Néo-Life
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Chapitre 51 – Visite Guidée (2)

Le trio à l’air mauvais s’approcha en roulant des mécaniques vers Palkor et Marlon, se trouvant presque face à l’entrée du poste de contrôle permettant d’accéder à l’intérieur de l’Académie.

Les deux gardes en faction semblaient regarder le spectacle avec flegme et lassitude, comme s’ils étaient relativement habitués à une telle scène.

Les autres gens passant à côté d’eux semblaient même s’amuser de la situation, les yeux rieurs et chuchotant entre eux en pointant du doigt le conflit qui semblait maintenant inévitable.

« Tu vas voir, on va te rappeler que même si tu es le fils du Forgeur Céleste, tu n’es qu’une petite… »

« Il va falloir que je cogne un peu plus fort que la dernière fois, j’ai l’impression. »

Le trio se figea instantanément en entendant la voix grave et autoritaire qui venait de s’élever derrière eux.

Marlon remarqua l’homme qui venait d’arriver, un blond de plus de deux mètres dont les muscles semblaient faux tellement ils étaient détaillés et saillants sous sa peau d’ivoire. Son visage était l’expression même de la colère et ses yeux bleus semblaient vouloir foudroyer sur place les trois fauteurs de troubles qui allaient s’en prendre à Palkor et Marlon.

« Vlad, non, nous ne faisions que… »

La phrase du dénommé Narji fut coupée en plein milieu alors que le géant à la chevelure d’or venait de pivoter sur lui-même et de frapper en plein ventre le jeune homme, l’envoyant voler à plusieurs mètres de là, cognant dans le bureau qui servait de point de contrôle aux soldats vêtus de rouge, qui s’écartèrent d’un sursaut.

Les deux autres compères, Deica et Talron, tentèrent de s’enfuir en passant de chaque côté du colosse, mais ce dernier, dans un geste rapide et maitrisé, semblant ne nécessiter aucun effort, les attrapa à la gorge et frappa leurs deux crânes l’un contre l’autre, laissant échapper un bruit sinistre de craquement.

Le trio était à terre, inconscient, et cela n’avait duré que deux secondes, au maximum.

La voix dans la tête de Marlon s’était tue aussi brusquement qu’elle était apparue, la psyché malade du runiste pas du tout préparée à l’intervention du colosse.

Les deux soldats du point de contrôle s’étaient redressés et un air sévère s’affichait sur leur visage.

« Vladimir, vous croyez pouvoir faire ce que vous voulez ici ? »

Le géant blond les regarda avec mépris, et c’est presque en crachant qu’il leur répondit.

« Non, mais quand je vois que des soldats censés juguler les conflits et voyant les mêmes personnes harceler encore et encore le fils du Forgeur Céleste ne réagissent pas et semblent même prendre plaisir au spectacle, je me sens obligé d’intervenir. Vous voulez peut-être que j’aille voir Draknir et que je lui explique la situation un peu plus en détail ? »

Les deux hommes se renfrognèrent et secouèrent la tête en rythme.

« Alors emmenez ces merdeux hors de ma vue et soignez-les correctement. Peut-être que la prochaine fois vous ferez votre travail correctement ! »

L’hésitation se lit dans leurs regards, mais devant la foule qui passait devant eux et assistait à la scène, ils finirent par accomplir leur devoir, ramassant les trois jeunes hommes encore inconscients et les soignant grâce à une bague Sangsue, non sans jeter des regards assassins à l’intention de Vladimir.

Le dénommé Vladimir se tourna ensuite vers Palkor et sembla se détendre quelque peu.

« Et toi, tu vas décider à te défendre un jour ? Arrête de les laisser faire, sérieusement. On sait très bien toi et moi que tu peux t’en charger, non ? »

Palkor secoua la tête et sourit à celui qu’il semblait connaître très bien.

« Tu sais très bien que si je donne un coup de pied dans ce nid de frelons, mon Père ne me lâchera plus jamais. Salut, Vlad, et merci pour le coup de main. »

Les deux personnages se donnèrent une accolade rapide mais sincère, un sourire franc et amical affiché sur leurs deux visages respectifs.

Marlon ne dit rien et attendit que Palkor présente son ami, ce qu’il ne tarda pas à faire.

« Revenge, je te présente Vladimir Delron, ami d’enfance et meilleur élément de l’Académie. La partie martiale, bien sûr. Il est un peu trop benêt pour exceller dans la partie magique. »

« Hé ! Je viens de te sauver les miches ! »

Marlon vit une facette de Palkor qu’il n’avait pas encore aperçu jusque-là. Il paraissait à l’aise à côté de son ami, plus détendu, presque comme si ce n’était plus la même personne.

Vladimir tendit la main à Marlon et ce dernier la serra en grimaçant alors que ses phalanges gémissaient sous la poignée de main écrasante du géant blond.

« Tu dois être le nouveau arrivé par l’Ecluse, non ? Toute la garnison ne parle que de ça ! Il n’y a jamais eu quelqu’un d’assez fou pour tenter ça auparavant. Tu as réussi ton entrée, c’est le moins que l’on puisse dire. »

Contrairement à Palkor, Vladimir semblait être quelqu’un de joyeux et extraverti, ce qui contrastait fortement avec le caractère du fils de Than.

Il donna une tape amicale sur l’épaule de Palkor, ce qui le fit presque se plier en deux, et demanda en souriant :

« Tu fais le guide ? Pas trop dégouté d’avoir dû sortir ton nez des bouquins pour une fois ? »

Marlon décida que Vladimir était décidément quelqu’un qui connaissait Palkor sur le bout des doigts, et la mine renfrognée qu’afficha l’apprenti confirma cette pensée.

« N’en rajoute pas, Vlad. Et toi, penses-tu que les gardes vont laisser courir le fait que tu utilises le nom du Général pour justifier la raclée que tu as mis à Talron, Deica et Narji ? »

Il haussa les épaules dans un geste de désintéressement total.

« Bah, ils n’avaient qu’à mieux se comporter, et ce n’est pas comme s’ils n’étaient pas prévenus de ce qui allait se passer s’ils continuaient à te harceler. Ils n’en sont pas morts, c’est le principal ! Bon, je peux me joindre à vous pour le reste de la visite ? Il est presque l’heure de manger, et je suis affamé ! »

Palkor posa son regard sur Marlon, puis sur Vlad, et il sembla hésiter avant de finalement hocher la tête.

« Très bien. La prochaine étape, c’est les Forges. »

« Vous êtes déjà passés par le Puits ? »

Palkor roula des yeux en l’air.

« Je voulais précisément éviter de rallonger le trajet et montrer à Revenge cette partie une autre fois… »

« Ce qui n’arrivera jamais, car si tu lui fais visiter c’est que ton père ne t’a pas laissé le choix. Te sortir de tes expériences est soit une punition, soit un miracle divin. Et vu qu’aucun des Dieux n’est descendu sur Forgeciel aux dernières nouvelles… »

Marlon en profita pour s’incruster dans la discussion.

« Qu’est-ce que c’est que ce fameux Puits ? »

Vladimir lui retourna un sourire lumineux et il hocha la tête d’un air décidé.

« Il faut que tu le voies pour comprendre. Allez, Palkor, en avant, on va aux Puits ! On pourra rejoindre les Forges par les tunnels et monter ensuite au Marché pour manger un morceau ! »

Résigné devant l’enthousiasme inarrêtable de son ami, Palkor ne dit rien et poussa un long soupir avant de se mettre en route.

Marlon les suivit sans faiblir, car leur rythme de marche était très soutenu et il se laisserait distancer très rapidement s’il ne faisait pas attention.

Pendant trente minutes, ils marchèrent dans les tunnels et prirent de nombreuses intersections qui menaient il ne savait où. Ces tunnels de roche étaient de vrais labyrinthes et même le sens de l’orientation plutôt développé de Marlon fut totalement perdu au bout de quatre ou cinq couloirs presque identiques.

Des fois, la luminosité des lampes semblait un peu plus faible, des fois un peu plus fortes, mais les murs étaient identiques, et aucun repaire visuel à part les runes gravées à l’entrée des croisements lui aurait permis de se diriger un peu.

Mais il ne comprenait pas encore ce qui était marqué, aussi fit-il confiance à ses guides, non pas qu’il ait le choix, d’ailleurs.

Ils finirent par déboucher sur une ouverture d’où se dégageait une chaleur intense, et le cœur de Marlon fit un bond dans sa poitrine lorsqu’il vit le décor qui se tenait devant lui.

Une plateforme métallique courait le long de la paroi de ce qui semblait être le cratère du volcan, et s’élançait sur plusieurs centaines de mètres de circonférence, de nombreux étages visibles, aussi loin que la vue de Marlon lui permettait de voir.

En haut, aucune sortie n’était visible, seules des parois de roches décorées par les échafaudages métalliques sur lesquels semblaient s’affairer des gens portant une tenue jaune vif.

En bas, au fond du cratère, un océan de lave reposait, liquide rouge orangé tout droit sorti des tréfonds de la terre et d’où se dégageait une chaleur suffocante.

De là où il se tenait, Marlon pouvait voir des machines semblant voguer à la surface de la lave, et des dizaines de tuyaux ressemblant à du verre sortaient de cet océan pour s’élancer vers le sommet du volcan avant de s’enfoncer à divers endroits dans les profondeurs rocheuses.

Ces tuyaux pompaient la lave et l’emmenait il ne savait où dans la montagne.

Le spectacle était magnifique, et un peu angoissant également.

La plateforme métallique sur laquelle il se tenait semblait être recouverte du même matériau transparent dont étaient faits les tuyaux distribuant le magma.

La sueur se mit à couler sur le corps du runiste, tentant d’évacuer par tous les moyens la chaleur écrasante qui régnait autour d’eux.

« Impressionnant, pas vrai ? Regarde, ce tuyau, c’est par là que tu es arrivé. »

Marlon suivit le doigt pointé de Vlad et il vit en effet un tuyau traverser le cratère de bout en bout, se rappelant le moment où il avait survolé cet océan de lave.

« Et à quoi servent tous ces tuyaux ? »

« Forgeciel est une cité magique, mais la lave est le carburant parfait pour les machines à vapeur et thermiques que nous avons dans notre cité. On s’en sert pour maintenir la température de toute la cité à longueur d’année, et aussi pour fertiliser nos champs, extraire du métal, creuser la roche…les utilisations sont infinies et on en découvre de nouvelles chaque année qui passe ! Ceci, c’est le Puits, et c’est la source de notre puissance ! »

Vladimir semblait très fier de sa cité, et Marlon put comprendre ce sentiment, au vu de tout ce qui semblait composer Forgeciel. La cité semblait aux premiers abords bien plus organisée et plus soudée que ce qu’il avait pu voir à Delia. La cohésion et l’ordre qui y régnaient semblaient presque surnaturels tellement ils étaient prononcés.

« Notre magie est surtout ce qui fait notre force, Vlad. Je ne dénigre pas le travail d’ingénierie qui est fait ici, mais ce qui l’a permis, c’est nos runes. Elles ont donné naissance à notre société ! »

Vlad secoua la tête et il commença à marcher sur la plateforme métallique, longeant les parois du cratère sur lesquelles était accrochée la structure.

« On pourrait passer la journée à en débattre, tu le sais très bien…demandons plutôt à notre invité ce qu’il en pense ? »

« C’est…vraiment stupéfiant. Honnêtement, je n’ai jamais vu quelque chose se rapprochant de ça à Delia… »

Vlad et Palkor rirent tous deux de bon cœur à la réflexion de Marlon.

« Delia est une capitale d’arriérés ! L’île Onirique est bien plus développée ! Et ne parlons pas des Terres Impériales ! Même si aucun de ces endroits n’arrivent au niveau de Forgeciel… »

« Mais…Forgeciel a l’air assez repliée sur elle-même. Comment savez-vous tout cela ? »

Ce fut Palkor qui répondit à la question de Marlon.

« Grâce à ceux qui partent en mission ! Nos militaires sont envoyés au Front, mais également dans diverses parties de l’Empire pour former et observer. Quand ils reviennent, on enregistre leurs souvenirs grâce à la magie et on s’en sert à l’Académie pour instruire tous les Apprentis… »

« Votre système a l’air vraiment bien rodé… »

« Tu ne peux pas rester indépendant dans l’Empire sans avoir des points de pressions et une organisation développée…cela a toujours été un équilibre subtil de force et de diplomatie »

Vladimir se lança dans un long monologue sur les qualités de Forgeciel alors que le trio s’avançait sur la plateforme métallique et que Marlon tentait de ne pas regarder trop souvent en bas, l’angoisse des profondeurs gorgées de lave ne le quittant pas vraiment.

Ils finirent par arriver devant une ouverture dans la roche et ils s’engouffrèrent dedans, l’air se rafraichissant instantanément pour retrouver une température un peu plus supportable que celle qui régnait dans le Puits.

Vladimir et Palkor ne semblaient même pas avoir transpiré, et ils s’élancèrent dans le tunnel de roche sans même faire de pause ou soupirer de soulagement comme le fit Marlon.

Cette fois-ci, leur vadrouille dura moins longtemps et il ne leur fallut que cinq minutes pour atteindre leur destination.

« Voici l’un des endroits préférés de Palkor ! Laisse le ici sans rien dire et tu le retrouveras deux semaines plus tard, toujours en train de tourner dans les allées et de faire ses expériences. »

Le concerné mit un coup de coude grincheux dans les côtes du géant, mais Marlon ne put s’empêcher de remarquer que ses yeux brillaient d’anticipation et il comprit rapidement pourquoi.

Lorsqu’ils débouchèrent sur la cavité qui abritait les Forges, un bruit d’usine parvint aux oreilles de Marlon.

Des coups de marteaux, du métal qui se fait couper, des souffleuses puissantes qui brassaient l’air de la cavité, un brouhaha de voix qui s’interpellent et donnent des ordres résonnèrent dans l’air ambiant en même temps qu’une puissante odeur de métal fondu envahirent ses narines.

S’y mêlèrent des senteurs de souffre et de sueur qui flottaient en arrière-plan alors que devant les yeux de Marlon se jouait un spectacle dont l’échelle était démesurée.

La cavité, aussi grande voire même plus que celle où se trouvaient les résidences, était en fait un atelier géant où des centaines de poste de travail s’alignaient les uns à côté des autres.

Les travailleurs vêtus de tenues pourpres étaient tous très actifs derrière leurs ateliers qui ressemblaient à s’y méprendre à des postes de métallurgie. Un grand plan de travail, une forge dans laquelle ils enfournaient les différents métaux et matériaux utilisés, et un bac géant de ce qui ressemblait à de l’eau et dans lequel ils plongeaient les pièces de métal rougeoyant.

Tous étaient faits de la même façon, les forges étant toutes reliées à un système complexe de tuyaux s’élevant vers le plafond et distribuant du magma qui servait apparemment à alimenter tout ce qui en avait besoin.

De là où il se tenait, Marlon aurait pu avoir l’impression de se tenir devant une colonie de fourmis hyperactive, et il remarqua que Palkor avait un sourire béat devant cet usinage studieux.

Ils restèrent appuyés contre la rambarde métallique qui donnait sur un escalier permettant d’accéder aux profondeurs de la forge. C’est Vladimir qui expliqua à Marlon ce qu’il voyait, Palkor bien trop absorbé par le spectacle.

« Bienvenue aux Forges ! C’est ici que tous les Forgeurs viennent créer leurs Sangsues, ainsi que tout ce dont la cité a besoin comme pièces de métal, structures complexes et autres nécessités. »

De temps à autre, des flashs lumineux éclataient çà et là, laissant deviner l’usage de la magie qui était lié à la création de Sangsues.

« Il y a plus de dix mille ateliers de forge ici, et tous sont pris quasiment en permanence. C’est la fierté de Forgeciel, et aussi de là que provient la force de notre production. Tu ne peux imaginer tout ce que ces types peuvent créer en une journée ! Impressionnant ! »

Marlon ne pouvait s’empêcher de se sentir admiratif devant un tel spectacle, remarquant un tapis roulant traversant la totalité de la caverne et sur lequel les artisans posaient leurs diverses créations.

Il put y voir comme l’avait décrit Vladimir des pièces de métal, des sphères qui allaient surement devenir des Observateurs, mais également des armes telles que des lances aux reflets métalliques, des couteaux, et bien d’autres qu’il ne reconnut pas.

« C’est à cela que tu te formes Palkor ? »

Le jeune homme sortit de sa rêverie et hocha la tête, les sourcils froncés.

« Ce que Palkor ne dit pas, c’est qu’il veut être encore plus que ça. Il y a une forge au sommet de la montagne que nous appelons la Forge Céleste. D’anciennes formations runiques concentrent le mana comme nulle part ailleurs et permettent de créer des Sangsues incroyables, dignes des mythes et légendes de Gaïa. »

« Vlad, tais-toi… »

Le colosse blond feint la surdité et continua à raconter sa petite histoire, Marlon remarquant la gêne sur le visage de l’Apprenti

« …mais seulement, il faut faire partie des cinq meilleurs Forgeurs pour y avoir accès, et seul la compétition annuelle de Forgeciel décide des rangs ! »

Marlon regarda les deux acolytes et posa la question qui s’imposait.

« Pourquoi tu n’y participes pas, alors ? »

Palkor baissa la tête, honteux, et c’est Vladimir, tout sourire, qui donna la réponse à Marlon.

« Celle de cette année vient de se terminer, et cet idiot a tellement travaillé dur pour se préparer à la compétition qu’il s’est endormi dans son atelier et ne s’est réveillé que vingt-quatre heures après… »

Vladimir éclata de rire alors que Palkor maugréait contre les moqueries du géant, ne niant cependant pas les faits qui étaient relatés.

Il donna une tape amicale sur l’épaule de l’Apprenti et son sourire moqueur se radoucit.

« Mais je ne m’inquiète pas. Ce type est vraiment un des génies de la Forge. L’année prochaine, il se placera sans difficulté parmi les meilleurs de la cité. Il faudra juste être un peu patient, encore, n’est-ce pas ? »

Palkor hocha la tête, une détermination renouvelée affichée sur le visage.

« Bon, maintenant que tu as vu la Forge, on continue la visite ? Je vais vraiment mourir d’inanition si on ne se dépêche pas. Prochaine destination : le Marché ! »

« Je suppose que le quartier mérite son nom ? »

« Et bien plus ! C’est l’endroit où tu peux trouver ce que tu veux, si tu en a les moyens ! Il y a une branche de la guilde des aventuriers, les bâtisses de profession également, des étals de nourriture tous plus exquis les uns que les autres, des spectacles, des fêtes…c’est mon endroit préféré dans toute la cité ! »

« Pff, tu parles. C’est un lieu de divertissement et de luxure qui ne fait que nous détourner de nos objectifs… »

Vladimir rigola, d’un rire franc et bruyant.

« Comme tu l’auras deviné, ce n’est pas l’endroit favori de Palkor ! Mais je te promets que ça vaut le détour ! »

Marlon hocha la tête et demanda à ses deux guides ce qui le travaillait depuis son arrivée.

« Et pensez-vous que nous pourrions visiter le quartier où sont gardés les familiers ? Le mien est censé y être gardé depuis que je suis là, et j’aimerais prendre de ses nouvelles… »

Palkor secoua la tête d’un air désolé avant de répondre au runiste.

« Il faut que tu attendes d’avoir ta bague d’identification pour accéder à ce quartier. Il se trouve au niveau du Fort, que nous ne pouvons visiter avec tes papiers actuels. Mais dès que tu auras ta bague, il n’y aura plus de souci. Mais ne t’inquiètes pas, les Familiers sont estimés, chez nous. Personne ne blessera ou maltraitera ton compagnon. »

Marlon se sentit rassuré avec les paroles de Palkor, mais il ne pouvait s’empêcher d’être inquiet pour Luna. Il n’avait vu aucun familier jusqu’à présent, il se doutait donc que ces derniers n’étaient pas autorisés à se promener comme ils le voulaient dans la cité. Mais il voulait voir de ses propres yeux comment Luna était traitée et si tout allait bien pour elle.

Ils se remirent en route, s’enfonçant à nouveau dans les tunnels pour une marche qui ne dura guère plus de dix minutes.

« Nous avons presque tout vu des Communs. Quand tu auras ta bague, tu pourras explorer à ton aise tout ce que nous n’avons pas vu, d’accord ? »

Ils arrivèrent rapidement au hall où se trouvaient tous les ascenseurs magiques, et Marlon emboita le pas de ses deux guides, l’un renfrogné, l’autre tout sourire.

« Femmes et bonne chair, nous voilà, hahaha ! »

Vladimir tendit le poing en l’air tel un conquérant alors que la cabine s’élevait pour disparaitre dans le tunnel de roche menant à un étage supérieur. Palkor poussa un profond soupir, et Marlon ne put s’empêcher d’être curieux quant à ce qui les attendait.

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