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Chapitre 125 – L’élégant Jeune Maître Hai

Ils avaient un gros problème : s’occuper des taches de sang et du cadavre de l’assassin. Le Liquide Dissolvant les Corps ne pouvait pas faire disparaître le corps résistant d’un pratiquant de 2ème Rang.

De plus, le bruit du combat et les cris misérables du cultivateur avant sa mort avaient probablement attiré l’attention des autres résidents. Il était probable que certains d’entre eux allaient sous peu venir voir ce qu’il s’était passé.

S’ils appelaient la police après avoir découvert ce carnage, ils auraient des ennuis. Ils n’avaient pas un moine chauve pour en prendre la responsabilité cette fois-ci.

En parlant de cet européen, était-il en prison ? Ou avait-il été libéré ?

Bref, ce n’était pas le moment de s’en inquiéter.

– « Nous devons d’abord nous occuper du cadavre et du sang, » affirma Song Shuhang.

Seize du Clan Su acquiesça. « Nous pouvons mettre le corps dans la pièce secrète pour le moment. Je vais contacter le Clan Su, et des professionnels viendront faire le ménage. Ils ne laisseront aucune trace. Quant aux taches de sang, je peux m’en occuper tout de suite. »

Ils déplacèrent donc ce qui restait du membre de la Secte du Sabre Lunaire dans la chambre dissimulée dans la penderie. Après quoi, Seize ouvrit une bouteille et en versa le contenu sur le sol.

Lorsque le liquide médicinal entra en contact avec les traces de sang, il les absorba rapidement. En un clin d’œil, la zone fut parfaitement nettoyée, et même l’odeur d’hémoglobine disparut. Seule un léger parfum de médicament s’attarda dans l’air.

Hormis les coups de sabre dans le couloir et sur les murs de l’appartement, tout semblait normal.

Quant au système de vidéosurveillance à cet étage du bâtiment, la demoiselle s’en était occupée le jour où elle avait emménagé.

– « Laissons cela ainsi pour le moment. Le reste est le problème des pros, » dit-elle en s’effondrant sur le canapé, incapable de faire un pas de plus.

Song Shuhang poussa un soupir, la tension diminuant. Il prit son téléphone portable et jeta un coup d’œil à l’horloge. 13h03.

Il devait encore se rendre à l’auto-école à 14h pour signer la feuille de présence aux cours de théorie. Ensuite, il devait accompagner Zhao Yaya à la station ferroviaire.

Ayant encore une bonne heure devant lui, il n’était pas pressé.

Il se connecta au Groupe des Neuf Provinces #1.

Le Cultivateur Solitaire Rivière du Nord lui avait adressé un message inquiet. « Jeune ami Shuhang, où en êtes vous ? Vous allez bien ? J’ai contacté Sept, il est en route. »

– « Merci, Aîné. Grâce à l’épée volante du Grand Maître Profond Principe, nous sommes sains et saufs. Il semble que nous sommes temporairement hors de danger. »

Scotché à son écran, il soupira de soulagement quand il lut la réponse du jeune homme. « Restez où vous êtes. Sept sera là dans dix minutes! »

– « Okay! »

Il réalisa alors que Seize s’était discrètement glissée derrière lui, et regardait son écran.

– « Je ne veux pas le voir, » affirma-t-elle sérieusement en le regardant au fond des yeux.

Immédiatement, il essaya de la convaincre. « Soyez raisonnable. Vos blessures sont trop sérieuses, et cet homme de la Secte de Production Immortelle veut toujours vous capturer. Il est beaucoup plus sûr d’attendre l’arrivée de l’Aîné Sept. Et puis, il est très inquiet à votre sujet. »

Elle fronça les sourcils. En fait, elle aurait immédiatement pu tenter de s’enfuir.

Mais… Song Shuhang l’avait sauvée plusieurs fois en l’espace d’une demi-journée. Elle lui devait beaucoup, et elle ne pouvait ignorer son opinion.

Elle se contenta donc de bouder en faisant la moue.

– « Lorsqu’il sera là, je retournerai à la Cité Universitaire de Jiangnan. Ne faites pas cette tête-là, peut-être que l’Aîné a trouvé un moyen de vous soigner, » tenta-t-il de la réconforter.

– « Comment cela pourrait-il être si simple ? » marmonna-t-elle. Elle ne se faisait pas d’illusion… Elle n’avait plus beaucoup de temps à vivre.

Au moment où Song Shuhang ouvrit la bouche, bien décidé à lui remonter le moral, son téléphone portable se mit à sonner.

Sa cousine Zhao Yaya était en train de l’appeler.

Il s’éclaircit la voix et décrocha. « Quelque chose ne va pas grande sœur ? »

– « Salut, Shuhang. C’est quoi le problème avec ton téléphone ? Pourquoi est-ce qu’il ne sonnait pas jusque-là ? »

Il répondit honnêtement : « Ah, j’étais dans un endroit où je n’avais pas de réseau. Je viens juste d’en sortir. »

– « Où es-tu ? Et qu’est-ce que tu fuyais ce matin ? Le Docteur Li m’a dit que tu portais le patient de la chambre 570! Et que tu as même volé des draps! Il faut les rembourser, tu sais! »

– « … » Song Shuhang regarda les draps, abandonnés sur le canapé, et en resta sans voix.

– « Pourquoi diable as-tu emporté cette demoiselle Dieu sait où ? Elle est blessée tu sais! » Sa langue virevoltait sans qu’elle ne reprît sa respiration.

Le pauvre étudiant se gratta la tête, se demandant comment il allait bien pouvoir s’en sortir.

Quelqu’un frappa à la porte.

Il leva la tête et vit un homme d’un âge moyen attendre poliment dans le couloir. La porte n’avait pas été refermée puisque l’homme habillé en employé de bureau l’avait défoncée, mais il était resté courtois et avait décidé de toquer.

– « Désolé, est-ce que tout va bien ? »

Il pouvait voir que l’appartement était en désordre, littéralement saccagé. Même la serrure de la porte d’entrée était en miette. Pire encore, des cris effroyables à en donner la chair de poule avaient résonné dans tout le bâtiment. Poussé par la curiosité, il était monté voir ce qu’il en était.

Seize se leva et répondit calmement : « Je suis désolée. Tout à l’heure, mon ami et moi nous nous sommes disputés et nous avons cassé des trucs. Désolée de vous avoir dérangé. »

L’homme soupira en aparté. C es jeunes de nos jours perdent toujours leur sang froid, et ils détruisent même leur appartement quand ils ont des désaccords . Après quelques politesses, il cessa de les importuner et repartit.

De son côté, Zhao Yaya entendit distinctement la voix de la jeune femme.

Une intuition lui traversa l’esprit. Elle demanda : « Shuhang, tu es toujours avec cette demoiselle ? Où êtes-vous tous les deux ? Qu’avez-vous fait tout ce temps ? »

– « Euh… C’est une longue histoire. Je te l’expliquerai en face à face plus tard. Bon, je raccroche maintenant. » Et il raccrocha aussitôt.

Il devait tout d’abord mettre de l’ordre dans ses pensées, afin de pouvoir répondre facilement aux innombrables questions de sa cousine le moment venu.

Seize se réinstalla sur le canapé, et commença à réfléchir à qui pouvait bien être cet assassin.

Oh! C’est vrai, Song Shuhang a dit qu’il avait un moyen de le savoir ? Son cœur battit un peu plus fort.

❄️❄️❄️

Au même moment, dans une forêt dans une haute chaîne de montagne du Sud de la Chine, là où le commun des mortels n’avait jamais mis les pieds… La Secte du Sabre Lunaire était en ébullition.

Le Maître de la Secte, le Tyran des Mille Soldats, fronçait les sourcils alors qu’il était assis sur une chaise de glace. Dans sa main, il tenait le dernier modèle de l’iPhone et recevait un appel.

– « Quoi ? L’assassinat a échoué ? Foutus incompétents! »

Il soupira. Son souffle portait une odeur persistante de carbonisé, et son corps dégageait des effluves de barbecue.

Non seulement son dos était noir, mais sa main droite ressemblait à un bloc de charbon. Une lueur comme celle d’un feu doré parcourait ces blessures. Restes d’une tribulation par la foudre ratée, elles étaient encore plus sérieuses que celles de la demoiselle!

Voilà pourquoi il utilisait une telle chaise. Il en avait besoin pour apaiser les flammes de la tribulation.

– « Jeune Maître Hai, l’assassinat a échoué. Que devrions-nous faire ? » dit-il à une personne à côté de lui.

Ce Jeune Maître était vêtu de blanc, avait une longue épée à la taille, et avait la beauté du jade. Il avait l’air d’être un être de légende sorti d’une peinture ancienne.

Non seulement il était fort, mais il était aussi intelligent, le cerveau de la Secte du Sabre Lunaire.

– « Soyez tranquille, Maître de Secte, » affirma-t-il, confiant. « Peu importe que l’assassinat ait échoué… Nous avons pu terminer nos préparatifs. Tant que nous suivons le plan, vos blessures pourront définitivement être guéries. »

Le Jeune Maître Hai sourit légèrement, comme si le monde dansait dans sa main.

Le Tyran des Mille Soldats éclata de rire, enthousiaste. Sur la table à côté de lui, un Fruit Merveilleux aux Sept Couleurs émettait une douce lueur.

Le Jeune Maître Hai se retourna, ses yeux brillant d’une étrange gaieté.

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