Néo-Life
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Chapitre 13 – Arrivée à Delia

Marlon avait quitté sa grotte depuis deux jours, et il voyait clairement le changement d’ambiance et de décor alors qu’il se rapprochait de la capitale, Delia.

Il ne pouvait pas encore apercevoir la capitale, mais le sentier sur lequel il évoluait n’en était plus un. C’était devenu une route pavée, propre et très large, et bien plus fréquentée.

Il avait passé quelques intersections qui devaient mener vers des lieux plus fréquentés que l’endroit d’où il venait, car il devait maintenant faire attention et marcher sur le bas-côté de la route alors que de nombreuses calèches allaient et venaient tout au long de la journée, dans un vacarme auquel il n’était plus habitué.

La première fois, il s’était carrément fait insulter et avait failli finir écrasé par une carriole transportant des tronçons de bois. Heureusement, il s’était vite jeté sur le côté et avait évité son destin de chien écrasé. Mais il avait vite pris le pas.

La nature avait clairement laissé le pas à la civilisation. Seuls quelques arbres étaient maintenant visibles dans les terrains privés des habitations parsemées le long de la route. En briques rouges, les murs semblaient bien plus solides que ceux des derniers hameaux que Marlon avait traversés, et surtout bien mieux entretenus. Les grands terrains labourés attenant à ces maisons avaient fait comprendre au jeune homme qu’il s’agissait de fermes. Et s’il n’en était pas sûr, les grognements de troupeaux de cochons et des bêlements de moutons dans le lointain confirmèrent que c’étaient bel et bien des fermes.

Il y avait également les odeurs de fumier, puissantes et omniprésentes le long de la route. Elles prenaient à la gorge et au début, le jeune homme crut qu’il n’allait pas pouvoir supporter cette pestilence. Mais finalement, il s’y fit, et finit par ne plus la sentir, son cerveau ayant mis sa perception nasale au second-plan relativement rapidement.

Il voyait derrière ces corps de ferme de nombreux moulins dont les pales tournaient lentement, produisant sans aucun doute la farine nécessaire aux besoins de la cité. Les arômes de céréales écrasées se mêlaient aux senteurs animales, mélange enchanteur qui transportait réellement Marlon dans un état d’excitation juvénile qu’il n’avait que peu connu dans son ancienne vie.

Il y avait également des étals sur le bord de route vendant les produits des divers agriculteurs, du moins ceux qui n’étaient pas envoyés directement à Delia dans les dizaines de carioles circulant sur la route.

Généralement gardés par les plus jeunes de la famille, ils étaient bien fournis et permirent à Marlon de se nourrir avec un peu plus de diversité le temps que dura son trajet jusqu’à la capitale.

Ainsi, pendant ces quelques jours, il mangea richement. Des fruits ronds et gros comme le poing, dont la peau était plus jaune que le soleil lui-même et qui dégageaient un arôme puissant une fois épluchés. Ils étaient rugueux au toucher mais fondants une fois épluchés et mis dans la bouche.

D’autres ressemblaient à des petites noix, mais quand on les ouvrait, une chair blanche et juteuse se dévoilait, le goût s’approchant de la noix de coco alors qu’ils n’avaient aucune odeur. De petites billes à la surface du fruit leur donnait une texture cotonneuse qui se retrouvait également en bouche.

Grâce aux discussions qu’il eut avec les différents vendeurs tout au long de son périple, il apprit plusieurs choses forts intéressantes qui confirmèrent certains doutes qu’il avait eu. 

Tout d’abord, Delia était un peu plus éloignée que ce que Loki pensait. Quatre jours de marche depuis la grotte au lieu des deux annoncés. Mais il fallait dire que Marlon ne se pressait pas particulièrement, prenant chaque jour le temps de s’entraîner jusqu’à ses limites avec son épée.

Et il s’arrêtait de marcher relativement tôt, le temps de trouver un endroit convenable pour camper et continuer à s’entraîner avec les Runes.

Ensuite, il allait pouvoir trouver des renseignements sur les diverses ‘professions’ affichées dans son statut, comme la survie et la pêche. Delia comprenait tous les artisans et spécialistes de la magie qui pouvaient exister.

Seulement, Marlon n’était pas sûr de trouver un maître des Runes. Loki l’avait dit, c’était quelque chose de rarissime, aussi ne pouvait-il que croiser les doigts.

Pour finir, des tas d’autres joueurs se trouvaient dans la capitale. Un jeune garçon vendant ce qui ressemblait à des pommes avait eu une grande discussion avec le jeune homme, alors qu’il lui restait encore une grosse journée de marche avant de pouvoir apercevoir la capitale.

De nouveaux arrivants très grossiers et violents avaient envahi les zones ouest et nord proches de la capitale. C’étaient des zones montagneuses emplies de créatures plus dangereuses les unes que les autres. Si les habitants les supportaient, c’était uniquement parce qu’ils étaient très compétents pour nettoyer totalement les zones infestées des monstres pourrissant la vie des locaux.

La zone Sud de Delia, là où se trouvait Marlon, était une zone agricole comprenant peu de dangers, si ce n’était quelques raids de bandits occasionnels et des invasions de souris dans les greniers à grains.

Peu de quêtes étaient disponibles dans ce coin, ce qui expliquait pour le jeune aventurier la présence inexistante d’autres joueurs.

Et n’oublie pas que je t’ai fait apparaître dans une zone très calme, te laissant le temps de t’adapter à l’environnement. Ta vision des choses a fait que c’était un ample succès, mais ce ne fut pas le cas pour tout le monde. Avant de quitter la dimension terrestre, plus de cinq mille joueurs avaient déjà poussés leur dernier soupir.

Ce qui laissait grosso modo quarante-cinq mille personnes originaires de la dimension terrestre, qui plus est croyant toujours jouer à un jeu vidéo ultraréaliste. Seule une partie des ‘élus’ devait être au courant de ce qui se passait réellement.

Mise sur le fait que les cinquante joueurs du pari sont au courant. J’ai fait un choix extrême en venant, mais les autres ont très bien pu envoyer des données et des explications aussi détaillées que les miennes avant que le pare-feu dimensionnel ne soit mis en place. 

Marlon avait remercié le jeune vendeur pour toutes ces informations en lui donnant quelques pièces de cuivre, faisant briller son regard, et s’était remis en route sans plus attendre.

Il visiterait Delia en premier lieu, car il devait trouver les artisans et surtout l’arène pour augmenter ses compétences d’épéiste d’un autre palier. Ensuite, il aviserait. Son objectif à long terme n’avait pas changé, mais ce monde était si complexe qu’il savait que tout pouvait changer du jour au lendemain, aussi ne faisait-il pas de plans sur le trop court terme, pensant cela inutile.

Il fallait qu’il s’adapte au fil des évènements. Ça avait plutôt bien fonctionné pour le moment, il était toujours vivant, après tout.

C’est plongé dans ses pensées que finalement Marlon arriva en vue de la capitale. Et ce qu’il vit lui coupa clairement le souffle.

La ville se situait encore a une bonne dizaine de kilomètres de là où il se trouvait, et pourtant sa démesure était déjà plus que perceptible par le jeune homme.

Tout d’abord les murailles. Elles étaient précédées d’une douve deux fois plus large que la route qu’il arpentait et montaient d’au moins cinquante mètres vers le ciel. L’on pouvait apercevoir d’ici les différentes meurtrières présentes comme des petites fenêtres sur toute la longueur des fortifications.

A distance régulière se trouvaient des tours imposantes en pierre grise, tout comme les murs, pouvant facilement accueillir une vingtaine d’hommes chacune. Marlon pouvait même distinguer de gros engins ressemblant à des arbalètes géantes présents sur chaque tour.

La route descendait en serpentant entre les bâtisses de plus en plus condensées et se trouvait légèrement surélevée par rapport aux fortifications, ce qui lui permettait d’observer aussi précisément une bonne partie de Delia.

De là où il se trouvait, il pouvait voir une des entrées principales de la ville, du moins ce qu’il supposait en être une. L’arche semblait taillée directement dans la muraille, d’aussi loin, et s’élevait d’une bonne trentaine de mètres. De grosses chaînes partait de son sommet, attachées au pont-levis qui permettait de passer les douves, et semblaient plus grosses que Marlon lui-même.

Mais le spectacle le plus impressionnant se trouvait derrière ces murailles dont Marlon ne pouvait voir la fin. Avec des murs si hauts, il pensait ne rien voir de la ville, mais c’était faux. De nombreux bâtiments dépassaient la hauteur des fortifications et les surplombaient majestueusement.

Le style architectural était très différent des gratte-ciels que le jeune homme avait pu voir dans son ancienne vie, mais à part ce fameux style, c’étaient bien des gratte-ciels faits de roche ou d’une autre matière que Marlon ne connaissait pas. Mais il n’avait aucune idée de comment des structures comme celles-ci pouvaient tenir debout avec ce type de matériaux.

-Des fois, tu es brillant, mais à d’autres moments, je me pose de vraies questions sur ta capacité intellectuelle. Haha, il est évident que d’une manière ou d’une autre, la magie est à l’œuvre ici. 

Le jeune homme se retint de répondre par une répartie cinglante, car il dut reconnaitre que l’IA avait raison. Maintenant qu’il y payait attention, il semblait en effet évident qu’une forme de magie était à l’œuvre.

Une fois cette réflexion passée, il resta en pamoison sur un bâtiment en particulier. Ce dernier s’élevait bien au-dessus des autres, et son sommet était une sphère gigantesque dont les parois reflétaient la lumière du soleil, une brillance incroyable en résultant, éblouissant presque Marlon malgré la distance.

En dehors des murs d’enceintes, les bâtiments se faisaient plus compacts, plus denses que ce qu’il avait traversé jusqu’alors. Il s’en rapprochait d’ailleurs très rapidement et la paysage changea encore une fois.

Le gigantisme de cette ville paraissait bien à la hauteur de son statut de capitale du continent. Le jeune homme se sentait fébrile rien qu’à l’idée de la visiter et de découvrir ses nombreux secrets.

Il était persuadé que ce qu’il apercevait n’était qu’un tout petit aperçu de ce qu’elle lui réservait. Au fur et à mesure qu’il s’en approchait, ses hauteurs et fortifications se faisaient de plus en plus imposantes, et le flux de carrioles, chariots et piétons augmentait sans cesse.

Marlon était maintenant dans ce qu’il désigna comme la ‘banlieue’ de la capitale. Il n’y avait plus de fermes, mais de nombreux bâtiments abritant des marchands de tissu, des forgerons et des habitations sur deux ou trois étages.

La route était toujours aussi large mais il avait du mal à progresser, devant éviter les marchands qui déchargeaient leur marchandise et les autres qui criaient des invectives plus ou moins fleuries pour pouvoir passer avec leur chargement.

Les bruits résonnaient de tout cotés. Ici, un forgeron frappant un fer rougeoyant alors que la sueur coulait abondamment sur son corps. Là, un crieur vantant les mérites d’une lotion contre la calvitie.

Les odeurs devinrent également plus marquées, plus variées. Il reconnut la forte senteur d’un atelier de tanneur alors qu’il continuait à avancer sur la route qui s’était transformée en avenue principale.

Des odeurs de poissons lui parvinrent alors qu’il passait devant des marchés couverts plus grand que tout ceux qu’il avait vu depuis son arrivée sur Gaïa.

La vie était débordante, et il était passé de la campagne au cœur de la civilisation sans presque s’en rendre compte. La transition avait été progressive, mais certaine.

-ça me rappelle beaucoup les villes sur Terre du dix-huitième siècle, telles qu’elles ont été enregistrées. Les odeurs d’excrément et d’urine en moins. Dépaysant, comparé à ce que tu as vu jusque-là !

Marlon ne put s’empêcher de discuter avec quelques marchands lorsqu’ils passaient près de lui, se dirigeant également vers le pont-levis de la capitale.

Ainsi il apprit que la bâtisse surmontée par la sphère géante était en fait une tour de mages, où se réunissaient les élites de la profession et s’occupaient de protéger la ville avec un dôme invisible mais puissant.

D’ailleurs, plus il se rapprochait, plus c’était visible. Des ondulations étaient en effet visibles pour ceux qui y prêtait suffisamment attention, semblant former un dôme au-dessus de la capitale qui s’arrêtait aux murailles géantes.

La distance moindre permettait d’ailleurs à Marlon d’apercevoir maintenant les soldats qui faisaient des aller-retours sur les chemins de garde en haut des murailles. Ils se comptaient littéralement non pas en dizaines, mais en centaines de gardes ! Incroyable !

Il apercevait maintenant l’entrée de la ville, et la majesté de ce spectacle lui serra le cœur. Tout était démesuré, gigantesque, comme si tout avait été fait par des gens faisant dix fois sa taille. 

Quels ennemis oseraient attaquer pareille citadelle ? Qui pourrait survivre à une flèche lancée par ces balistes gigantesques que le jeune homme distinguait maintenant bien mieux ?

-Tu n’as encore rien vu, gamin ! Delia est certes majestueuse, mais elle a été rasée plusieurs fois déjà. Que cela soit des mages surpuissants ou bien des créatures de légendes comme des dragons, les dangers ne manquent pas pour des villes comme celle-là. Le continent où nous nous trouvons est certes plus sûr que les autres, mais il n’empêche que de grandes calamités s’abattent souvent. Mais n’y pense pas pour le moment, tu as une ville à explorer !

Marlon n’avait pas encore passé l’entrée de Delia qu’il était impressionné par tout ce qui l’entourait, alors que dire une fois qu’il les aurait franchies ?

Il s’arrêta près d’une estrade en bois où une foule s’était amassée, et compris que c’était là le fief des crieurs publics. Ces jeunes gens parcouraient non-stop les rues bondées et criaient les divers nouvelles concernant Delia. C’était là une occasion d’en apprendre un peu plus sur ce qui l’attendait et les dernières tendances de la cité.

-En ce jour, Delia l’Immuable a besoin de vous ! La guilde des marchands embauche des gardes du corps pour la Caravane du Nord. Cent pièces d’argent à partager entre les divers participants ! …Une grande chasse est organisée pour débusquer le Basilic Draconique ! Niveau de maitrise de deux armes au grade Argent requis au minimum ! Mages et Soigneurs bienvenus !

Ainsi les nouvelles s’enchainaient, quêtes et autres actualités s’entremêlant couvraient les bruits de fonds de l’avenue et une estrade était présente toutes les quelques vingtaines de mètres. Tous s’arrêtaient devant les crieurs au moins une fois, des informations croustillantes pouvant les intéresser. De plus, chaque crieur ne délivrait pas forcément les mêmes informations que ses collègues, aussi un peu de vigilance était-il de mise.

Marlon ne s’attarda pas à chaque estrade, mais prêtait une oreille attentive en passant devant, au cas où quelque chose l’intéresserait.

Et ce fut au pied du pont-levis, alors qu’il s’apprêtait à franchir les douves emplies d’une eau opaque qu’il entendit deux informations le faisant se figer instantanément.

La première concernait des runes. Un maître était de passage dans la ville et recherchait un apprenti, attendant les candidatures à la Tour des Mages. Une liste de prérequis longue comme le bras avait été déclamée ensuite par le crieur, mais Marlon s’en fichait. Il pourrait y aller de toute manière pour avoir des informations sur sa classe, et avec un peu de chance il pourrait progresser de niveau de maitrise.

Il avait en effet compris que pour progresser d’un niveau, il fallait un maître. Même de débutant à apprenti, il fallait quelqu’un pour vous aiguiller et vous donner les techniques de base. Peut-être cela était-il possible sans, mais il faudrait un temps considérable et de nombreux tâtonnements pouvant mener à des erreurs non négligeables.

La deuxième nouvelle l’intéressant concernait ce qui semblait être un joueur. Mais ce ne fut pas l’information en elle-même qui l’intrigua, mais plutôt la réaction de Loki.

-L’aventurier Niclos réunit des combattants de tous types pour partir dans les Monts d’Argents en quête d’un trésor perdu. Chaque participant jugé digne recevra en avance une pièce d’or ainsi que des fournitures nécessaires à l’accomplissement de la quête. Tous ceux intéressés…

Le reste s’était perdu dans les jurons très colorés et inventifs de l’IA.

-Qu’est ce qui se passe Loki ? Pourquoi jures-tu comme cela ?

-Quoiqu’il arrive, Marlon, tu ne dois ni t’approcher ni croiser ce type, Niclos. Il est extrêmement dangereux !

je ne sais même pas qui est ce Niclos !

-C’est tout simplement le protégé de l’Impérator ! Et connaissant ce dernier, Niclos a hérité d’une des classes les plus puissantes. Laquelle exactement, je ne peux pas te le dire. Mais s’il est ici depuis le début, il a forcément beaucoup progressé, surtout vu le type de quête qu’il veut accomplir.

-Pourquoi penses-tu qu’il soit forcément plus fort que moi ? demanda Marlon, sincèrement curieux.

Sa progression, même si elle n’était pas parfaite, était loin d’être lente.

-Ta réflexion est juste, tu as quand même bien progressé. Mais je t’ai ménagé pour que tu ailles loin. Imagine le temps que tu aurais gagné si tu étais apparu directement dans une ville qui te propose toutes les ressources disponibles du continent ? Des maîtres de chaque classe ? Des équipements puissants et des quêtes multiples et bien rémunérées ? Mais tu aurais croisé tellement de joueurs que ta vie aurait sûrement pris fin depuis bien longtemps. Ta classe est particulière, il faudra encore du temps avant qu’elle n’atteigne son plein potentiel.

Marlon comprit pleinement le raisonnement de l’IA et décida qu’il avait raison. Il éviterait Niclos. Mais il trouverait rapidement d’autres joueurs, plus faibles.

Se retrouver à nouveau dans cette foule, au cœur des étals et passants, avait ravivé sa soif de sang, et il était maintenant très impatient de pouvoir l’étancher. Seulement, il serait certainement plus difficile ici de repérer un joueur et de l’isoler. Surtout s’ils étaient en groupe…

Et les gardes de la ville n’allaient certainement pas le laisser faire tranquillement.

En parlant de gardes, il arrivait maintenant devant l’entrée de la ville, et ce qui ressemblait à un point de contrôle se présentait devant lui.

Une vingtaine de soldats, portant tous un uniforme bleu foncé faisant fortement penser à des uniformes militaires que Marlon avait déjà eu l’occasion de voir sur Terre, si ce n’était que ceux là ne semblaient pas de galons, semblaient occuper à vérifier les cargaisons des différents chariots rentrant en ville.

Personne ne vérifiait les gens sortant de Delia, mais même les passants y rentrant semblaient avoir le droit à quelques questions de la part des hommes au comportement militaire.

Quand le jeune homme arriva à leur hauteur, l’un d’entre eux vint vers lui et le salua poliment.

-Bonjour monsieur. Contrôle de routine pour l’entrée dans la capitale. Pouvez vous me dire ce que vous venez faire et d’où vous provenez ?

Marlon se prêta à l’interrogatoire, disant qu’il venait d’Akranio et qu’il venait voir Jacob, sur recommandation de Rastan. Les sourcils du soldat se froncèrent à la mention de l’épéiste.

-Vous connaissez Rastan ? Comment ?

Le jeune homme relata sa rencontre avec le vieil homme et à peine avait-il terminé son explication que ce dernier secouait la tête avec dépit.

-Ce vieux fou n’a pas changé. Je compatis avec vous, c’est lui qui a fait nos premiers entraînements de classe, quand je sortais de l’école militaire. Il est doué, c’est sûr, mais c’est un sadique ! C’est grâce à lui que je suis passé Rang Argent en maniement de l’épée !

Marlon éclata de rire et ressentit de la sympathie pour ce jeune soldat, qui le laissa passer aussitôt. Il ne savait pas ce qu’était ce rang Argent dont il avait parlé, mais il aurait bientôt des réponses dans l’arène, lorsqu’il rencontrerait Jacob.

Il passa maintenant sous la muraille de Delia, et fut encore abasourdi par l’épaisseur des murs ! Il y avait au moins cinquante mètres de longueur de roche au-dessus de sa tête ! Il n’avait pas pu évaluer la largeur de ces murailles auparavant, mais maintenant qu’il les avait au-dessus de sa tête, il se sentait minuscule en comparaison. Si cela devait lui tomber sur la tête, rien ni personne ne pourrait le sauver, lui et les autres traversant ce quasi-tunnel de roche compacte mais ouvragée par l’homme.

Des globes lumineux étaient disposés contre les parois et diffusaient une lumière blanche puissante qui permettait d’effacer l’obscurité inhérente à ce genre de structure. Des gravures ressemblant à des runes et taillées à même la roche décoraient le moindre centimètre carré du passage, donnant un air mystique à l’endroit que Marlon apprécia beaucoup.

Il avait les yeux écarquillés et regardait tout comme un touriste, lui valant quelques quolibets de marchands devant le contourner ou attendre qu’il veuille bien se pousser pour pouvoir progresser dans la ville. 

Il vit également des portes dans la roche, semblant mener à l’intérieur des murailles, mais chacune d’entre elles était dûment gardée par deux soldats en faction et les mains posées sur la garde de leur épée, alertes et vigilants. Il n’y prêta donc pas plus ample attention et finit de traverser le passage rocheux pour enfin se retrouver, après tant de temps, à l’intérieur de la ville.

Héhé, il était temps. Gamin, tu es enfin arrivé à Delia, l’Immuable. Tu as fait le premier pas vers notre objectif final, devenir Empereur de ce monde incroyable !

 

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