’orée, violette et rouge, il tenait dans sa main droite un bâton magique. Celui-ci fut surpris de voir le visage de son maitre ainsi déformé et lança instantanément un sort de guérison sans même qu’on lui demande. Le visage de Vondredimilius retrouva son état d’origine.

— Mon maitre, que vous est-il arrivé ?

Vondredimilus se tourna vers son pe-mage et lui montra le sceau magique du contrat qu’Alice lui avait imposé puis il fit apparaitre le contrat.

—EFFACE CE CONTRAT ! CE SALE ENDETTE IL VA LE REGRETTER. Cria Vondredimilus cette fois-ci le visage déformé par la colère.

Aussitôt les ordres de son maitre entendus le pe-mage qui se tenait devant pris le contrat, le déposa au sol et prononça la formule classique d’effacement :

—Magie d’effacement : brise sort.

Le contrat se souleva alors du sol et fut enfermé dans une sphère magique qui éclata par la suite.

— Alors ? c’est bon ? Demanda Vondredimilus déjà avec les pensées des supplices qu’il ferait subir à Alice.

— N-non. Répondit le pe-mage lui-même étonné.

— comment ça « non » !? S’énerva Vondredimilus.

— Calmez-vous monsieur, j’ai juste sous-estimé la magie qui le constitue.

Sentant qu’il lui fallait utiliser un sort plus élaboré, le pe-mage se saisit du contrat invitant tout le monde à sortir pour ne pas endommager le manoir. Ils sortirent du manoir et prirent la direction des jardins arrière. Une fois dans le jardin, le pe-mage déclara :

— Je m’excuse d’avance pour les fleurs de mademoiselle votre fille, monsieur.

— A mort ces stupides fleurs ! je lui en achèterais d’autre. Proclama Vondredimilus.

—Très bien monsieur.

Le pe-mage déposa à nouveau le contrat au sol et tous prirent quelques mètres de distance puis le pe-mage se mit à réciter une formule :

« Que cette magie soit réduite à néant et consumé par le feu, TORNADE D’EFFACEMENT ».

Tout autour du contrat des flammes se mit à tourner et grandit à vue d’œil, jusqu’à ce qu’enfin une puissante tornade de feu avec le contrat en son centre apparaisse. Cette tornade était immense et dégageait une grande chaleur telle que les végétaux environ commencèrent à bruler. Le pe-mage visiblement très fier de lui ne put s’empêché de sourire. Six seconds après, la tornade cessa Vondredimilus et son pe-mage avait tous deux le sourire aux lèvres jusqu’à ce qu’ils virent le contrat retomber tout doucement vers le sol telle une plume.

— Non, c’est impossible quand il atteindra le sol il se désintégrera c’est sûr ! Pensèrent à voix haute les deux hommes.

Alors ils suivirent le contrat des yeux effectuant ainsi avec leur tête tous les zigzags de celui-ci. Le contrat arrivé au sol rien ne se passa. Cela était tellement choquant que les deux hommes furent pris tous deux du même tic nerveux. Leur œil tremblait activement.

—JE VAIS TE TUEÉÉEEE ESPÈCE DE GROS CON ! ET ÇA SE DIT MAJOR A L’EXAMEN DE PE-MAGE. Cria Vondredimilus littéralement entrain de sauter la gorge de son pe-mage.

Privé d’oxygène le pe-mage se décolorait à vue d’œil ; dans un dernier souffle celui-ci dit à son maitre :

— beuh…du…du calme…monsieur…debain…on…iras…drouver…zelui…gui…bous a bait zigné ze gontrat et ze lui reglrai zon compte (Du calme mon seigneur demain on ira trouver celui qui vous a fait signer ce contrat et on lui réglera son compte).

— Demain il sera trop tard d’ici quelques heures je devrais dépenser une partie de mon précieux argent pour racheter un putain de bordel et en plus ça ce contrat m’oblige à ne pas me venger d’eux.

Pour empêcher leur maitre de tuer le pe-mage les gardes se saisir de lui et l’éloignèrent.

— Lâchez-moi, bande d’idiot, lâchez-moi !!!

Les gardes ne pouvaient évidemment pas lui laisser tuer un pe-mage. Quelques instants après les gardes finirent par le lâcher leur m’être lorsqu’il reprit son calme. Voyons que son maitre était de nouveau calme le pe-mage s’avança vers lui, mais à distance suffisante juste au cas où, afin d’expliquer plus clairement ce qu’il avait en tête.

— Si, je puis me permettre, mon seigneur, ce n’est pas vous qui vous vengerez, c’est plutôt moi qui irais écraser un insecte par pur plaisir. De plus, si on y réfléchit en rachetant l’endroit vous pourrez rapidement retrouver l’argent que vous aurez perdu, si vous voyez ce que je veux dire.

Ne comprenons pas immédiatement où son pe-mage voulait en vernir Vondredimilus réfléchis un instant, bingo, un bruit de tiroir-caisse resonna dans sa tête et un sourire vil se dessina sur son visage ; c’était l’évidence même beaucoup de noble allaient et dépensaient beaucoup dans ce bordel.Vondredimilus mit son point devant sa Boche puis il toussota quelque peu et Répondit :

— Bon, très bien, demain, tu t’occuperas de cette affaire.

Sud-est de chromecasteul

Au Sud -est de Chromecasteul se trouvait les quartiers malfamés qui servaient de résidence aux endettés et à toute la racaille de la ville. Un endroit sans foi ni loi où se passait des choses comme nulle part ailleurs. Ici et là on pouvait voir des gens se battre pour un rien, des viols en plein air, des enfants de six ans plus grands qu’eux de plusieurs années, des gens tellement bourrés que leur simple vue pouvait augmenter le taux d’alcoolémie, ….

Aux environ vingt-heures Alice arriva devant chez lui. Une petite maison de trois pièces dans laquelle lui et son père vivaient avec seulement le minimum requis : de l’eau, de la viande, des provisions, des médicaments, une armoire de taille moyenne, …. Son père était à la maison un jour sur 3 en raison de son travaille dans les mines dans les montagnes à l’extrême Est de la ville, un travail dangereux mais assez bien payer.

Fatiguer par les événements du jour Alice se jeta sur le lit afin de récupérer. Allongé, il regardait le toit et réfléchissait aux avantages qu’il pourrait avoir en acceptons l’offre de Griz et aussi aux conséquences que cela pourrait entrainer. Commençant à sombrer dans le sommeil, Alice repensa aux élevés qui venaient d’arriver dans sa classe, puis ferma les yeux et s’endormie.

Au petit matin, le soleil même pas encore levé des cris retentit.

— ENFOIRE ! Ramasse-toi çà *coup de poing* ; ET QUE JE NE VOUS REVOIS PLUS TRAINER PRÈS DE CHEZ MOI *crache*.

Alice fut réveillée par ces cris et immédiatement il pensa à leur voisin, Mr Ticole, un gentil homme mais parfois casse bonbon. Celui-ci devait encore avoir surpris des gens dans sa maison.

Déjà réveillé Alice décida de s’apprêter pour l’école, ainsi il prit la direction de la pièce qui leur servait de douche et fit sa toilette. Toilette faite, Il enfila son uniforme, fit son sac, mangea un bout de pain et enfin se décida à partir. Contrairement à d’autres matins Alice se sentait super-léger et plein d’énergie, il ne pouvait s’empêcher d’afficher un sourire. A peine le pied mis hors de la maison une voix virile et grave s’adressa à Alice :

— Hey, toi le petit con d’à côté !

C’était le voisin bruyant du matin, Ticole Makosso.

— Ton père est rentré hier ?

— Non, il n’est pas rentré !

— Très bien, alors quand il rentrera préviens lui que j’ai trouvé un travail moins dur et mieux payé que celui de la mine.

— OK !! Je vous remercie pour votre aide ! Dit Alice d’un air réjoui.

— Ce n’est rien il faut se serrer les coudes entre miséreux ; aller file petit, j’voudrais pas te mettre en retard.

Ainsi, Alice reprit tranquillement son chemin réjoui par la nouvelle que son voisin venait de lui annoncer. Son père pourrait avoir un travail moins pénible et dangereux. Cette pensé lui faisait un bien fou jusqu’à en presque oublier les évènements qu’il avait à gérer.

En cours de route, quasiment arrivé à l’académie Alice vue passer devant lui un convoi de calèche de luxe, il y en avait environ 8 et sur ces calèches figurait l’armoiries d’une famille noble avec les initiales V.V.LUS ce qui rappela à Alice un nom qu’il ne pourra pas oublier de sitôt.

— V.V.LUS ?! Maintenant que j’y pense-t-il y a une fille qui porte les mêmes initiales dans notre classe se pourrait-il qu’elle soit parenté à cette enflure.

— Hey Axe. S’écriâmes des voix à l’arrière.

Alice se retourna sachant déjà à qui était ces voix. « Axe » excepté son père les seuls à lui appeler comme ça étaient ses meilleurs potes Takasa, Rud, Ui et Valch. Comme attendu, il les aperçut à quelques mètres de lui. Et là, Takasa plein de fouge traversa rapidement la distance entre eux et dit les étoiles plein les yeux :

— hey, hey, hey mon pote t’es au courant de la nouvelle ?

Enthousiasmé par l’ardeur de son ami, Alice répondit joyeusement :

— Laquelle ?

— Il parait que le noble de haut rang Van Vondredimilus et ses gardes se sont fait botter le cul par accroche toi bien… “un en-det-té” !

L’excitation dont Alice faisait preuve s’évapora instantanément. Ses yeux écarquillés s’entrefermèrent et son sourire se crispa légèrement.

— D’où ce convoi extraordinaire ! En plus, il parait que ce noble trompe dans des affaires louches en rapport avec la pègre et aussi qu’il aurait été pris en otage par un élevé de l’académie. Ajouta Ui avalant le poivron dans sa main.

La bouche d’Alice s’ouvrit légèrement et dans ses yeux on pouvait apercevoir un comme la mort. Alice se disait qu’il était dans la merde car si ce qu’il a fait venait à trop s’ébruiter celui-ci pourrait se faire exécuter et la communauté des endettés subirait également des répercussions.

— Heu… les gars dites-moi… qui, non, comment vous avez appris ça ? Interrogea Alice.

— Moi je l’ai appris de ma grand-mère qui elle-même l’a appris d’une amie qui l’a appris d’une connaissance et qui l’aurait appris d’une certaine personne. Dit Takasa.

— Moi d’un de mes collègues de travail. Poursuivi Ui.

— Moi également. Dit Rud.

— Moi je l’ai appris d’un garde du manoir des Pinjons, qui lui l’a appris d’une prostituée de luxe. Dit Valch.

— Et toi, t’étais pas au courant ? Demanda Ui à Alice. Parce qu’apparemment ça s’est passé près de l’endroit où tu travailles !

Connaissant bien ses amis Alice jugea bon de ne rien leur dire pour le moment. Vue comment ils sont, ils seraient capables de s’en vanter aux quatre coins de la communauté endetté. Alors il se contenta de dire anxieusement :

— Si, j’ai bien entendu des trucs du genre hier, mais bon.

— Dites les gars la fille de ce noble est bien dans notre classe, non ? Interrogea Rud avec un sourire assez sinistre.

— Oui, c’est la fille qui nous a ridiculiser il y’a trois jours, Van Erika. Répondit Takasa. A quoi tu penses ?

— Et bien… et si on essayait de la kidnappé.

— HEIN !!! S’étonnèrent les autres.

— T’ES MALADE TOI !!! s’écria Alice.

— Non, les mecs réfléchissez un peu si nous kidnappons cette fille et arrivons à coopérer avec ce fameux endetté, on pourrait très bien tirer une très grosse somme d’argent sans craindre la mort. S’exclama Rud.

Les mots de Rud firent peser une atmosphère sinistre dans le groupe mais celui-ci faisait preuve d’un sérieux à couper le souffle.

— Et qu’est qui te fait croire qu’on pourra coopérer avec cette endetté et qu’on pourra s’en sortir vivant !? rétorqua aussitôt Ui paniqué.

— Si réellement il existe un endetté capable d’attaquer un noble de haut rang, ça veut dire qu’il doit être balèze. Et si c’est un endetté, il doit forcément en avoir marre de la situation dans laquelle nous vivons et veut y remédier et pour cela il ne lui faudra pas que des muscles, il lui faudra aussi de l’argent. Qui plus est, il faut aussi envisager l’option que ce mec ait des compagnons ! Alors qu’est-ce que vous en dites ? ça peut le faire ! Répondit Rud.

— Arrête de déconner, tu penses vraiment que se sera possible ? D’abord comment compte tu faire pour la kidnappé, vue le cortège d’aujourd’hui, il faut s’attendre à ce qu’elle soit entourée de chevalier ! S’exclama Takasa.

— T’inquiète, j’ai ma petite idée mais ça me prendra un peu de temps. Alors vous me suivez ou pas !? Dit Rud.

Alice donna raison à Rud sur deux points le fait que les choses doivent changer et qu’il faudra plus que des muscles pour les faire changer. Mais même s’il est vrai que dans leur vie, ils ont étés amenés à commettre des délits pour survivre, mais de là à penser à un kidnapping il ne pouvait pas s’y résoudre.

— Pour ma part c non et je suis sûr que ce mystérieux justicier dirait la même chose. Je ne veux pas perdre ma vie sur de simples hypothèses. Répondit Alice.

— Il a raison Rud, c’est de la folie de faire ça ! Dit Uî hochant sa tête de gauche à droite.

Takasa et Valch eux restèrent silencieux ne sachant quoi répondre tant un kidnapping étais au-dessus des délits qu’ils avaient commis

— hm…. Fit Rud.

Et cela marqua la fin de la discussion et les amis reprirent leur route vers l’académie dans un silence mortuaire.

Arriver à l’académie et entré en classe Alice et ses amis s’installèrent. Les cours n’ayant pas encore commencé deux chevaliers en armure légère était debout au près d’Erika ; observant cela Alice se fit remarquer que les gardes iraient surement ce poster devant la porte pendant le cours. La porte de la salle de classe s’ouvrit et laissa entrer deux personnes, telles les stars qu’ils semblaient être tout le monde les regardas, c’était Yuri et Angel.

A leurs vue Alice sentit son corps bouillir comme si en y avait allumé un feu puis il vit Griz apparaitre à ses côtés.

**la suite au prochain chapitre**



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