Il Est à Moi Aucune Objection Autorisée |He’s Mine No Objections Allowed|他是我的不接受反驳
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Chapitre 26 – T’es vraiment un cas, toi

Il toucha ses lèvres très doucement ; il était évident qu’il se retenait. Il gardait sa main sur le bas de son dos, l’aidant à empêcher la poignée de s’enfoncer.

Su Yi s’empêcha de rire, se disant qu’elle ne devait pas montrer ses dents lorsqu’elle embrassait. Elle était sur le point de fermer les yeux quand elle sentit un vide soudain devant ses lèvres…

???

C’est… C’est fini ???

Chu Ying la tint, et après l’avoir redressée, retira immédiatement sa main, ramassa le sac à côté de son pied et le posa sur la table.

— Des fraises.

Sa voix : normale.

En ce moment, elle n’avait pas du tout envie de manger des fraises !

Quand il la vit se tenir encore là d’une manière stupide, il demanda :

— Qu’est-ce qu’il y a ?

Su Yi se lécha les lèvres.

— … Rien.

— Tu as dîné ?

Elle y réfléchit, et lui demanda à la place :

— Tu as mangé ?

— Pas encore.

Su Yi, qui venait juste de manger le bento préparer pour l’équipe et quelques fraises, dit avec conviction :

— Je n’ai pas mangé non plus.

Elle ouvrit une application, et après avoir fait défiler la page, une énorme assiette de fruits de mer parvint à attirer son attention. Elle avala un peu de salive et suggéra :

— Si on allait manger des écrevisses ?

— Ok.

Devoir retirer son masque facial pour manger des écrevisses serait trop gênant, alors elle choisit au hasard une paire de lunettes et une casquette de sport à la place.

Elle ne s’attendait pas à tomber directement sur Wu Xue au moment où elle ouvrit la porte. L’autre tenait une tasse en porcelaine.

— Pourquoi est-ce que tu sors ? Ça tombe bien, j’ai fait de la pâte de sésame…

Wu Xue n’avait pas encore fini de parler, quand elle vit la personne derrière Su Yi. Après un long silence, elle dit finalement :

— … Directeur Chu, bonsoir.

Chu Ying hocha la tête en guise de réponse.

Wu Xue retourna son regard vers Su Yi, retrouvant rapidement son sourire.

— Où allez-vous ?

Su Yi toussa légèrement.

— Dîner.

Son artiste venait de terminer un énorme bento offert à l’équipe, et se dirigeait maintenant vers un restaurant, Wu Xue était vraiment en colère.

— Tu…

Elle venait de commencer lorsque Su Yi, debout devant elle, commença à froncer les sourcils et à faire des grimaces.

Ainsi, Wu Xue ne put que retrousser les coins de ses lèvres et dire :

— Ça vous dérange d’avoir une personne en plus ? Je n’ai pas mangé non plus.

Ce restaurant d’écrevisses était relativement loin, ils devaient y aller en voiture. Su Yi était sur le siège avant quand elle fut contactée sur WeChat par la passagère arrière.

[Wu Xue : Tu viens de finir un bento à vingt-six dollars et tu vas maintenant dîner, tu essaies de me mettre en colère ou de te faire grossir ?]

[Déesse Su Yi : Je veux juste aller à un rendez-vous, est-ce que ton travail secondaire est d’être la troisième roue du carrosse ?!]

[Wu Xue : Tu penses que je voulais sortir ? Il y a tellement de journalistes qui t’attendent ici, tu ne portes même pas de masque sur le visage ?]

Su Yi choisit de ne pas répondre. Elle remit son téléphone dans son sac et posa son coude sur la boîte entre les deux sièges de devant, fixant droit sur Chu Ying, ses yeux pétillant autant qu’ils le pouvaient.

Sentant son regard, Chu Ying demanda :

— Qu’y a-t-il ?

— Tu es très occupé ces derniers temps, dit Su Yi sans bouger. Je veux en voir plus sur toi maintenant que je le peux.

La voiture ralentit un peu.

En conduisant, Chu Ying se laissait rarement distraire. Il libéra sa main droite, avec l’intention d’ébouriffer ses cheveux, mais il ne s’attendait pas à ce que Su Yi l’attrape lorsqu’il tendit la main.

Leurs doigts s’entrelacèrent.

Su Yi tint à peine trois secondes avant de les lâcher rapidement, un sourire aux lèvres.

— Très bien, concentre-toi sur ta conduite.

Wu Xue regrettait d’être venue, elle n’était pas sûre qu’il soit encore trop tard pour descendre de la voiture.

Le restaurant de fruits de mer se trouvait au milieu d’un amoncellement de magasins de costumes, d’accessoires et de chaussures, un sacré accroche-regard.

Le trio choisit une place dans un angle. Chu Ying prit le menu et jeta un coup d’œil négligent.

— Deux écrevisses, légèrement épicées.

La serveuse était une petite fille, qui ne cessait de le regarder tout en prenant la commande.

— Vous les voulez grandes ou moyennes ?

— Grandes.

Wu Xue s’empressa de dire :

— Directeur Chu, deux plats, ce n’est pas un peu trop ?

Les yeux de Chu Ying étaient toujours fixés sur le menu.

— Vous n’avez pas encore mangé toutes les deux ?

Wu Xue ne pouvait que rire un peu sèchement.

— … Oui, oui, mais Su Yi ne mange pas beaucoup, nous ne pourrons peut-être pas en finir deux.

Au final, ils commandèrent tout de même deux ensembles.

La serveuse venait de partir quand le téléphone de Chu Ying sonna : il avait en fait sonné plusieurs fois dans la voiture, il l’avait simplement raccroché.

Il le décrocha lentement.

— Hm.

— Merde, pourquoi tu me raccroches toujours au nez ?

La voix masculine à l’autre bout était particulièrement forte :

— Grand frère, t’es où maintenant ? Est-ce que le truc que je t’ai demandé la dernière fois est fait ? Le bonheur de ton petit frère, mon bonheur futur, est entre tes mains maintenant.

Chu Ying éloigna le téléphone avec dégoût.

— Non.

Liu Xi comprenait toujours son ami d’enfance. Ce ton était un signe qu’il allait raccrocher. Il s’empressa de dire :

— Non, parlons-en en personne, où es-tu ?

À ce moment-là, quelques clients supplémentaires entrèrent, et le serveur à la porte cria soudainement à l’horizon :

— Si vous voulez manger des écrevisses…

Les autres serveurs à l’extérieur se mirent d’accord :

— … Vous venez à Xiang Yi Jia !

L’autre raccrocha immédiatement.

Su Yi avait une bonne ouïe et une bonne mémoire. Elle comprit immédiatement qu’il s’agissait de la voix de Liu Xi et demanda :

— Il vient ?

— Qui ? Demanda Wu Xue.

— Oh, un des amis de Chu Ying.

Su Yi versa de l’eau chaude dans son bol et le lava avec ses baguettes, puis lava celui de Chu Ying également.

— Liu Xi.

Wu Xue marqua une pause.

— Quel Xi ?

— Celui qui s’écrit comme le Sceau de Jade Impérial, dit Chu Ying.

Il fut accueilli par un silence.

Les écrevisses n’avaient pas encore été servies lorsque Wu Xue se leva soudainement, repoussant sa chaise en poussant un cri.

— Je me souviens soudainement que j’ai quelque chose à faire, je vais y retourner en premier.

Su Yi eut l’air confuse.

— Pourquoi se presser ?

— J’ai quelques appels téléphoniques à passer, dit Wu Xue. Il y a beaucoup de scripts pour toi récemment, je dois aller les gérer.

— Je viens juste de commencer le tournage, même s’ils me trouvent, je ne peux pas les prendre, je les rejette tous.

Wu Xue se pencha près d’elle et chuchota :

— Tu le veux toujours ton putain de rendez-vous ?!

Tsk, cette fille, elle jurait maintenant ?

L’expression de Su Yi resta inchangée.

— Alors je te laisse t’en occuper, prends soin de toi.

Après le départ de Wu Xue, Su Yi se rapprocha de Chu Ying.

L’écrevisse fut servie très vite. Elle enfila le gant et ramassa une écrevisse.

— Je t’aide à l’éplucher ? Je suis douée pour ça.

Au moment où elle finit de parler, l’écrevisse dans sa main fut prise par la personne à côté d’elle.

Il fut rapide et en quelques instants, quelques morceaux de viande furent placés dans son bol.

— Mange.

Lorsque Liu Xi arriva, il fut choqué de voir l’énorme tas de carapace d’écrevisse devant Chu Ying.

Il se précipita pour s’asseoir à côté de Chu Ying, de peur qu’il ne s’enfuie.

— Tu pars manger des écrevisses Mala sans me demander de t’accompagner ?!

Chu Ying ne le regarda même pas.

— Je ne t’ai pas appelé cette fois-ci, et tu es quand même venu ?

Liu Xi ne s’en souciait pas. En voyant Su Yi, il sourit de manière amicale :

— Pourquoi ne portes-tu pas de gants pour éplucher les écrevisses, tes mains risquent de sentir plus tard.

Au moment où il finissait de parler, il vit son frère placer naturellement la chair d’écrevisse décortiquée dans le bol de Su Yi.

Hein ?!

Depuis qu’ils étaient enfants jusqu’à maintenant, Chu Ying ne l’avait jamais aidé à obtenir de la nourriture, pas la moindre fois !

Ses yeux s’élargirent.

— Hé, non, vous êtes… Sérieux ?

Su Yi se pencha vers Chu Ying en souriant.

Liu Xi était différent de Chu Ying. Il avait un groupe spécial sur son WeChat qui comptait pas moins de cinquante célébrités féminines et était donc plutôt au courant des rouages de l’industrie du divertissement. Récemment, les ragots sur Su Yi avaient fait rage. Bien qu’il n’en savait pas trop sur ce Liang Bo, il avait reconnu en un coup d’œil que le “gros bonnet” sur le parking était Chu Ying. Au moment où il pensait clarifier la situation avec Chu Ying, il avait été mis sur liste noire sur WeChat. Il ne s’attendait pas à ce qu’ils soient vraiment ensemble !

— Félicitations, félicitations, ce genre de bonnes nouvelles justifie une célébration.

Liu Xi leva la main et demanda au serveur de leur apporter quelques bouteilles de bière Tsingdao, puis leva le menton vers Su Yi.

— Yi yi, ça ne te dérange pas que je sois la troisième roue du carrosse ?

Chu Ying le regarda de travers.

— Appelle-la belle-sœur.

— Belle-sœur…

Liu Xi avait quelque chose à lui demander, et s’assura donc d’être aussi sincère que possible. Il demanda, alors qu’il connaissait déjà la réponse :

— Pourquoi es-tu à Shanghai ?

Su Yi était presque tentée de lui donner une récompense.

— Tournage.

Liu Xi ramassa une écrevisse, et donna un coup de coude au bras de Chu Ying, en demandant :

— Alors, qui a séduit qui ?

Su Yi était sur le point de dire quelque chose quand il la devança.

— Moi.

— Tsk tsk, fit Liu Xi.

Le coeur de Liu Xi se tourna vers Su Yi :

— Ma belle-sœur était vraiment aveugle.

C’est toi qui es aveugle !

Ainsi, elle annula la récompense de Liu Xi.

Lorsque la bière fut servie, Liu Xi plaça une bouteille devant Su Yi et tendit son téléphone des deux mains, le code QR prêt.

— Belle-sœur, on devient amis sur WeChat ?

Il l’avait oublié la dernière fois qu’ils avaient mangé ensemble et n’avait jamais réussi à l’ajouter, sinon il ne serait pas allé chercher Chu Ying.

Ils venaient de finir de s’ajouter l’un à l’autre lorsque Chu Ying se leva brusquement.

— Toilettes.

Lorsque Chu Ying partit, Liu Xi déplaça son derrière et s’assit à côté de Su Yi.

— Belle-sœur, ton agent ne s’inquiète pas que tu sois dehors si tard ?

Su Yi était sur le point de dire quelque chose quand elle reçut une notification sur son téléphone.

[Chu Ying : Sors.]

— Mon agent vient de partir, dit Su Yi.

Elle se leva précipitamment et prit son sac :

— J’ai besoin d’utiliser les toilettes aussi.

Vient de partir ?!

Liu Xi s’arrêta, momentanément incapable de continuer ce qu’il disait… Quand il revint à lui, il était le seul à être resté à table.

Il engloutit une bière.

C’est bon, il continuerait à demander quand sa belle-sœur reviendrait.

Su Yi attacha sa ceinture.

— Tu es sûr que c’est bon de le laisser seul là-bas ?

Bien qu’elle ait demandé, son sourire avait déjà vendu ses véritables sentiments.

— Ignore-le, dit Chu Ying. Où veux-tu aller ?

Su Yi regarda l’heure. Neuf heures et demie, trop tôt pour rentrer, mais elle ne portait pas de masque et il n’était pas pratique d’aller là où il y aurait de la foule.

Alors qu’elle se creusait les méninges, un énorme bâtiment passa devant la fenêtre, l’enseigne clignotant de manière éclatante : XX Cineplex.

À la réception du cinéma, Chu Ying lui passa les prospectus des films.

— Qu’est-ce qu’on regarde ?

— Monsieur, je suis désolé, leur rappela le vendeur de billets. Dans la demi-heure, nous n’avons qu’un seul film, les autres films nécessitent au moins une heure d’attente.

Su Yi ne prit pas la peine de regarder de près les détails du film.

— Alors allons-y pour cette séance.

Ils achetèrent du pop-corn et entrèrent dans le cinéma.

Ils avaient choisi un siège central. Lorsqu’ils entrèrent, il n’y avait personne autour d’eux. Ce n’est qu’au moment où le film allait commencer qu’un autre couple entra et s’assit juste à côté d’eux.

Peut-être en raison du manque de public, il n’y avait pas de publicité pour ce film. Il commença directement. Le film s’ouvrait sur un groupe de collégiens réunis, parlant de Ouija.

Un film d’horreur produit localement ? Su Yi bailla.

Au fur et à mesure qu’ils jouaient au Ouija, la bande sonore du film devenait de plus en plus sombre, typique d’un film d’horreur produit localement.

Pour créer l’atmosphère, les sons du film s’estompaient, et du siège avant venaient les ” J’ai si peur ” et ” La musique de fond est si effrayante ” de la fille. Su Yi garda un visage indifférent, prenant une gorgée de cola.

Elle n’en avait pas bu depuis si longtemps, c’était génial.

Dans le film, les filles tenaient la “goutte” de la planche et commençaient à la faire bouger. Au bout d’une demi-heure, une fille effrontée ouvrit les yeux et la caméra se mit soudainement à trembler. Ce fut immédiatement suivi par une effrayante dame aux cheveux longs, vêtue d’une robe blanche, qui apparut aux côtés de la fille.

— Ah !

La fille à l’avant se mit à hurler, se terrant dans la poitrine de son petit ami. Puis, d’une voix larmoyante, elle dit :

— C’est trop effrayant, trop effrayant…

Il se retourna et la prit dans ses bras, l’embrassant tout en la réconfortant.

— Chérie, n’aie pas peur, je suis là, ne pleure pas, ne pleure pas.

… Hmm ???

On peut faire ça ???

Les yeux de Su Yi s’éclaircirent immédiatement. Elle se redressa, retint sa respiration et commença à suivre le film sérieusement.

Bientôt, la bande sonore effrayante revint.

Après dix autres secondes, ils atteignirent finalement un point culminant mineur et cette femme en blanc apparut sur l’écran une fois de plus.

Sa chance était arrivée !

Su Yi n’y pensa même pas, fermant les yeux et essayant de s’enfoncer dans la poitrine de la personne à côté d’elle.

Hélas, elle n’atteignit pas cette poitrine chaude et stable qu’elle imaginait.

Alors qu’elle allait dans la mauvaise direction, elle… frappa le bras du garçon.

… Vraiment fort.

… Vraiment mal.

Elle sentit la douleur venir de sa tête et pensa, y a-t-il un trou pour qu’elle puisse rester tranquillement dedans pendant un moment ?

Alors qu’elle était sur le point de se rétracter lentement, une main se tendit et retint son cou. Puis, une autre main passa dans ses cheveux, trouva l’endroit qu’elle avait touché et commença à le frotter doucement.

Chu Ying avait l’air à la fois amusé et impuissant.

— T’es vraiment un cas, toi.



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