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Chapitre 65 – Le Wing Chu n’est pas compliqué

(NdT : pour ceux qui veulent savoir ce qu’est le Wing Chu et ses formes : se référer à la page Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Wing_chun)

Liu Ying était partie avec son enfant en Australie, coupant tout lien avec tout ce qui concernait la compagnie d’équipement sportif Nice Moves.

Xia Lei avait fait beaucoup de choses pour obtenir la commande la compagnie. Il semblait maintenant poursuivre un rêve de richesse qui lui avait été brutalement retiré. Cependant, Xia Lei avait encore reçu une chose des plus précieuses. Ce n’était pas les cinq millions mais l’amitié entre lui et Liu Ying. Il n’avait aucun regret.

Les jours suivants, Lin Bo-Wen et Lin Ya-Ru n’étaient pas venus faire du grabuge auprès de Xia Lei. Peut-être était-ce parce qu’ils ne pouvaient rien faire contre lui, ou peut-être était-ce le calme avant la tempête. Quoi qu’il en soit, Xia Lei ne s’en souciait pas.

L’atelier du Cheval Fracassant n’avait pas reçu de grosses commandes récemment et le travail était assez simple. Ce n’était pas bon pour les affaires, car ils ne gagneraient qu’un montant pitoyable après déduction des salaires et des matériaux. Cependant, Xia Lei ne se souciait pas de son propre profit tant qu’il pouvait payer ses employés.

Le travail était peu volumineux, de sorte qu’un “grand maître” comme Xia Lei n’avait pas du tout besoin d’utiliser ses compétences. Il avait donc beaucoup de temps pour faire ce qu’il aimait, comme lire et en apprendre davantage sur les affaires. Xia Lei avait également acheté des articles pratiques pour les employés de l’atelier du Cheval Fracassant. Il acheta une bouteille de shampoing pour Chen A-Jiao, une paire de talons hauts pour Zhou Xiao-Hong, deux paquets de cigarettes ou une bouteille de meilleur alcool pour les employés masculins. De temps en temps, il conduisait la Polo miteuse de Jiang Ru-Yi en banlieue pour chercher des terrains à bon prix et rêver de créer son entreprise.

Quand il ne faisait rien de tout cela, Xia Lei allait dans une école de Wing Chun pour apprendre cet art martial.

Il n’avait même jamais imaginé qu’il irait dans une école d’arts martiaux auparavant car il n’en avait pas besoin, mais c’était différent maintenant. Il avait offensé Gu Ke-Wen et un grand nom de la ville de Hai-Zhu, le sous-fifre He Lao-Qi, à cause de Gu Ke-Wen. Il y avait bien réfléchi. Avec ses compétences actuelles, il pourrait gérer un où deux voyous de bas niveau sans problème, mais si un adversaire plus fort apparaissait, il deviendrait juste un punching-ball.

Xia Lei n’avait jamais été du genre à ne réagir qu’après la menace, il avait donc fait le premier pas et s’était mis aux arts martiaux.

Tôt le matin, Xia Lei fit une ronde dans l’atelier du Cheval Fracassant et sortit en direction de l’école de Wing Chun.

Cette école de Wing Chun était appelée « École de Wing Chun de Hai-Zhu » et le propriétaire de l’école était Maître Liang Zheng-Chun de Foshan. On disait qu’il était le descendant de l’homme qui commença le Wing Chun lui-même et que le style de Wing Chun qu’il enseignait était le plus authentique.

L’école comptait beaucoup d’élèves mais Xia Lei était venu tôt et l’école était vide, à l’exception de Maître Liang Zheng-Chun, qui se tenait seul et frappait le mannequin de bois.

Bam bam bam, bam bam bam…

Liang Zheng-Chun avait la cinquantaine, mais ses membres étaient encore très agiles et puissants. Son âge ne le ralentissait pas du tout.

Xia Lei s’était approché de lui et le salua : « Bonjour, Maître Liang. »

Liang Zheng-Chun arrêta ses mouvements et regarda Xia Lei. Un sourire apparut alors sur son visage.

« Ah, c’est Xia Lei. Tu es là de bonne heure. »

Xia Lei ne venait que depuis trois jours, mais il l’avait fortement impressionné.

« Je n’avais rien à faire dans mon atelier, alors je suis venu tôt pour m’entraîner. », dit Xia Lei en souriant.

« D’accord. Entraîne-toi d’abord à la “Petite Pratique” et laisse-moi voir », dit Liang Zheng-Chun.

La première forme de Wing Chun est la “Petite Pratique” – c’est la base de la forme du corps et du jeu de pieds ainsi que de beaucoup d’autres. Ce n’est que lorsque la “Petite Pratique” est maîtrisée que l’on peut passer aux niveaux supérieurs tels que “Chercher un pont”, “Mains collantes”, “Pieds collants”, “Mains balancées”, “Doigts poussés”, techniques du mannequin de bois, “Mannequin trois étoiles”, etc.

Pendant les trois jours où Xia Lei avait pratiqué le Wing Chun, il pratiqua la “Petite Pratique” tous les jours.

Xia Lei s’était mis dans la position de départ, puis commença à pratiquer son jeu de pieds et sa forme. Ses mains passaient aussi de l’attaque à la défense de façon interchangeable et ses mouvements ressemblaient de plus en plus à ceux d’un initié.

Liang Zheng-Chun fut tranquillement surpris par Xia Lei alors qu’il le regardait. D’autres personnes auraient besoin de quelques mois pour maîtriser la Petite Pratique, mais Xia Lei avait pu en saisir l’essentiel en trois jours. Liang Zheng-Chun ne montra pas sa surprise et regarda tranquillement, en indiquant de temps en temps les choses auxquelles Xia Lei devrait faire attention. Xia Lei était un élève sérieux et cela l’avait amené à enseigner sérieusement.

Quelques minutes plus tard, Liang Zheng-Chun lui dit : « Arrête. Arrêtons-nous ici. Repose-toi un peu et tu pourras pratiquer autre chose. »

Xia Lei se détendit, reprit sa position normale et demanda : « Comment était-ce, Maître Liang ? »

« Pas mal. J’ai enseigné à beaucoup d’élèves et tu es le plus rapide. Mon propre grand-père disait que j’étais aussi rapide, mais je sens que tu es encore plus rapide que moi à l’époque », dit Liang Zheng-Chun.

Xia Lei rit mais ne dit rien. Son œil gauche n’oubliait jamais ce qu’il avait vu. Il avait mémorisé tout le matériel d’apprentissage que Liang Zheng-Chun lui avait donné et il n’avait jamais oublié non plus les méthodes qu’il enseignait. Bien sûr, il apprenait rapidement. Surpasser la vitesse du Liang Zheng-Chun des débuts était normal.

À ce moment-là, des étudiants entrèrent. Liang Zheng-Chun alla les saluer et organisa leurs entraînements.

Autrefois, les disciples devaient se prosterner et offrir du thé lorsqu’ils rencontraient leur maître d’arts martiaux afin de lui témoigner du respect. Mais les temps avaient changé, le maître d’arts martiaux n’était qu’un prof et les disciples des élèves. Le Maître devait prendre soin de ses élèves et avoir une bonne attitude. Pourquoi ? Si son attitude était mauvaise, les élèves se tourneraient simplement vers d’autres arts martiaux comme le judo ou le taekwondo. Qui viendrait encore apprendre le Wing Chun ?

Les élèves étaient tous là de longue date et tous avaient au moins un an de pratique. Le chef du groupe était Lu Sheng et il faisait partie des forces spéciales à la retraite. Il connaissait déjà les arts martiaux mixtes et apprenait le Wing Chun depuis trois ans, il était même monstrueusement fort. C’était l’élève le plus avancé de l’école et il s’entendait bien avec les autres. Les jeunes élèves l’appelaient Grand Frère Sheng par respect lorsqu’ils le voyaient.

« Sheng, tu es en avance aujourd’hui », dit Liang Zheng-Chun en guise de bienvenue. Ce dernier lui sourit tout en le saluant.

Lu Sheng était également poli : « Bonjour, Maître Liang. Mon patron est parti à l’étranger aujourd’hui et je n’ai pas pu y aller parce que je n’avais pas le visa nécessaire, alors je suis venu pour m’entraîner puisque je n’avais rien à faire chez moi. »

C’était un garde du corps professionnel.

Les autres étudiants avaient également salué Liang Zheng-Chun, ils étaient tous respectueux.

Les étudiants commencèrent à s’entraîner. Ils s’étaient mis par deux et s’étaient exercés aux techniques de collage des mains et des pieds tandis que d’autre s’étaient simplement entraînés. Le terrain d’entraînement était très animé.

Xia Lei regardait avec des yeux chauffés. Il était dommage qu’il n’ait pas pu s’entraîner aux techniques de collage des mains et des pieds. Il les regarda un moment, puis se dirigea vers le mannequin de bois et le frappa avec les mouvements qu’il avait vus faire par Liang Zheng-Chun.

Frapper le mannequin de bois était l’un des cours de haut niveau du Wing Chun. Il fallait avoir au moins un an de pratique pour pouvoir s’y essayer. Mais si c’était la norme pour les autres – ce genre de limite ne s’appliquait pas à Xia Lei. Il lui suffisait de s’en souvenir et les mouvements de Liang Zheng-Chun lui apparaissaient un par un dans son esprit – le moment, la direction, le lieu où attaquer, etc. Il pouvait se souvenir de tout et la seule chose qu’il avait à faire était de tout copier.

Bam bam bam, bam bam bam…

Par rapport aux mouvements bien pratiqués de Liang Zheng-Chun, ceux de Xia Lei étaient beaucoup plus rigides. Et s’il semblait que sa réaction n’était toujours qu’à un demi-temps près, la précision de ses mouvements était passable et ses frappes étaient méthodiques, comme celles de quelqu’un qui s’était entraîné sur le mannequin de bois pendant des mois.

Liang Zheng-Chun regarda Xia Lei frapper le mannequin de bois, surprit. Il ne l’avait pas dit, mais dans sa tête, il pensait : « Ce jeune homme est étrange. C’est seulement son quatrième jour ici et il ose essayer le mannequin de bois ? Je me suis moi-même entraîné pendant un an avant d’oser essayer de frapper le mannequin de bois. Y a-t-il encore des prodiges des arts martiaux à notre époque ? »

À ce moment-là, Lu Sheng termina sa pratique de mains gluantes avec un autre élève et se dirigea vers Xia Lei.

Celui-ci n’avait pas du tout remarqué que Lu Sheng s’approchait de lui, il était absorbé par la copie des mouvements de Liang Zheng-Chun. Quand il commença, ses mouvements étaient en retard d’un demi temps, mais il commença à le sentir en frappant le mannequin de bois. Le retard dans ses mouvements s’était réduit, se rapprochant ainsi de la vitesse de Liang Zheng-Chun.

Bam bam bam, bam bam bam…

Ses coups sur le mannequin de bois dur lui firent mal à la chair et aux os, mais Xia Lei ignora la douleur. Il pensait au visage en pleurs de Liu Ying et à ce qui lui était arrivé. Il pensa ensuite à Gu Ke-Wen, Lin Bo-Wen et Lin Ya-Ru. Une flamme de colère s’était alors allumée dans son cœur. La douleur n’était rien comparée à sa colère.

« J’aimerais un jour tabasser Gu Ke-Wen comme un mannequin de bois » , pensa Xia Lei.

Il se mit alors à frapper avec plus de force.

« Hé, petit gars, écarte-toi », dit Lu Sheng en fronçant le sourcil.

À part Liang Zheng-Chun, tous les autres élèves de l’école l’appelaient respectueusement Grand Frère Sheng quand ils le voyaient. D’autres lui cédaient aussi la place tout de suite s’il voulait s’entraîner sur n’importe quel équipement. Cependant, Xia Lei ne lui avait même pas épargné un regard et cela l’avait mis mal à l’aise.

L’esprit de Xia Lei était préoccupé par les mouvements de Liang Zheng-Chun. Il n’avait même pas remarqué que Lu Sheng se tenait déjà derrière lui et lui parlait. Ses coups se posaient rapidement et avec fluidité sur le mannequin de bois, ses mouvements semblaient maintenant ne pas perdre de vue ceux d’un élève de terminale qui avait pratiqué le Wing Chun pendant deux ans.

« Tu es sourd, petit gars ? »

Lu Sheng tendit soudain la main, saisit l’épaule de Xia Lei et lui arracha de force le mannequin de bois.

Xia Lei avait été jeté à l’écart.

Les pieds de Xia Lei avaient quitté le sol avant qu’il ne puisse réagir.

Bang !

Xia Lei frappa le sol avec force. Ce fut à cet instant qu’il découvrit que c’était Lu Sheng qui l’avait fait tomber.

« Qu’est-ce que tu fais ? »

Xia Lei était un peu étourdi et ne savait pas ce qui se passait.

Lu Sheng sourit : « Tu as osé frapper le mannequin de bois au bout de quelques jours, alors je voulais voir si tu étais doué. Je voulais tester tes compétences et ma main s’est déplacée toute seule. Tu n’es pas mauvais. Je pensais pouvoir te jeter à la porte, mais tu n’as volé que sur trois mètres. »

Xia Lei avait tout de suite compris. Ce Lu Sheng ne l’aimait pas. Il était venu pour lui faire des reproches.

« Quoi ? Pas content ? On peut s’entraîner si tu n’es pas content. Je te donnerai un handicap de trois coups. »

Lu Sheng regarda Xia Lei avec défi : « Oseras-tu accepter ? »

Les jeunes hommes étaient inflexibles. S’il ne se défendait pas quand il était frappé, pourrait-il simplement se considérer comme un Homme ?

Xia Lei se leva : « Alors, battons-nous ! »

Lu Sheng fut un peu étonné : « Tu oses vraiment t’entraîner avec moi ? »

« C’est vrai que je ne pourrai pas gagner, mais cela na rien à voir avec le fait d’oser où non. Je ne suis peut-être pas capable de te battre, mais je n’ai pas peur de toi. Je m’entraînerai avec toi », déclara Xia Lei.

Lu Sheng ri et leva étrangement le pouce vers Xia Lei.

« Tu es un vrai homme. Je vais y aller doucement avec toi. »

Xia Lei ne dit rien. Il s’était mis en position de combat.

« Qu’est-ce que tu fais ? Est-ce que je t’ai appris le Wing Chun pour que tu puisses l’utiliser dans les combats ? Sors le si tu veux te battre. Ne te bats pas dans mon école. », cria Liang Zheng-Chun tout en se précipitant.

« Maître Liang, je plaisantais juste avec cet élève. Je ne me battrai pas sérieusement. De plus, je pourrais intimider un novice », dit Lu Sheng.

Xia Lei détendit sa position et dit : « C’est vrai. On plaisantait. Ce n’était pas sérieux. »

C’est alors qu’une voix féminine vint soudainement de la porte de la salle d’entraînement.

« D’après ce que je vois, tu intimides le nouveau, moine. »

Les yeux de Xia Lei remontèrent la source de la voix et virent la femme passer la porte.

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