Il Est à Moi Aucune Objection Autorisée |He’s Mine No Objections Allowed|他是我的不接受反驳
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Chapitre 6 : En colère et éreinté

Wu Xue se précipita vers l’appartement de Su Yi, sa main tremblant tellement qu’elle entra le mauvais mot de passe à plusieurs reprises.

Alors qu’elle entrait le code, elle criait :

— Su Yi ! Su Yi ! Tu es toujours en vie là-dedans ?!

Personne ne répondit.

La porte laissa finalement échapper un ‘Bip’, indiquant qu’elle avait été déverrouillée. Wu Xue entra dans la maison, récupérant dans son sac un couteau qu’elle gardait toujours au cas où.

Il n’y avait personne dans le salon, la maison était complètement silencieuse.

— …Su Yi ? Appela Wu Xue.

— Uh.

Un petit bruit provint de la chambre, et Wu Xue ne réfléchit pas à deux fois avant de s’y précipiter.

La pièce était extrêmement bien rangée, pas le moindre désordre. La personne qu’elle cherchait était allongée sur le lit, recouverte par ses draps, seule la moitié de son visage dépassait.

Le téléphone de Su Yi était posé près du lit, sur lequel apparaissait un écran entier d’appels sans réponse.

La maison empestait l’alcool, il était évident que Su Yi avait beaucoup bu. Wu Xue regarda autour d’elle, confirmant qu’il n’y avait personne d’autre dans la maison.

Avant qu’elle n’ait pu demander, elle entendit un “bang”, la porte s’ouvrit brusquement et une série de pas retentirent. D’après ce qu’elle avait entendu, il y avait plusieurs personnes. Wu Xue se retourna instinctivement et vit un homme portant un uniforme de policier à la porte.

Quand il vit Wu Xue, il se figea également.

— Ma petite Xue, elle est où ?

Le type était Liu Minghao, le petit ami de Wu Xue. Il sortait du travail quand il avait reçu un appel de Wu Xue disant que quelque chose était arrivé à Su Yi, lui demandant d’amener quelqu’un à la résidence XX.

— … Aucune idée.

Wu Xue tapota doucement le visage de Su Yi.

— Su Yi, réveille-toi.

Su Yi suivit la main de Wu Xue et s’allongea sur le côté, ouvrant les yeux non sans peine. 

— Pourquoi es-tu là ? Lui demanda-t-elle.

Les policiers qui étaient venus avec Liu Minghao arrivèrent à leur tour dans la chambre. D’un seul coup d’œil, ils furent tous sous le choc ; la personne sur le lit leur était étrangement familière… Elle ressemblait à une star de cinéma.

Quand Wu Xue vit qu’elle était lucide, elle poussa un soupir de soulagement. Puis elle dit aux personnes à la porte :

— Elle a l’air d’aller mieux maintenant, je suis désolée, j’étais un peu trop stressée tout à l’heure, et je vous ai tous dérangés pour faire la route. Je vous inviterai tous à dîner un jour avec Minghao.

Après avoir renvoyé Liu Minghao et les autres, Wu Xue s’assit près du lit et entraîna Su Yi hors de sa couette.

— Où est Chu Ying ? Demanda Su Yi en s’appuyant contre elle.

Elle était bien trop anxieuse il y a quelques instants ; ce n’était que maintenant qu’elle pouvait comprendre la situation. N’était-ce pas le nom que Su Yi avait mentionné auparavant ?

— Aucune idée, tu peux te lever toute seule ? Répondit-elle de mauvaise humeur.

À ces mots, Su Yi se redressa à l’aide du mur, ajoutant même d’un air absent :

— Il semblerait que oui.

Wu Xue roula des yeux et partit faire couler l’eau chaude dans la baignoire.

Vingt minutes plus tard, Su Yi était allongée dans la baignoire, permettant à Wu Xue de jouer avec ses cheveux.

Après y avoir réfléchi, Wu Xue n’était toujours pas très à l’aise et demanda :

— Rien ne t’a été fait par ce quelque chose Ying, hein ?

— Non.

Elle avait l’air pleine de regrets.

— Tant mieux.

Wu Xue finit d’attacher ses cheveux et mit le tout dans le bonnet de douche.

— Tu devrais faire un régime, j’ai failli ne pas pouvoir te tenir debout tout à l’heure.

— Je suis standard, marmonna Su Yi. C’est toi qui n’a pas assez de force.

Wu Xue était sur le point de se lever quand Su Yi demanda :

— Ma petite Xue Xue, aide-moi à prendre mon téléphone.

— Non, fit Wu Xue en rejetant sa demande. Finis et sors, les ivrognes ne peuvent pas prendre de bain. Si tu n’avais pas du travail demain, je te laisserais dormir dans cette puanteur jusqu’à demain matin.

Su Yi laissa échapper un “oh”. La chaleur lui avait suffisamment éclairci la tête pour qu’elle pense à demander :

— Pourquoi as-tu fait venir Liu Minghao ?

— Oh et tu n’es même pas gênée de demander.

Wu Xue lui raconta ce qu’il s’était passé.

— Qu’est-ce qui t’a pris ? Combien de fois t’ai-je dit de ne pas boire quand je ne suis pas là, tu es une personnalité publique, sais-tu à quel point il est dangereux de se saouler à l’extérieur ?

Su Yi était un peu étourdie alors qu’elle fermait docilement la bouche et laissait Wu Xue la réprimander.

Wu Xue avait fini de se coiffer et s’appuyait contre le mur, puis demanda pour en être certaine :

— Chu Ying, c’était celui du gala de charité ?

Su Yi sourit, ses yeux pétillant de bonne humeur.

Elle avait été captivée, irrémédiablement.

Il était rare de voir cette expression chez Su Yi ; Wu Xue commençait à être curieuse elle aussi. 

— Cette histoire d’amour au premier regard est plutôt étrange, il t’a donné une sorte de potion d’amour ? Comment se fait-il que je ne le trouve pas aussi beau que Liang Bo ?

Liang Bo était la nouvelle star à la mode du moment, chaque Weibo qu’il postait figurait dans les tendances au moins deux fois.

Wu Xue l’avait mentionné parce que Liang Bo avait fait des avances à Su Yi plusieurs fois auparavant, aussi bien ouvertement que discrètement.

— Ne dis pas ça, rétorqua Su Yi. Liang Bo n’est pas comparable à lui.

Après s’être assurée que Su Yi avait fini son bain, Wu Xue partit.

Après tout cela, Su Yi avait perdu sa somnolence. Elle prit son téléphone, envoyant à Chu Yi une demande d’appel sur WeChat.

Il sonna plusieurs fois avant d’être décroché.

— Hmm ?

Il avait l’air d’avoir été dérangé dans son sommeil, sa voix basse et un peu rauque.

— Tu dors ? Demanda Su Yi, bien qu’elle connaissait déjà la réponse.

En effet, Chu Ying venait de s’endormir. Il venait de changer pour un nouveau numéro que seuls quelques-uns de ses proches connaissaient. Quand il avait vu la demande d’appel sur WeChat, il avait répondu en pensant que c’était un appel réel. Ce n’était que lorsqu’il avait entendu la voix de Su Yi qu’il s’était vraiment réveillé, et après quelques secondes de silence, il avait voulu raccrocher.

— Ne raccroche pas ! S’écria Su Yi, comme si elle l’avait deviné, avant de choisir un sujet au hasard : C’est toi qui as pris mon manteau ?

— Tu n’en avais pas.

— Si, assura Su Yi avec confiance. Je l’avais attaché autour de ma taille.

Chu Ying avait l’air très contrarié.

— C’était le mien.

Su Yi mit sa main sur sa bouche, essayant d’étouffer ses rires tout en continuant à faire semblant d’être ivre.

— Pourquoi ton manteau serait-il attaché autour de ma taille ?

Clic. L’autre avait raccroché.

Su Yi commença alors à rire.

Il était clairement en colère et éreinté, mais elle trouvait vraiment amusant de se moquer de lui.

….

Le jour suivant, Su Yi fut réveillée par An Xuan.

An Xuan posa le petit-déjeuner que Wu Xue lui avait demandé d’apporter sur la table.

— Yi-jie, dépêchez-vous de faire votre routine matinale et de manger votre petit-déjeuner, le maquilleur est sur le point d’arriver.

Su Yi s’allongea sur le lit, demandant, les yeux fermés :

— Aujourd’hui… qu’est-ce qu’on fait ?

— La cérémonie d’ouverture d’une des filiales de Pasion, dit An Xuan. C’est à une demi-heure de route.

Su Yi n’avait pas la mauvaise habitude de faire la grasse matinée. D’un seul mouvement fluide, elle s’était redressée. Retirant son masque pour les yeux, elle se leva du lit avec agilité.

Après qu’elle ait fini son petit déjeuner, le maquilleur était arrivé. C’était un homme homosexuel avec un goût très coquet en matière de vêtements et une voix plus coquette que celle de Su Yi. En regardant les cernes de Su Yi, il dit de manière exagérée :

— Tu n’as pas de séries dans lesquelles jouer récemment ? Pourquoi tes cernes sont-elles de retour ?

— Parle mieux, qu’est-ce que tu veux dire par ‘aucune série dans laquelle jouer’ ?

Su Yi se pencha en arrière, lui permettant de faire ce qu’il voulait sur son visage.

Une cérémonie d’ouverture n’avait pas besoin de faste. Su Yi mit une robe simple, assortie d’une paire de talons de Pasion sortis récemment, avant de se mettre en route.

Le maquilleur et An Xuan la suivirent de près, An Xuan lisait dans son carnet le programme des prochains jours pour Su Yi lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrirent.

À l’intérieur se tenaient Monsieur Liang Bo à la mode et son assistant.

Le quartier de Su Yi était presque celui des célébrités ; rien que les personnes qu’elle croisait en représentaient plus de dix, y compris Liang Bo.

Quand il la vit, son visage s’éclaire et il afficha un sourire éclatant en la saluant :

— Bonjour, Xiao Yi.

Su Yi répondit par un “hmm” banal.

— Alors, tu vas où ? Demanda Liang Bo.

— Je me précipite pour une cérémonie d’ouverture, répondit succinctement Su Yi.

— Moi aussi, dit Liang Bo. Au fait, j’organise une fête ce soir, tu veux venir ?

Liang Bo vivait dans le penthouse. L’étage entier lui appartenait et il y avait une piscine, une salle de sport et même une pièce pour le billard : en somme, il avait tout ce dont on pouvait avoir besoin.

Quant à savoir comment Su Yi l’avait su, Liang Bo l’avait invitée plus de trois fois, lui envoyant même une fois quelques vidéos de sa maison et lui disant que si elle venait, elle ne serait pas déçue.

— Je ne viendrai pas, répondit Su Yi.

Liang Bo se tut. Être rejeté devant un certain nombre de personnes lui laissait un goût amer dans la bouche.

Au moins avant, Su Yi avait une bonne attitude envers lui. Même lorsqu’elle le rejetait, elle ajoutait, “Désolée pour ça“, “J’ai quelque chose à faire“, ou “Je ne suis pas libre“. Mais aujourd’hui, elle n’avait même pas trouvé d’excuse pour le rejeter instantanément.

Il considéra peut-être cela comme une défaite ; au moment où l’ascenseur arriva à destination, Liang Bo en sortit rapidement.

— Pourquoi es-tu si cruelle ? S’exclama le maquilleur. Liang Bo est tellement beau, tu as vu les photos qu’il a prises pour la couverture de《TAXS》 ? Ces abdos, bon sang…

— Si tu l’aimes, tu peux aller le séduire.

Su Yi monta dans la voiture, croisant ses jambes.

— Ne me reproche pas de ne pas t’avoir rappelé que ses abdos sont très probablement photoshopés.

La maquilleur était choqué.

— Comment tu le sais, tu les as vu ?

— Non, répondit Su Yi. Mais on peut le voir même avec sa chemise.

Il était encore plus choqué.

— Tu peux me transmettre ce pouvoir ?

— Non.

Pasion était une marque de chaussures appartenant à une marque italienne qui se concentrait sur les chaussures et uniquement sur les chaussures. Parce qu’elle était particulièrement spécialisée, les chaussures qui y étaient vendues avaient la réputation d’être impeccables et étaient également de très bonne qualité, ce qui lui avait valu une certaine renommée ces dernières années sur le continent.

Lorsque cette marque avait cherché une égérie à ses débuts, elle avait attiré l’attention de plusieurs personnes de l’industrie. Su Yi n’avait pas la notoriété qu’elle avait maintenant et ne s’était même pas préparée à concourir pour l’obtenir, elle ne s’attendait donc certainement pas à ce qu’ils viennent la trouver et signent un contrat de trois ans avec elle.

Wu Xue les attendait au centre commercial lorsqu’il arrivèrent à destination.

— Va prendre quelques photos de toi en train de regarder autour de toi, on va les poster sur Weibo, fit Wu Xue tandis qu’elle s’approchait et arrangeait ses cheveux pour elle.

Su Yi observa le centre commercial et demanda :

— Quand le centre commercial a-t-il ouvert ?

— Il y a quelques jours, sous la Chu Corporation.

À ce moment-là, Wu Xue ne put s’empêcher de soupirer.

— Tu crois que cette Chu Corporation essaie de conquérir le monde ? L’immobilier, l’industrie du divertissement, la menuiserie… ils se lancent dans tout et ils se débrouillent bien partout. Ils vont se lancer dans l’industrie de l’alimentation militaire après ?

— Aucune idée, dit Su Yi en plissant les lèvres. Ceux qui portent le nom de famille Chu sont tous très bons.

— …Il y a quelque chose qui cloche chez toi.

La cérémonie d’ouverture se déroula sans problème. Après la fin de la cérémonie, il n’y avait rien d’autre à faire pour elle ; elle venait de terminer une série il y a quelques temps et ces deux semaines étaient aussi plaisantes que des vacances, avec seulement quelques petits engagements comme la cérémonie d’ouverture qui ne dépensaient pas trop de son énergie. Su Yi n’était pas pressée de rentrer chez elle, et préféra entraîner Wu Xue dans une virée shopping dans ce centre commercial.

Alors qu’elles sortaient d’un magasin de costumes, Su Yi réfléchit et demanda :

— Les photos prises à Pasion tout à l’heure, tu les as postées sur Weibo ?

— Non, répondit Wu Xue, les photos sont encore en cours d’édition.

Su Yi sortit son téléphone.

— Envoie-moi quelques originaux.

— Pour quoi faire ? Demanda Wu Xue, en envoyant les photos.

Su Yi posta une Story sur WeChat Stories.

Elle publiait rarement des Stories car ses amis sur WeChat étaient tous des gens du secteur qui étaient également sur Weibo. Le fait de devoir regarder deux fois la même photo suffisait à agacer n’importe qui, mais c’était différent maintenant.

Maintenant, elle avait une relique sur son WeChat qui n’avait probablement même pas de Weibo.



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