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Chapitre 74 – Je vais te montrer ma détermination !

Song Shuhang serra les poings. Les caractéristiques particulières de cet homme correspondaient exactement à la description qu’avait fait Lin Tao de l’individu l’ayant payé pour recueillir des informations sur lui.

Et comme il le pressentait, c’était bien lui. Il avait affirmé à Brume Pourpre Fluviale qu’il serait définitivement résolu à aller jusqu’au bout. Le moment était venu de voir où se trouvait ce bout.

Soudain, l’homme aux longs bras tourna la tête et regarda dans sa direction.

Puis, il baissa la tête, ralluma le téléphone de Zhao Yaya et composa un numéro.

Le téléphone dans la poche de Song Shuhang sonna. Il avait été repéré.

Il s’y était attendu. Après tout, il n’avait commencé à cultiver la technique de la Constitution des Fondations que deux jours plus tôt, et les techniques mentales un seul. Il était normal que son adversaire fût capable de découvrir sa cachette.

Il décrocha.

L’homme lui lança un sourire étrange, et la voix de Zhao Yaya sortit de sa bouche : « Je t’ai trouvé, Song Shuhang l’étudiant. »

Après cette simple phrase, l’inconnu raccrocha.

Immédiatement, il ramassa Zhao Yaya toujours inconsciente et se dirigea rapidement vers le cul-de-sac derrière le studio de photographe.

Le jeune cultivateur rangea son téléphone et ferma les yeux pour se calmer. Après un court instant, il quitta l’hôtel Guo Xin et suivit les traces de l’homme aux longs bras.

Dans la discrète allée.

Zhao Yaya était collée contre un des murs, n’ayant visiblement pas été blessée.

Song Shuhang s’arrêta à cinq mètres de l’homme.

Ce dernier leva les yeux vers lui et rit d’un air suffisant, utilisant toujours la voix de la jeune femme. « Tu es vraiment venu, Song Shuhang. Oh la la ! Quelle terrible expression. »

Contrairement à cette affirmation, son visage était dénué d’émotion.

« Intéressant. Lorsque tu étais dans l’immeuble, tu n’étais pas surpris de me voir. Je n’ai perçu que de la colère. Tu t’y attendais ? C’est inattendu. J’étais vraiment stupéfait » poursuivit-il en persistant son petit numéro d’imitation.

Song Shuhang était sans expression.

« Est-ce que c’est ma voix qui te dérange ? Pas besoin d’être aussi en colère, c’est juste une petite technique de changement de voix » continua-t-il d’un air suffisant, son discours revenant aux intonations basses et rauques d’un homme.

Non seulement ses cordes vocales, mais son apparence changea selon sa volonté.

« Quoi qu’il en soit, je suis heureux que tu sois venu ici. Ça montre que tu prends soin de cette fille à côté de moi. C’est ta cousine, hein ? » L’homme ajouta d’une manière étrange : « Se soucier de la sécurité d’un mortel, c’est ridicule ! Aîné ~ Song ~ Shu ~ hang, réponds-moi, es-tu juste en train de forger ton caractère dans le monde des mortels, ou en es-tu un toi même ? »

Le jeune homme resta de marbre.

« J’ai vérifié tous mes renseignements. Tu n’es qu’un gamin ordinaire, tout ce que j’ai appris de ton enfance le prouve ! » Soudainement, il se mit à crier, hystérique. « Je ne comprends pas, pourquoi le Maître d’Autel a-t-il peur d’un simple mortel comme toi ? Il pense même que tu es un aîné expérimenté cultivant parmi les simples gens sous une fausse identité. Il pense que tes amis et ta prétendue famille sont tous des étrangers, incapables d’être utilisés pour te menacer. Il a même fui la Cité Universitaire de Jiangnan ! »

Song Shuhang ne cilla pas, tel un mur, mais il obtenait des informations intéressantes.

« Non seulement il a balayé mes résultats d’un revers de la main, mais il a aussi emporté la potion de Trempe Corporelle qui était censée être ma récompense. Tout est de ta faute, Song Shuhang ! Un banal mortel, pourquoi le Maître d’Autel ne me croit-il pas ? » insistait-il frénétiquement : « Maintenant dis-le moi. Dis-moi que tu es un homme normal ! Et ensuite, laisse-moi te tuer dans cette impasse ! Alors, je lui dirai qui tu étais vraiment, et je recevrai la potion qui me revient de droit ! »

Ne pense même pas à t ‘enfuir. Je suis un cultivateur ayant ouvert les Acupoints de l Oeil et du Nez, tu n’a s aucune chance de t’ échapper ! Dans cette voie sans issue , personne ne viendra te sauver ! Je vais te tuer et te faire fondre avec du Liquide Dissolvant les C orps . Tu n’ a s aucune chance !

L’homme aux longs bras enleva ses lunettes de soleil, révélant des yeux injectés de sang.

Il était déjà brisé. Il avait minutieusement enquêté sur le jeune homme, et la précieuse potion était sur le point de tomber entre ses mains, lui permettant d’atteindre de nouveaux sommets en ouvrant le troisième Acupoint, celui de l’Oreille.

Mais alors, le Maître d’Autel l’avait réprimandé pour avoir obtenu de fausses informations. Non seulement la récompense prévue lui avait été retirée, mais il en était de même pour sa part annuelle de cette potion.

Et plus important encore, il avait perdu la confiance du Maître d’Autel. Ses perspectives d’avenir devenaient sombres.

Ces événements lui portèrent un coup accablant, dépassant ce qu’il était mentalement capable de supporter. Alors, il décida de tomber lui-même sur Song Shuhang et enleva Zhao Yaya.

Il essayait de le tuer afin de faire ses preuves auprès de son patron.

« Je vois, je comprends la séquence des événements maintenant. » Song Shuhang, qui était resté silencieux, parla finalement d’une voix grave.

Pas étonnant que ce “Maître d’Autel”, tirant les ficelles dans l’ombre, n’eût pas volé l’esprit fantôme lui-même. Au contraire, il avait dépensé beaucoup d’efforts pour enquêter discrètement à son sujet, envoyant même un subordonné pour sonder sa force. Il avait fait preuve une extrême prudence.

Ses adversaires pensaient la même chose que Douce Plume : il était un aîné puissant.

Song Shuhang supposa que, quand ils étaient arrivés à la rue Luo Xin de la Cité-J, ils étaient déjà observés par les hommes de mains de ce mystérieux maître. Comme la jeune femme l’avait constamment appelé “Aîné” et qu’elle même était formidable, elle leur avait fait croire qu’il était un aîné à la puissance effroyable trempant son caractère dans le monde des mortels.

Coïncidence, le Maître d’Autel eut un aperçu du venin mortel du Maître Praticien, ce qui renforça sa conviction d’avoir affaire à un expert.

Et plus important encore, il avait quitté la région, ce qui impliquait qu’il avait été à proximité jusque-là… Le second individu empoisonné devait être lui.

Son ennemi était inquiet. C’était une bonne nouvelle pour lui.

« Maintenant… » Il regarda l’homme aux longs bras. Il voulait confirmer sa résolution à combattre son adversaire, sa détermination à affronter le monde impitoyable des cultivateurs.

Ils se trouvaient dans une impasse trop rarement fréquentée pour qu’ils fussent découverts, choisie avec soin par l’individu enragé. De plus, ce dernier semblait posséder un liquide capable d’effacer un cadavre sans laisser de trace.

Tant que tout se déroulait comme prévu, personne ne saurait rapidement qu’un meurtre avait eu lieu à cet endroit.

Son ennemi était un pratiquant ayant ouvert les Acupoints de l’Œil et du Nez. La “pilule puante” du Maître Praticien pouvait lui être utile. Mais avant d’utiliser celle-ci, il avait besoin d’une ouverture. Au minimum, il avait besoin qu’il s’éloignât de Zhao Yaya.

« Répond-moi, Song Shuhang ! » L’homme aux longs bras, frénétique, pointait une lame sans manche vers le jeune étudiant.

Ce dernier dit alors d’une voix sérieuse : « Potion de Trempe Corporelle. »

« Quoi ? »

« C’est ce que tu veux ? » Il fit apparaître une petite bouteille dans sa main gauche et en ôta le bouchon avec son pouce. Brusquement, une odeur spécifique se répandit.

« De la potion de Trempe Corporelle ! » L’homme fut secoué un bon moment.

« Tu en veux ? » demanda Song Shuhang calmement.

« Lance-la moi ! » cria son interlocuteur.

« Viens plutôt la prendre. Je ne suis qu’un simple mortel, tu n’as pas d’inquiétude à avoir. Je peux te donner cette fiole. Et tant que tu relâches ma sœur, je peux t’en donner encore plus. »

Il écarquilla les yeux et répéta : « Plus ? »

« Oui, plus. Assez pour que tu en aies pour un bon moment ! » La voix du jeune homme résonna, diablement tentatrice.

L’homme délirant regarda Song Shuhang, confus. Après quelques instants, il se rapprocha prudemment.

Tendant la bouteille dans sa main, il avait l’air de coopérer, inoffensif.

Pas à pas, l’homme s’avançait vers le flacon de potion de Trempe Corporelle, les yeux brillants. Soudain, il s’appuya sur son pied droit et chargea vers l’avant, comme une flèche tirée d’un arc, sa main droite tendue vers l’objet de sa convoitise.

Peu lui importait si l’étudiant avait plus d’un tour dans son sac. Tant qu’il pouvait profiter de sa vitesse supérieure pour s’emparer de la potion, le reste n’avait plus aucune valeur à ses yeux.

Si ce liquide n’était pas contrefait et que Song Shuhang pouvait lui en fournir suffisamment et régulièrement, il pouvait envisager de les laisser vivre… temporairement !

La cupidité assombrit les pensées et la richesse aveugle les yeux. Son esprit était figé sur la potion devant son nez, mais il avait négligé quelque chose. Pourquoi Song Shuhang en aurait-il eu ? Et comment pouvait-il en avoir encore plus ?

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