Le Chevalier des Elfes
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Chapitre 9

Arthur : Quelle puanteur, les skavens ont pourtant la réputation d’avoir un bon odorat. Comment font-ils pour supporter de telles odeurs ?

Glil : La force de l’habitude, les hommes-rats sont des créatures habituées à la promiscuité et, qui vivent entourées de déjections. Maintenant silence nous approchons du but.

Les hommes-rats optèrent pour une attaque surprise en marchant lentement, mais un skaven avec un grand sabre et très enthousiaste marcha sur la queue d’un semblable, ce qui causa un couinement sonore et alerta les elfes.

Glil : Zut des skavens !

Arthur : Dispersons-nous, ensemble nous sommes une cible idéale pour nos nombreux adversaires. Séparés, nous serons plus difficiles à attraper, et nous aurons plus de chances de réaliser notre objectif.

Encore une fois le parfum magique respiré par Glil le poussa à faire une lourde bourde orale.

Glil : Non je vous ordonne de rester avec moi pour me protéger, euh ériger un mur de boucliers.

Arthur : Vous avez entendu le lapsus du lieutenant, il veut avant tout sauver sa peau, en nous sacrifiant s’il le faut.

Glil : Écoutez l’officier le plus gradé c’est un ordre, ne partez pas. Arthur si je m’en sors vivant tu me le paieras.

Les soldats sous les ordres du lieutenant Glil se dispersèrent malgré les directives de leur supérieur hiérarchique qui se révéla paralysé par la peur, et ne tenta pas de fuir. Un sorcier skaven sentit son vice et il entama une discussion. Il usa aussi de pouvoirs de prophétie pour préparer le terrain de la corruption. Il amena avec lui un coffret mystérieux.

Sorcier : Je sais que tu veux devenir général, mais je peux faire de toi un roi.

Glil : Comment cela ?

Sorcier : J’ai les moyens de faire de toi un monarque des elfes.

Glil : Vous prenez beaucoup de vies elfes pourtant.

Sorcier : Pour l’instant nous gagnons mais un jour nous finirons balayer, à moins de prendre des mesures particulières.

Le lieutenant crut les propos de son interlocuteur à cause de son orgueil insensé. Glil essaya de résister pour le principe, mais la vue d’un coffret rempli d’or pour de bons renseignements, diminua à très grande vitesse sa moralité. Et il devint un agent des skavens. S’il était une personne peu honorable, en revanche il était un bon menteur. Il réussit à convaincre les hommes-rats, qu’il était un officier qui faisait partie de l’état-major du général Lancelot ; qu’il pouvait faire connaître aux skavens la stratégie d’une armée entière sans problème. Alors que le général se méfiait de Glil, et ne lui communiquait qu’un minimum de renseignements.

Arthur le fort était très fatigué, cela faisait des heures qu’il courait au hasard, ses poumons étaient en feu, ses jambes lui semblaient en plomb, Arthur avait plusieurs points de côté. Même s’il estimait prendre un gros risque, il décida de s’arrêter quelques minutes. Terrassé par la fatigue, il s’endormit une heure. Quand il se réveilla il était en bien meilleure forme, mais aussi très inquiet. Il se sentait honteux d’avoir osé succomber au sommeil, quand ses camarades risquaient leur vie. Toutefois la sieste du fort fut très utile, cinq minutes après s’être remis en marche, Arthur tomba sur un groupe de skavens, puis deux minutes après un combat mémorable, il fut confronté à une autre patrouille d’hommes-rats, peu de temps après il rencontra de nouveau un détachement de skavens. Après sa pause le fort terrassa plus de vingt patrouilles d’hommes-rats. L’efficacité terrible d’Arthur le sauva, les skavens qui étaient lâches par nature, se mirent à éviter soigneusement le secteur où se trouvait le fort. De plus les chefs hommes-rats célèbres pour leur égoïsme, et leur refus d’admettre un consensus, s’enlisèrent dans des querelles. Alors ils envoyèrent leurs troupes se battre contre leurs congénères, au lieu de s’unir face à Arthur.

Après que le fort ait marché quelques heures, il décela des traces de combat de la part de camarades elfes, il découvrit que cinq soldats de son camp avaient péri des mains de l’ennemi. Les corps de ses compagnons d’armes se révélaient dans un triste état, il n’était possible de les reconnaître seulement à la présence du symbole martial sur certains vêtements en lambeaux, la larme. Le fort appartenait à une armée qui fut sauvée grâce aux larmes du dieu Jéhavah d’après la légende. Lors d’une retraite dans une contrée désertique, une pluie providentielle sauva des milliers d’elfes. Depuis Lancelot décida que son armée aurait pour symbole principal la larme.

Quant au fort, il éprouvait une amertume monumentale, du fait que des braves n’aient pas le droit à une sépulture décente, et aient servi de repas à des adversaires. Les elfes décédés avaient les jambes, les bras, et le visage qui subirent une mastication. Arthur se fit le serment de causer un grand nombre de morts chez les skavens, de générer un cataclysme de feu en usant de la pierre super malnérale. Ce minéral avait pour propriété d’exploser très facilement, il était comme la poudre de canon, une étincelle suffisait à causer une puissante déflagration.

Arthur remarqua qu’il se rapprochait du but à cause de la présence d’une odeur rappelant le miel, la senteur de la pierre malnérale. En prime l’oppression s’accroissait à un niveau inquiétant, il semblait que le voile avec l’au-delà s’atténuait, que les fantômes pouvaient se manifester plus facilement, des murmures de déments devenaient audibles malgré le fait que le fort soit la seule personne dans les parages. La pierre était une sorte d’aimant à esprits malfaisants, elle leur fournissait de la force pour apparaître dans le monde matériel.

Il fallait souvent sur le long terme des dispositifs spéciaux pour que les mineurs skavens l’extraient en paix. Mais les spectres s’avéraient surtout des nuisances mineures pour le moment, il existait pire comme menace. Il y avait un gardien attaché à une chaîne qui remplissait consciencieusement sa tâche, un rat-mastodonte. La créature bien qu’elle soit de taille immense pour un rat avait encore à grandir, son gabarit valait celui d’un ours adulte. Il valait mieux se méfier certaines grosses bêtes pouvaient se montrer étonnamment véloces. Le mastodonte subissait autour du cou la présence d’une entrave de métal reliée à un mur, mais elle avait suffisamment de liberté d’action pour empêcher Arthur de s’approcher du gisement principal de super pierre malnérale.

D’ailleurs l’animal savait user à son avantage de sa chaîne de plus de vingt mètres de longueur, il était capable d’imprimer des mouvements à son entrave pour déséquilibrer un adversaire qui essayerait de l’attaquer sur les côtés ou par derrière. Arthur en fit l’expérience à ses dépens, car il faillit trébucher. En prime la créature avait l’air d’avoir développé des caractéristiques gênantes. En effet le rat bénéficiait d’une peau avec la consistance du cuir, à la résistance surnaturelle, les coups d’épée d’Arthur ne faisaient qu’égratigner légèrement la bête.

Il était nécessaire de passer mais il fallait d’abord résoudre le facteur de la sentinelle animale. Une donnée qui gênait considérablement. Le rat géant poussa un cri tonitruant et chargea dès qu’il estima pouvoir dévorer son adversaire. Arthur répliqua par un cri de guerre et commença à éviter les coups. Il arrivait à esquiver les coups de son ennemi et à répliquer avec son arme, toutefois il ne parvenait pas à obtenir de résultats satisfaisants sans son processus de mise à mort. Il cherchait dans sa mémoire une idée susceptible de renverser la situation.

Pour l’instant il ne trouvait rien, pire certaines des blessures de son adversaire avaient déjà totalement disparu. Le rat disposait de capacités de guérison extraordinaires. Et surtout sa vitalité semblait assez étonnante pour lui garantir la victoire en cas d’une longue confrontation.

Bien que cela fasse cinq minutes que la bête se livre à des assauts furieux, elle ne montrait pas de signe de fatigue, elle paraissait encore en pleine forme. Tandis qu’Arthur éprouvait un début de point de côté, il finirait par perdre bientôt en vivacité si le duel se prolongeait trop. Arthur se sentait désespéré à la perspective de finir en friandise pour un rat. Soudain il eut une illumination, il tenait la solution, il allait donner des friandises succulentes à l’animal. Ainsi il rapprocha d’un mur bleu comportant de la super pierre malnérale, en décrocha rapidement un gros morceau de la taille d’un poing d’humain adulte, et le jeta au sol.

Le rat ne résista pas à la tentation, et s’empiffra. Ce fut une action qui le conduisit à subir une overdose. Bien que la pierre ait un goût succulent pour la bête, elle était rapidement mortelle pour la plupart des êtres vivants qui dépassait une dose quotidienne de quelques grammes. Après sa victoire Arthur commença à mener des préparatifs pour allumer une mèche très longue reliée à un tonnelet de poudre à proximité de la super pierre malnérale.

Glil était en train d’observer Arthur, il se tâtait pour agir. Son instinct de survie lui dictait d’attaquer par derrière, de transpercer lâchement dans le dos son ennemi afin de maximiser ses chances de survie. Par contre son orgueil l’incitait à tuer par devant son adversaire afin de l’humilier.

Il savait que le fort était assez fier de ses capacités de combattant, qu’une partie de son amour propre reposait sur la certitude qu’il était un guerrier doué. Pourtant le lieutenant hésitait sur la démarche à adopter, certes il se jugeait comme un champion de l’épée. Toutefois Arthur déployait de temps à autre des ressources impressionnantes, il avait été béni par un dieu de la guerre. Par conséquent même si le talent naturel du fort était nettement moins développé que celui de Glil, en puisant dans le pouvoir de sa divinité il pourrait toujours arriver à l’emporter.

Puis le lieutenant se rappela que la super pierre malnérale avait des effets assez particuliers sur les sorts et les bénédictions divines. Elle pouvait quelquefois renforcer leur puissance, mais la plupart du temps elle perturbait leur recours. Seuls des experts ayant des décennies d’expérience étaient capables de recourir à la magie sans générer de catastrophes à cause de la super pierre malnérale.

Donc Glil n’avait aucune raison d’avoir peur. Si Arthur avait deux sous de jugeote, il n’essayerait pas d’accroître ses facultés martiales en demandant l’aide d’un dieu, tant qu’il se situerait dans les parages. Autrement dit le lieutenant devait profiter de sa position avantageuse pour humilier en toute quiétude le fort.

Glil : Arthur je te retrouve, je vais prendre un immense plaisir à t’embrocher avec mon épée.

Arthur : Lieutenant il faut partir, la réserve de super pierre malnérale des hommes-rats va bientôt exploser.

Glil : Je m’en fiche, les chances de retrouver le chemin de la surface sont infimes. Puisque je suis quasiment sûr de mourir dans un labyrinthe souterrain, autant en profiter pour satisfaire un rêve cher, celui de te tuer de mes propres mains.

Arthur : Apparemment vous ne me laissez pas le choix, je vais devoir lever la main sur vous.

Glil : Si tu crois qu’un berserker comme toi peut l’emporter sur une fine lame, tu es encore plus idiot que je le pensais.

Arthur emmena son adversaire dans une vaste salle apparemment dédiée au stockage des poutres en bois. Ainsi son ennemi ne pourrait pas invoquer l’excuse de l’environnement pour justifier une défaite de sa part. L’endroit large offrait une bonne superficie pour un duel à l’épée, même s’il contenait quelques poutres, il se caractérisait surtout par le fait d’offrir un vaste espace dégagé, plat au niveau du sol, et sans traîtrise du genre un caillou glissant camouflé par de l’herbe haute.

Le lieutenant Glil après réflexions estimait sa victoire comme absolument sûre, il voyait comme une impossibilité la défaite. Pourtant il s’encroûta au fil des années, tandis que son adversaire s’entraînait sans relâche et affronta de nombreux combattants. Arthur le fort n’avait pas envie de lever la main sur un elfe, même dans le cas où il ressentait une profonde antipathie pour son antagoniste, pourtant il devait se battre pour survivre. En outre son sixième sens l’informait que Glil pourrait faire capoter la mission pour bien se faire voir des skavens. Le fort ne disposait pas de preuves formelles, donc il était dans l’incapacité d’envoyer pour une affaire de trahison le lieutenant devant un tribunal, mais il trouvait bizarre que son supérieur hiérarchique s’en soit tiré. La seule explication logique à sa survie venait sans doute d’une traîtrise.

Cela semblait assez spécial de faire des plans au beau milieu d’un combat, mais dans le cœur d’Arthur ne se trouvait pas seulement de la vertu, mais aussi une ambition monstrueuse. Cependant Arthur choisirait vraisemblablement de se taire s’il revenait à la surface, même s’il avait de lourds soupçons. Il ne tenait pas à compliquer ses relations avec Glil, et il jugeait qu’une intuition constituait un élément beaucoup trop léger pour déclencher une procédure judiciaire contre quelqu’un.

Toutefois le lieutenant ne partageait pas les scrupules du fort, il avait la ferme intention de malmener son opposant. Il enrageait que ses tentatives précédentes de blesser légèrement son adversaire échoue, que toutes ses attaques aient été parées par une épée. Pourtant il usa de ses meilleures bottes pour tenter de surprendre son antagoniste, il employa des techniques élaborées.

Et le plus décourageant venait de la lassitude d’Arthur qui signifiait qu’il ne prenait absolument aucun plaisir au combat, qu’il s’ennuyait ferme. Il devait se retenir pour ne pas bailler, le combat durait uniquement parce qu’Arthur ménageait son antagoniste. Qu’il ne souhaitait pas blesser un supérieur hiérarchique. Et qu’il espérait arriver à raisonner son adversaire au moyen de paroles.

Mais à chaque fois que le fort ouvrait la bouche pour appeler le lieutenant à se montrer raisonnable, il ne faisait que causer un accroissement de la colère chez son interlocuteur. Il aurait fallu être aveugle ou bien idiot pour ne pas remarquer qu’Arthur dominait largement son opposant. Malheureusement Glil était tellement obnubilé par sa volonté de provoquer des dommages, qu’il ne se rendait pas compte qu’il se ridiculisait. Il se démenait du mieux qu’il pouvait afin d’infliger un coup handicapant, mais il ne parvenait pas à représenter un véritable danger pour son ennemi.

Arthur lassé de jouer à une partie ennuyeuse, se mit à donner des coups du plat de son épée sur les fesses du lieutenant afin de prouver l’étendue du fossé les séparant lui et son assaillant. Alors Glil changea de tactique, il visa le cou de son ennemi avec la motivation de lui causer une blessure mortelle à l’épée. De son côté le fort plongea, et usa du plat de sa lame pour donner un coup à l’entrejambe de son antagoniste. Glil lâcha son arme sous le coup de la douleur violente, puis il se fit assommer par un uppercut foudroyant.

Arthur : Mon lieutenant vous êtes vraiment embêtant.

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