Red Fox
A+ a-
Chapitre 3 – Proche de la mort

Sortie de nulle part Griz se tenait aux côtés d’Alice lui tenant l’épaule ce qui ne manqua pas de lui surprendre.

—  Calme-toi. Dis Griz d’un air énervé. Et si tu veux communiquer avec moi pas besoin d’ouvrir ta bouche, il te suffit de penser et j’entendrai.

—  OK. Pensa Alice. Mais pourquoi tu t’es énervé tout d’un coup.

—  Ce garçon aux cheveux bleus et au bandana noir, il fait partie de ceux qui ont œuvré à la séparation de mon âme et de mon corps. Répondit Griz fixant ardemment Yuri.

—  Hein, comment ça ?! S’exclama Alice. Ce type tu ne vas pas me dire que c’est un mage puissant lui aussi ?!

—  Si, et pas n’importe lequel, il fut mon disciple.

—  En d’autres mots il est assez balèze. Et maintenant ? Je suppose que tu ne comptes pas le laisser s’en tirer ?!

— Bien sûr que non ! Mais pour l’instant je suis plutôt curieux de savoir ce qu’il fout ici.

— Tu… tu penses qu’il est là pour toi ?

— Non je ne crois pas, sinon il t’aurait déjà sauté dessus, il doit avoir un autre but. Dit Griz confiant.

— Qu’importe son but, si jamais il s’en prend à moi je compte sur toi pour me défendre comme tu la fais hier. Après tout, cette situation est due à toi que ce soit directement ou indirectement ! Dis-Alice en repensant au moment où Griz dirigeait son corps dans le bordel.

— Ce n’est p….

DING DONG la cloche retentie et coupa Griz.

Un instant après le prof entra en classe, salua et commença le cours.

— …, nous reprendrons cette conversation plus tard pour le moment tu ferais mieux de suivre ton cours.

Après ces mots le spectre de Griz prit la direction de Yuri et le regarda longuement. Après avoir fait ce qui paraissait comme une analyse de Yuri, le spectre Griz fit également la même chose sur les autres élèves ainsi que le prof et les gardes postés devant la porte.

Les heures passèrent puis vint la pause. Des groupes se formèrent rapidement et la salle ne mit pas longtemps à se remplirent de voix de bruyante. Mais parmi les groupes habituellement formés, il manquait celui des endettés. En effet dans la salle il manquait Valch, Rud, Takasa et Ui, le seul de la bande en classe était Alice qui lui-même se demandait où était les autres, où avaient-ils bien pu passer ?

—Hé ! Griz, toi qui observais tout le monde tu ne le serais pas où sont passés mes potes ? Demanda Alice à Griz.

— hum…, ils sont sortis par la porte du fond. Et devine quoi ? Je sais maintenant ce que mon ingrat d’ex-disciple est venue chercher dans ce royaume et bonne nouvelle ça n’a aucun rapport avec moi, ou toi.

— Donc qu’est-ce qu’il cherche ?

Griz fit une grimace montrons son hésitation répondre à Alice. Puis finalement il décida de répondre :

— Il est venu chercher un artefact magique appelé “l’ombre” et j’aimerais qu’on le récupère avant l….

— C’est mort ! ça m’a l’air complètement dangereux cette histoire ce sera sans moi. Rétorque Alice désintéressé.

— Hannn ? C’n’est pas toi qui veux créer une guilde ? Si nous arrivons à récupérer “l’ombre” ce sera déjà un gros pat. Mais bon, tant pis. Dit Griz faisant mine d’abandonner.

L’air alléché mais réticent, le visage d’Alice lui trahissait clairement quand brusquement il tourna son visage dans la direction opposée à Griz et répondit :

— Si tu penses m’avoir comme ça c’est que tu te mets le doigt dans l’œil !

— Très bien, j’ai compris je me débrouillerais sans toi. Mais avant rend-moi juste un petit service. Dit Griz dépité.

— Lequel ?

— Je veux que tu entames une discussion avec à cette fille elfe assise à ta droite…

— Heinnnnn !!!!???? Fit Alice paniquer.

Du coin de l’œil Alice porta un regard discret vers Angel.

— Qu’est-ce que tu veux que je lui dise ?? Et puis à quoi ça va te servir ?

— Fais-le et c’est tout ; sinon je ne lèverai plus le p’tit doigt pour toi. Répondit Griz limite Agacé.

Étant clairement dans la merde suite aux événements survenus dans le bordel et aux rumeurs circulant Alice savait qu’il ne risquait pas d’aller loin si Griz ne l’aidait pas ; alors celui-ci rumina :

— D’accord. Mais je ne sais pas parler à quelqu’un de sa classe sociale.

Griz frappa sa main sur son visage puis fit un léger grognement et dit :

— Idiot, il n’y a pas grande différence entre toi, ses riches et ses nobles. Oui, certaines choses diffèrent mais toi comme eux êtes des hommes ! Ils chient, tu chies ! Alors tu vas prendre tes bijoux de famille et déjà commencer par lui dire “bonjour” !

Motivée par les paroles un peu grossières de Griz, Alice avala bruyamment, inspira un bon coup et d’un air résolu se tourna vers Angel mais pas un mot ne put sortir ; il restait là à lui regarder hésitant.

— Bah vas-y, dit lui bonjour ! L’interpela Griz.

— Bonjour. Dit-Alice timidement à Angel.

Bien que n’ayant pas parlé à haute voix Angel remarqua Alice et lui répondit joyeusement :

— Bonjour.

— Bah voilà, c’n’était pas si compliqué. Maintenant à partir de là, répète après moi ! Déclara Griz Joyeusement. “Excuse-moi mais toi et Onôre vous vous connaissez depuis longtemps, pas vrai ?”

— Hein ? Quoi ? Pourquoi je lui demanderai ça !?

— Pose pas de question fait le !

Ayant déjà mis les pieds dans le plat et ne sachant pas comment continuer la discussion entamée, Alice n’eut d’autres choix que de répéter les mots de Griz un peu nerveux.

— « Excuse-moi… mais … euh… Onôre et toi vous connaissez depuis assez longtemps, pas vrai ».

— Oui. Répondit Angel surprise. Mais comment l’a tu su ?

— « J’ai remarqué que vous échangiez très brièvement des regards complices depuis votre arrivée ».

— Je suis impressionné que tu l’aies remarqué. Déclara Angel, essayant de cacher son anxiété.

— « Ce n’est rien suffit d’avoir l’œil… ah ». — « Et qui est Onôre pour toi ? … si ce n’est pas trop indiscret ».

— Non, ça va ! Yuri est un ami que j’ai rencontré lors d’un voyage d’affaires de mes tuteurs il y a près d’un an. Et par un heureux hasard nous nous sommes retrouvés dans cette ville.

Griz fit un petit ricanement silencieux, se redressa et dit :

— C’est tout pour moi.

— Mais attend tu ne vas pas me laisser comme ça !? Qu’est-ce que je suis censé lui dire maintenant ? Rétorqua vivement Alice.

— Vole de tes propres ailes ô belle Alice, AH AH AH. Blague mise à part si tu veux devenir maitre de guilde un jour le moins que tu puisses faire c’est de pouvoir parlé à une fille ; aller Lance toi !

Sur ces mots le spectre de Griz disparu et Alice entra dans un état de stress intense. Griz avait eu beau dire toutes celles belles choses sur le fait qu’ils soient tous égaux, aux yeux d’Alice cela restait toujours une épreuve de discuter avec une personne comme Angel mais étant déjà dans le bain Alice ne pouvait plus reculer. Après un blanc pour le moins gênant, Alice décida d’aborder un sujet qui avait attiré son attention tout en essayant de masquer son stress :

— Q–quand tu dis tes tuteurs tu veux dire tes parents ?

Le visage d’Angel jusque-là illuminé s’assombrit. Alice se dit alors qu’il n’aurait peut-être pas dû poser la question, une goutte de sueur coula le long de sa joue et paniqué il cherchait comment rectifier son erreur quand Angel répondu :

— Non… Mes parents ont été assassiné quand j’étais plus petite et j’ai été recueilli par un couple de marchands.

—  Je suis vraiment désolé. S’excusa Alice dans tous ces états.

— Ce n’est rien, tu ne pouvais pas savoir.

Par la porte du fond quatre personnes venaient d’entrer dans salle c’était la bande d’Alice. Alice vu cela comme un moyen de s’échapper alors il s’excusa auprès d’Angel et s’empressa de rejoindre ses amis.

— Hey, les gars où étiez-vous ? Demanda Alice.

— On discutait d’un truc ! S’exclama Rud distancé.

— Axe, tu connais la règle lorsque l’un de nous n’est pas capable pour lui éviter des problèmes il vaut mieux ne pas l’impliquer. Dit Takasa redressant ses lunettes.

Entendant cela Alice sentit un frisson traverser son corps et instinctivement il se retourna cherchant des yeux Van Erika (fille de Vondredimilius) et la retrouva à sa place habituelle discutant sous le regard attentif de ses gardes. Il fut apaisé à sa vue mais cela lui rappela également son ordure de père ainsi que les humiliations qu’elle leur faisait subir.

Alice se retourna vers ses amis et une ambiance peu joyeuse régnait entre lui et eux. Sans pour autant réapparaitre devant lui Alice entendit la voix de Griz.

— Tu ferais mieux de repartir t’assoir. Prépare-toi as être mis à l’écart pour un moment.

Trainant ses pieds Alice rejoignait sa place sans poser de questions car il savait pertinemment que ce que venait de dire Griz était vrai. Ses amis ont décidé de faire quelque chose de mal et qu’Alice ne pourrait pas faire. L’une des règles entre eux de ne pas impliquer celui ou ceux incapable d’aller au bout. La sonnerie retentit et ce fut le signal pour tous de reprendre sa place.

Quelques heures après, au cours de sport où toutes les classes de première sont réunies, des chevaliers en tenue d’officier sont présents. Tout le monde savait ce que leur présence signifiait, le “recrutement”. Il s’agissait d’un examen visant à déceler de future cadre de la chevalerie parmi les enfants nobles et de bonne naissance et des écuyers potentiel parmi le reste. Cet évènement était très attendu des enfants nobles et de bonne naissance car cela pouvait leur permettre de devenir noble de haut rang ou chevalier royal. Pour les endettés bien qu’incertain, c’était l’occasion de prétendre à une vie moins misérable et pour cela il devait faire face aux nobles qui se déchainaient sur eux. En effet pour augmenter leurs chances d’être repéré les nobles n’hésitaient pas à montrer leur force en martyrisant les endettés.

Tous assis sur l’herbe entourant le terrain d’exercice les élèves attendaient le début des épreuves. Alice était toujours isolée de son groupe ; regardant dans leur direction il se posa la question :

— J’me demande vraiment ce qu’ils ont pu se dire ? J’espère juste qu’ils ne vont pas tenter ça !

— Ne réfléchis pas trop dessus. Le manque de connaissances tues mais trop en savoir également. Répondu Griz qui venait de refaire son apparition spectrale.

— Tiens, te revoila toi !? Tu sais ce qu’ils se sont dit, n’est-ce pas.

— Oui.

— Et tu n’comptes pas me le dire !?

Face à cela Griz se contenta de rester silencieux.

— Pfff. Fit Alice.

Marchant fièrement, bras croisé derrière son dos, un homme en uniforme se dressa devant les élèves puis s’écriât :

— BONJOUR A TOUS !

Par cet appel les élèves bruyants et dispersés se tournèrent tous vers l’homme. Voyant l’attention mobilisée sur lui l’homme poursuivit :

— Je me nomme Keme Ritch.

Un grand bruit de stupeur resonna dans l’assistance et des chuchotements s’élevèrent.

— Keme Ritch, le chevalier royal de niveau 3, le héros des plaines d’Acrus !? Lança un élevé.

— On dit qu’il aurait affronté seul 500 monstres et 3 dragons anciens pour assurer le repli de ses soldats blesser ! Lança un autre admiratif.

— Hum…intéressant. Dit Griz sourire aux lèvres.

— Qu’est-ce que t’as dit ? Lui demanda Alice.

— Non, non, ce n’est rien.

— Mes hommes et moi avant étés envoyés ici comme examinateur afin, comme vous devez vous en doutez, de recruter de future cadre de notre armée et sans plus attendre nous allons commencer le test. Expliqua Keme. Le reste des explications vous seras fournis par mon subordonné.

Aussitôt dit aussitôt fait, Ritch s’écarta et un notre officier prit la parole.

— Bonjour à tous je me nomme Charle. Bon alors voyant, voyant. Dit-il d’une voix douce tout en feuilletant son bloc-notes.

L’homme devant eux était un beau gosse aux cheveux d’orée et se présentait comme un gars frêle, gentil et attentionné. À première vue ces yeux semblaient être fermés et dans son uniforme il paressait moins bâti que les autres officiers.

— Alors… Tout d’abord je tiens à préciser que nos critères de sélection ne sont pas seulement basés sur vos aptitudes physiques et magiques mais aussi sur vos capacités intellectuelles. Le test consistera … en une course d’obstacles à la Battle royal entre 8 individus. Pour gagner il suffira d’arriver au centre du parcours pour y arriver vous aurez la possibilité d’opter pour différentes voies dans le cas contraire il vous suffira de mettre K. Ô tous vos concurrents. Vous n’aurez bien évidemment pas le droit de blesser mortellement vos camarades. Voilà c’est tout. Expliqua Charle.

Le terrain habituel n’étant évidemment pas assez grand et équiper pour l’épreuve, deux autres des officiers utilisèrent leur magie pour créer un terrain adéquat, après modification celui-ci était devenue un terrain d’entrainement militaire avec plusieurs obstacles très impressionnants.

— Ah oui, il y a des pièges disséminés un peu partout sur le terrain, certain sans danger servant juste à dissuader et d’autres très dangereux comme les pièges faisant apparaitre les monstres servant à tuer. Noté bien que si l’un d’entre vous vient à mourir cela ne relevait ni de la responsabilité du gouvernement, ni de l’académie, alors à ceux qui n’ont pas envie de mourir ou ceux qui ne veulent pas passer le test veuillez-vous mettre de côté, merci. Dit Charle d’un ton décourageons.

Aussitôt une grande partie des élèves se leva et s’écarta. Voyant la plupart des élèves et ses amis s’écarter Alice entreprit lui aussi de se mettre de côté.

— Non, reste ici ! L’arrêta Griz.

— Mais pourquoi ? Je n’ai aucune chance de gagner ! Et de toute façon je n’ai pas envie de devenir écuyer. Rétorque Alice.

— Fais ce que je te dis ! Regarde dans les participants il y’a TaÏzon Nilnon et son pote, c’est l’occase de se faire respecter. Fais-moi confiance ! Dit Griz sournoisement en posant sa main sur l’épaule d’Alice.

Alice regarda un instant TaÏzon et Priffe puis le parcours et enfin avala bruyamment avant de dire avec détermination :

— Très bien !

Le groupe était visiblement former mais pour s’en assurer l’officier Charle posa la question :

— Personne d’autre ne veut abandonner ?

Il attendit un moment les potentiels hésitants. Ne voyons personne d’autre abandonner, il poursuivit :

— Bon bah, comme personne d’autre ne veut abandonner, ça nous fait donc un total de 40 participants sur 150 élèves ce qui nous fais 5 manches ; l’ordre de passage sera déterminé au plouf.

Ainsi l’officier Charle fit se rapprocher les élever qu’il disposa en ligne puis récita « plouf ce sera toi qui passeras » pointant du doigt un candidat à chaque syllabe. Le dernier à être pointé du doigt était celui qui passerait et le plouf recommençait à partir de ce dernier. Ainsi Charle Plouffa 5 fois pour déterminer les 5 premiers à passer.

Parmi les participants de la première manche figurait Alice et qu’Angel, ce qui n’était pas pour déplaire à Alice. Les participants se placèrent sur la ligne de départ et le signal de départ fit donner par un sort et là à toute allure les participants se lancèrent à l’assaut du parcours.

— Je ferais mieux de tracer droits, après tout on dit que la ligne droite est toujours la meilleure. Se dis-Alice, pendant que les autres prenaient des directions différentes.

— Eh regarde un peu devant, je crois que tu n’es pas le seul à avoir eu cette idée ! l’informa Griz.

— Angel !? S’étonna Alice.

Une lumière se mise à briller sous les pieds d’Angel Courant à toute allure. Cela devait être l’un des pièges évoqués par Charle. Voyant cela Alice pris d’un élan chevaleresque, d’invincibilité et d’adrénaline dit :

— Griz prête-moi ta force.

Alice fit un grand saut et la poussa Angel hors de la zone illuminée.  Fière de lui Alice tomba au sol et à son contact il fut emporté par une explosion qui lui propulsa en l’air lui faisant exécuter plusieurs pirouettes avant retomber au sol les fesser en l’air couvert de suie et les cheveux ébouriffés.

— M-mais…k’est ki est passé, pourq… j’suis pas invincible. Dit Alice avant de tomber dans les pommes.

Ouvrant doucement ses yeux éblouis par le soleil couchant. Alice aperçoit un plafond blanc et se demanda où il était ; en la tournant la tête, celui-ci se rend compte qu’il se trouve à l’infirmerie de l’académie. En regardant plus attentivement, il vit Angel endormi sur une chaise près de la fenêtre.

— c bon ta fini de pioncer ?! s’exclama Griz faisant son apparition.

— Qu’est-ce qui s’est pa… ah ma tête. Interrogea Alice pris de douleur.

— T’es tombé sur une mine et puis Bam tu t’es fait griller et ils t’ont amené ici. Franchement, tu pensais vraiment être devenue imbattable ? AH AHA AH AHA. Tu pensais qu’il suffirait de dire : « Griz prête moi ta force » avec un air héroïque pour que ça fonctionne AH AHA AH AHA.  Se moqua Griz riant aux larmes.

— Mais dans le bordel, ça avait marché portant. Dit-Alice agacé par l’imitation que Griz.

— Non, non, non, tu n’y es pas du tout dans le bordel je t’avais demandé si tu voulais un changement et t’avais répondu « oui ». En d’autres mots, pour que tu puisses utiliser ma force, il faut que je te le demande et que tu acceptes ; sinon mon essence magique** risque d’engloutir la tienne.

********************************************************************

Essence magique= énergie magique = la couche de mana qui protège l’âme et qui permet l’utilisation de la magie.

********************************************************************

— Mais c’est absurde ce truc ! Proclama Alice.

— Ton essence magique est beaucoup trop faible par rapport à la mienne du coup, si tu puises de la puissance dans la mienne sans consentement de nos deux essences la tienne finiras englouti par la mienne. D’ailleurs mon essence est déjà en train de consumer la tienne alors n’accélérons pas le processus.

— Tu es réveillé ? Comment te sens-tu ? Pourquoi ronchonnes-tu ? Demanda Angel.

Celle-ci venait de se réveiller, elle frottait ses yeux et avait un léger filet de bave le long de sa joue où elle ne tarda pas à essuyer.

— N-n-Non, ce n’est… rien.

Ses yeux, ses cheveux et son visage illuminé par la lumière du soleil couchant étaient de véritable festival de beauté ne pouvant laisser que le plus ignorant dans l’indifférence. Devant un tel spectacle Alice restait bouche bée et une seule phrase resonnait dans sa tête “voilà donc les merveilles que peut voir un homme libre”.

—  Alors, comment te sens-tu ?

— Je vais bien, enfin je pense, ah ah.

— Je tiens à te remercier pour ce que tu as fait. C’était vraiment très gentil je t’en suis vraiment très reconnaissant. S’exclama Angel en se levant de sa chaise pour s’incliner en signe de remercîment.

— No…non, non ce…n’était vraiment rien. Dit Alice secouons sa tête et ses mains.

— Si, à cause de moi, tu as raté une chance en or, je suis vraiment désolé. S’excusa Angel.

— Non, je t’assure ce n’est pas si grave. Mais…euh tu peux me dire combien d’élève en étés sélectionné ?

— Oui, bien sûr ! Sur les 150 participants 35 en été choisi enfin 33 puisque Yuri et moi avons refusé l’offre. Dans notre classe 4 en été sélectionner en dehors de Yuri et moi, alors il y a euh… TaÏzon Nilnon, les jumelles Burelle ainsi que Scarlet Crimpton.

— C’était prévisible ce sont tous d’excellents élèves. Murmura Alice.Réfléchissant sur ce qu’Angel venait de lui dire, Alice eut une illumination.

— Attends un peu elle aussi a été sélectionné ce qui veut dire… *avale* qu’elle est super forte. Se dit Alice en tournant sa tête légèrement vers Angel.

Puis celui-ci se tourna vers Griz qui se contenta d’hausser les épaules et de sourire ce qui confirma ce qu’il pensait.

— Tu t’attendais à quoi au juste, tu imagines bien que si elle est l’ami de Yuri c’forcement quelqu’un d’assez puissance. Dit Griz à Alice en se grattons le menton.

— Mince, t’aurais pas pu me le dire avant !

— Je ne peux pas tout te dire aussi il faut que tu développes ce genre de raisonnement par toi-même.

Ne sachant pas vraiment qui était Angel et ne voulant pas prendre aucun risque alors il décida de partir.

— Euh… excuse-moi mais il se fait tard je vais devoir partir sinon je vais être en retard à mon travail. Dit Alice à Angel.

Sur ses mots Alice s’empressa de se lever, de prendre ses affaires Alice et partir à toute allure ne laissant derrière lui qu’un « au revoir » est un énorme vent.

— Merde je suis en retard. Se dit Alice en courant à toute vitesse.

Après une course contre la montre Alice d’une demi-heure arriva à l’hôtel juste dans les temps ; il s’empressa d’enfiler sa tenue de travail, de prendre ses instruments et descendre au sous-sol pour voir comment avait évolué la situation depuis la veille. Arrivé sur place, celui-ci fut choqué par ce qui s’y passait. Il y avait là un groupe de soldats armés à première vue il s’agissait de chevaliers d’élite ; ceux martyrisant les filles et saccageant tout.

— Alice, *tousse* te voilà enfin *tousse*. Dit le vieux Tony effondré à quelque centimètre d’Alice.

Voyant le vieux Tony en sang Alice courut vers lui, il le saisit et lui demanda ce qui s’est passé. Avant même que le vieux Tony ait le temps de répondre une voix fière s’éleva pour dire :

— Alors c’est toi le fumier qui a ridiculisé mon maitre !?— QUI ETE VOUS ET QUE VOULEZ-VOUS ? s’écriât Alice énervé.

— Je me nomme William Lakravate pemage du comte Van Vondredimilus, j’ai eu vent des horreurs que tu as fait subir à mon maitre et donc je suis venue t’en toucher deux, trois mots. Et tout de suite après des soldats se jetèrent sur Alice et le saisirent avant de le rouer de coups. Coups de poing, coups de pied, crochet, … Alice se faisait démolir et ne pouvait qu’encaisser les couts immobiliser de part et d’autre.

— Tss, ça ne peut pas être toi l’auteur du contrat signé de maitre Van, tu es si faible et insignifiant. Lâcha William le regard plein dégouts.

Lassé de l’impuissance d’Alice, William demanda au soldat de lâcher Alice afin d’en finir avec lui. Tombé à genoux se soutenant sur ses bras Alice peinait à rester conscient. William s’approcha alors de lui et grâce à un sort de vent, il le fit décoller jusqu’au plafond avant de le propulser violemment vers le sol afin de lui briser une complètement son corps. Au moment où Alice tombait toute autour de lui devint clair et le temps semblait passé au ralenti ; il voyait les filles du bordel anxieux et désespéré, le vieux Tony complètement abattue et son ami Naëlle les larmes aux yeux puis enfin il vue sa vie défiler devant ses yeux avant de se rendre compte qu’il a vraiment eu une vie de merde jusque-là, mais pas si malchanceuses que ça car il eut un père formidable, des amis sur qui compter et par-dessus tout il eut la chance de rencontrer un être Nommé Griz OLFRID.

Mains en poche, sourire malfaisant aux lèvres les yeux cachés par ses lunettes devenues blanches, Griz regardait silencieusement Alice tomber quant à quelque millimètre du sol celui-ci dit :

—  J’accepte.

Il s’en suivit un grand bruit sourd.

**la suite au prochain chapitre**



Rejoignez-nous et devenez correcteur de Chireads Discord []~( ̄▽ ̄)~*
Chapitre 2 – Griz Olfrid Menu à suivre...