Le Monde des Arts Martiaux | Martial World | 武极天下
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Chapitre 190 – Inspiration martiale ‘Samsara’

 

Na shui pâlit immédiatement à cette idée, tandis que Na Yi, de son côté, ricana d’un air effronté.

‘Quelle bande d’idiots, ils ne tiennent vraiment pas à la vie !’

Les doigts de Lin Ming se posèrent sur le sabre qu’il transportait avec lui. C’était le trésor du degré humain de grade moyen que Huo Gong avait laissé derrière lui dans sa fin prématurée. Lin Ming avait décidé de l’utiliser comme arme temporaire afin de ne pas éveiller de soupçon. Puisqu’il prévoyait de tuer Chi Guda à l’aide de sa lance et qu’il ne souhaitait pas qu’on puisse trouver d’indices qui permettraient de remonter jusqu’à lui.

« Je pensais obtenir des informations à propos de Chi Guda en les écoutant, mais il semblerait que je n’en apprendrai pas davantage. Comment veux-tu que je les punisse ? » demanda-t-il à Na Yi en utilisant de la véritable énergie.

Animée par une impitoyable intention meurtrière, elle balaya les cinq cavaliers d’un regard glacial.

« Si la décision m’appartient, ils n’ont qu’à tous mourir ! »

Lin Ming fut frappé. Bonté divine, cette jeune fille était sans pitié ! D’un autre côté, s’il ne faisait rien aujourd’hui, ces soldats s’en prendraient très probablement à d’autres femmes à l’avenir. La Tribu du Ver de Feu n’était qu’un groupe de barbares cannibales, à leurs yeux, le viol ne représentait pas grand-chose.

Après tout, tuer des hommes prêts à abuser de jeunes filles était-il vraiment un crime ?

« On devra s’en aller dès ce soir si on se bat ici, ajouta-t-il.

– Ca me va de changer de décor, je n’ai rien à faire ici. Ces soldats du Ver de Feu sont tous des criminels qui ne savent rien faire d’autre que commettre des atrocités. De toute manière, s’ils sont aussi haut gradés – au point de commander à d’autres – c’est qu’ils méritent de mourir.

Les soldats de la Tribu du Ver de Feu étaient formés de manière cruelle et inhumaine, comme une horde de bêtes féroces. De façon à attiser leurs instincts les plus primaires, pour préserver leur férocité et leur combativité.

Na Yi éprouvait une haine viscérale pour tout ce qui touchait de près ou de loin à la Tribu du Ver de Feu. Ce sont eux qui, un an plus tôt, avaient exterminé sa tribu, pillant, brûlant et rasant sa ville, violant et mutilant ses semblables. Les seuls survivants avaient été condamnés à l’esclavage, voire pour certains, encore agonisants, dévorés vivants. Leurs actes malveillants ne connaissaient aucune limite.

C’est pourquoi aujourd’hui, face à ces cinq soldats du Ver de Feu, Na Yi ne désirait qu’une seule chose : leur infliger une mort cruelle et douloureuse.

Lin Ming vit son regard noir empreint de ressentiment et lui dit : « Soit, je comprends. Je m’apprêtais de toute manière à leur demander où se trouve Chi Guda. »

Les cinq cavaliers le virent poser la main sur son sabre et révélèrent des sourires hilares.

« Patron, ce gamin est intéressant. Dire qu’il a osé toucher son sabre face à nous. Il ne voit peut-être pas nos niveaux de cultivation ah ! ah ! Jamais vu quelqu’un d’aussi stupide !

– Ca n’a rien d’étonnant, ces jeunes seigneurs ont l’habitude d’être au-dessus des lois et des hommes au sein de leurs petites tribus. Vu que ces deux filles portent des masques et vu leur apparence, elles viennent peut-être de la Tribu Langu. Eh ! eh ! comme c’est amusant, un aristocrate de pacotille qui ose faire le malin sur notre territoire. On va le faire danser le gamin, jusqu’à ce qu’il ne lui reste plus aucune dent ! On verra si les deux filles sont prêtes à s’offrir pour sauver leur jeune maître ha ! ha ! ajouta celui avec la peau d’ours sur le dos.

– Je n’aurais pas dit mieux ! Ces deux greluches n’oseront pas nous résister une fois qu’on tiendra leur ‘jeune maître’ entre nos mains. »

Les soldats se levèrent en riant, se dirigeant vers Lin Ming sans prendre la peine de dégainer leurs armes.

L’aubergiste devint livide en les voyant s’approcher. Ce n’est pas tant qu’il s’inquiétait pour Lin Ming et son petit groupe, mais plutôt de voir ses tables et ses chaises voler en éclats. Il espérait simplement que ces trois-là n’essaieraient pas de résister, de peur de voir son auberge se transformer en champ de ruine.

Il n’y avait que très peu de clients dans la grande salle de l’auberge à ce moment-là. Voyant que quelque chose n’allait pas, les derniers encore en train de dîner se levèrent précipitamment et prirent leurs jambes à leur cou. Ils ne souhaitaient pas se retrouver empêtré dans une affaire qui ne les concernait pas, au risque d’être frappé aveuglement par la malchance. Même le serveur s’enfuit à son tour, laissant l’aubergiste seul. Celui-ci se précipita au second étage de peur de se retrouver au cœur de la mêlée.

« Hé ! gamin, c’était pas le bon endroit pour afficher ton minois de jeune aristocrate. Qui crois-tu être pour faire l’arrogant sur notre territoire ? Imbécile ! Si tu sais où est ta place, prosterne-toi au sol et offre-nous les deux filles qui t’accompagnent. Alors peut-être qu’on épargnera ta vie de chien. »

Alors qu’il finissait de proférer ses menaces, l’homme avec la peau d’ours tendit la main pour saisir le bras de Lin Ming. A ses yeux, ce n’était qu’un gamin qui commençait tout juste les arts martiaux ; ce serait un jeu d’enfant de le maîtriser, voire de le mutiler.

Mais il l’effleura à peine que l’aura de Lin Ming changea brusquement !

Son souffle modéré et ses fluctuations imperceptibles de véritable énergie jaillirent instantanément vers le ciel en traversant l’horizon. Une vague de Yang Qi de Dragon s’échappa de son corps ! Un son terrifiant transperça les oreilles du soldat, c’était le rugissement des tigres et des dragons. Peu importe les nombreuses batailles auxquelles il avait pris part, sa volonté ferme et son esprit résolu, dès qu’il entendit ce rugissement, son corps se mit à trembler tout entier et son cœur fut recouvert par un voile de peur venant du plus profond de son âme.

« Xiong Tou ! Esquive ! » Une lueur traversa les yeux de l’artiste martial à la lance. Il avait tout de suite ressenti quelque chose d’anormal. Il brandit sa lance, s’apprêtant à bondir sur Lin Ming, mais il s’arrêta brusquement dans son élan. D’un geste vif et impitoyable, Lin Ming avait saisi son adversaire par le cou et le tenait au-dessus du sol. Xiong Tou qui d’ordinaire faisait preuve d’un courage sans faille semblait tout à coup incapable de faire quoi que ce soit.

L’homme à la lance arbora une mine contrariée et jeta un regard perçant en direction de Lin Ming. Il réalisait tout à coup le pétrin dans lequel ils venaient de se fourrer. Que se passait-il… comment un maître de cet acabit pouvait apparaître comme si de rien était dans cette région perdue ? Non seulement cela, mais il avait sondé la cultivation de ce gamin juste avant, et il apparaissait très clairement que c’était un novice. Pourtant, il dégageait désormais l’aura d’un artiste martial au sommet du Façonnage Osseux !

Malgré son chapeau de bambou, le soldat pouvait facilement estimer qu’il n’avait pas encore vingt ans. Un tel niveau de cultivation à un si jeune âge n’avait vraiment rien de courant. De plus, il maîtrisait visiblement des techniques d’arcanes mystiques. Sinon, Xiong Tou ne se serait jamais laissé faire de la sorte. Ces adversaires doués de compétences psychiques étaient les plus difficiles à affronter.

L’homme à la lance lui dit avec une mine bien sombre : « Lâche mon frère l’ami, et nous ferons comme s’il ne s’était rien passé aujourd’hui. Je ne sais pas comment tu faisais pour cacher ta cultivation ou de quel genre de technique secrète tu disposes, mais cela ne change rien au fait que nous sommes au même niveau alors que tu es seul et que nous sommes cinq, alors même que tu dois protéger les deux filles qui t’accompagnent. Ce serait ennuyeux qu’elles soient blessées accidentellement. »

Lin Ming resta indifférent, ses doigts continuant de tenir fermement le cou de l’homme à la peau d’ours. Ce dernier avait bien essayé de répondre, mais il était comme une petite souris entre les crocs d’un serpent. La main de Lin Ming écrasait déjà sa Porte de Vie, et de la véritable énergie avait pénétré dans son corps. Une seule pensée, un seul geste, et il s’effondrerait sans vie sur le sol.

Son front dégoulinait de sueur tandis qu’il n’arrivait même pas à atteindre le pommeau du sabre sur son dos. Il était comme paralysé.

L’homme à la lance voyant que ses menaces n’avaient aucun effet, reprit sur un ton glacial : « Relâche-le immédiatement ! Ne crois pas que j’ai peur de toi. J’ai déjà vu de la sorcellerie dans ce genre-là. Non seulement tu utilises une quantité phénoménale de force d’âme, mais en plus tu ne peux pas l’utiliser sur plusieurs personnes à la fois… »

Il n’avait pas terminé de parler qu’un sourire se dessina sur les lèvres de Lin Ming puis, brusquement, un son de craquement résonna dans la pièce. La tête de Xiong Tou s’affaissa avec un angle surprenant et son corps s’effondra inanimé sur le sol.

« Xiong Tou ! » s’écria l’homme à la lance tandis que ses yeux devenaient rouges de colère.

« Tu veux vraiment crever enfoiré ! »

« Tuons-le ! Tous ensemble ! » tempêta-t-il. Les trois autres soldats derrière lui virent que leur frère était mort et le sang leur monta instantanément à la tête. Ils bondirent en direction de Lin Ming.

« Venez donc embrasser votre fin ! » Lin Ming fit circuler l’ensemble de sa véritable énergie à travers son corps et, d’un pas, s’élança tout à coup avec le Roc Doré Déchirant le Vide. L’idée de ‘distance’ n’avait plus le même sens pour lui. Il apparut tel un fantôme derrière l’un des bretteurs, envoyant un poing à toute allure sur son flanc !

Le soldat avait connu d’innombrables situations de vie ou de mort sur le champ de bataille. Ses réflexes étaient affûtés et il réagit nettement plus vite qu’un artiste martial ordinaire. Sa réponse n’était pas commandée par son cerveau, par la pensée, mais par l’instinct naturel de son corps !

Le regard prit de frénésie, il abattit son épée contre le poing de Lin Ming pour lui trancher la main.

Mais une scène inimaginable se produisit alors.

Le poing fermé de Lin Ming se transforma en une griffe géante qui arracha l’épée à son porteur. Celui-ci fut stoppé net et Lin Ming lui asséna un violent coup de genou dans l’abdomen.

Le pouvoir de Fluidité de la Soie se répandit brutalement et les filaments de véritable énergie vibrante pénétrèrent immédiatement dans ses organes. L’onde de choc fut si violente que son armure en cuir se fissura de toutes parts.

Le bretteur n’eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait que du sang jaillissait déjà le long de ses lèvres et il mourut sur le coup.

« Troisième ! Rahh ! » Les yeux de l’homme à la lance étaient injectés de sang. Une aura meurtrière montant jusqu’au ciel se mit à rayonner partout autour de lui. Il était déjà devenu fou ! Il balaya d’un grand coup avec sa lance pour trancher Lin Ming en deux. Mais ce dernier ne broncha pas et saisit des deux mains le point où la hampe et le fer se rejoignaient. La lance fut stoppée en une fraction de seconde. Si bien que l’artiste martial avait l’impression de tenir une statue inamovible.

« Crève ! »

Un autre bretteur profita de l’occasion pour envoyer son épée lui trancher la gorge. Mais Lin Ming réagit comme s’il avait des yeux derrière la tête, se retournant et saisissant comme si de rien était la lame qui filait dans l’air pour en dévier la trajectoire. Il pivota alors sur lui-même tout en tirant la lance qu’il tenait toujours d’une seule main, et la pointe vint transpercer la poitrine du bretteur qui se mit à trembler violemment.

Une fontaine rougeâtre jaillit, recouvrant le soldat à la lance du sang de son camarade.

Ses yeux se posèrent sur ses mains avec un regard vitreux. Un de ses frères d’arme venait de mourir transpercé par sa lance et de sa main…

Il n’avait jamais ne serait-ce qu’imaginé que cela pourrait lui arriver, d’être totalement incapable de résister à une force aussi implacable. Toute son arrogance venait de voler en éclats en balayant son assurance.

A ce moment-là, le dernier soldat s’élança vers Na Yi et Na Shui avec une expression sinistre et déterminée. Il savait que sa seule chance de s’en sortir reposait sur la capture de l’une de ces deux jeunes filles.

Cependant, sa détermination venait d’apparaître sur son visage qu’elle allait rester à jamais figée. Le monde qui l’entourait s’effondra tandis qu’un voile de noirceur recouvrait tout. Il ne vit bientôt plus rien d’autre qu’un trou noir massif face à lui. Incapable de résister à la puissance étouffante qui s’en dégageait, il fut aspiré petit à petit.

Le décor changea alors une nouvelle fois. Il était de retour dans sa jeunesse. Cependant, quelque chose n’était pas à sa place, pas exactement comme dans ses souvenirs. La sensation était des plus étranges, comme s’il assistait à un passé alternatif.

Les unes après les autres, une infinité de scènes se mirent à tournoyer dans son esprit, se rassemblant pour mieux se séparer. Il vit d’innombrables fantômes de lui-même, tantôt à cheval et élégamment habillé, tantôt recroquevillé dans une couverture miteuse au coin d’une rue, tantôt couronné de gloire pour tous ses succès et tantôt implorant pour sa vie misérable.

Tous ces cycles de réincarnation se succédèrent sans qu’un seul d’entre eux ne soit le vrai. Les réseaux entremêlés de souvenirs confus déferlèrent alors comme une vague à travers sa mer spirituelle, balayant tout sur leur passage. La douleur intense le poussa même à souhaiter la mort.

Il poussa un cri d’effroi, témoignage de son désespoir. Sa mer spirituelle se déforma jusqu’à se briser sous la force impitoyable du vortex noir tourbillonnant, ne laissant que des fragments de son passé à travers les restes brisés de sa conscience.

‘Qui suis-je ?’

‘Qui…’

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