Néo-Life
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Chapitre 12 – Réveil et Récupération

Marlon fût réveillé par quelque chose de rapeux contre sa joue, comme si une râpe à légumes était passée encore et encore contre sa peau.

Il ouvrit les yeux, et son réveil fut également synonyme de douleur rappelée à son souvenir. Son ventre et son épaule le tançaient douloureusement, et son crâne semblait être sur le point d’exploser.

Il se rappela fugacement sa folie sanguinaire, comme si c’était quelque chose de très lointain, lui étant presque étranger, spectateur de sa haine incontrolable.

Il identifia rapidement la pseudo râpe, qui n’était nulle autre que la langue de Luna. Sa gueule semblait légèrement enflée, conséquence de sa rencontre violente avec l’arbre qui l’avait assomée.

Ha, tu es réveillé ! Vas-y doucement, tu t’es fait quand même bien amoché, gamin.

La voix de Loki résonna comme des tambours jouant la fanfare à l’intérieur de son crâne, et il grimaça sans pouvoir y faire quoi que ce soit. D’une main, il caressa Luna gentiment pour la rassurrer, alors que de l’autre il se redressa doucement. Chaque mouvement ravivait la souffrance des plaies cautérisées, en plus des élancements qui parcouraient chaque centimètre carré de son corps.

Le soleil brillait ardemment et dardait ses rayons sans qu’aucun nuage ne fasse obstacle. Le foyer qui était brûlant n’était maintenant plus que cendres et seul un léger filet de fumée s’élevait du tas de cendres.

-Com..combien de temps est ce que je me suis évanoui ? demanda Marlon avec une grimace de douleur.

Même le son de sa propre voix provoquait des coups de poignards dans sa tête.

Un peu moins de vingt-quatre heures. Mais vu ce que tu t’es infligé, rien d’étonnant. Merci pour cette grande expérience sur la douleur humaine, au passage. Je n’aurais jamais pensé que ça pouvait être si intense !

Marlon décelait presque une trace de plaisir dans la voix de l’IA, mais il reviendrait sur le sujet un peu plus tard. Pour le moment, deux choses lui importait : faire passer la douleur résonnant dans son crâne et manger.

En effet, maintenant que son corps s’était éveillé, outre la douleur, une faim tenace et impérieuse lui tenaillait l’estomac. Et il savait où trouver de la nourriture. Juste à coté de lui.

Les broches étaient toujours au dessus du feu, et même si certaines avaient l’air complètement carbonisées, certaines paraissaient encore comestibles.

Mesurant chaque geste et prenant des pauses lorsque la douleur le transperçait, il se releva entièrement et finit par attraper ce qui semblait être de la viande, au-dessus du foyer dorénavant éteint.

Il la dévora littérallement en moins de trente secondes, puis sans pouvoir s’arrêter, en attrappa une seconde à laquelle il fit subir le même sort. Le goût de brulé mêlé à celui de la viande lui importait peu du moment que cela remplissait le trou noir qui lui faisait office d’estomac à ce moment précis.

Il remercia intérieurement, et ironiquement bien sûr, les bandits qui lui avaient laissé un tel buffet à disposition. Il récupéra quelques morceaux de ce qui semblait avoir été du poisson et les lança vers sa chimère qui miaulait avec insistance depuis l’instant où il s’était mis à manger. Elle se jeta dessus avec férocité et se mit à dévorer aussi goulûment que son maître.

Une fois ce repas salvateur terminé, Marlon pensa à la suite des évènements.

Sa priorité était de récupérer, bien entendu, mais il ne pouvait pas rester ici. C’était bien trop exposé aux regards, et n’importe quel groupe de personnes mal intentionnées, ou même un seul type avec des intentions peu louables, pourrait facilement l’achever. Vu l’état dans lequel il était, il était certain d’avoir besoin de quelques jours au bas mot pour que son corps aille mieux.

Il toucha prudemment son front et grimaça alors qu’une simple caresse le lança comme un coup violent qu’on lui aurait asséné. Il semblait avoir facilement doublé de volume et c’était un miracle s’il n’avait aucun os fracturé.

En premier lieu, Marlon devait donc trouver un endroit abrité, pas très loin de la rive. Il tourna son regard vers les montagnes gigantesques et décida d’aller lentement explorer derrière les divers amas rocheux. Avec un peu de chance, il trouverait une grotte pouvant l’accueillir le temps de sa convalescence.

J’approuve totalement ce plan. Cherche un endroit abrité, panse tes plaies, et nous irons à Delia après. Il suffit que tu croises un autre joueur pour que ça se finisse très mal. Cette région regorge de grottes en tout genre, tu ne devrais pas avoir de mal à en trouver une.

Marlon mit quelques minutes à se mettre en route. Il trouva au pied d’un arbre une branche morte donc le bout se finissait en V. La taille du bout de bois était parfaite et il s’appuya dessus, soulageant légèrement son coté gauche qui le lançait douloureusement.

Avant de quitter le camp de fortune des bandits, il n’oublia pas de mettre dans son paquetage le reste de nourriture à moitié brûlée qui restait au-dessus du foyer éteint.

Et c’est comme cela qu’il se mit finalement en route, boitant et claudiquant.

Tant bien que mal, il évolua sur le sol rocheux en faisant attention à ne pas glisser sur les nombreux petits cailloux éparpillés sur le sol, tel du gravier. La chaleur du soleil frappait le roc qui dégageait une chaleur constante et cuisante, contraste incroyable avec les rives du lac où l’air était bien plus frais.

Heureusement, il semblait avoir épuisé son quota de malchance pour le moment, car il ne lui fallut qu’une vingtaine de minutes de recherche parmi les méandres rocheux pour trouver une grotte à même de l’accueillir.

L’entrée de la grotte était tellement discrète qu’il était passé devant sans la voir. C’est Luna, qui par d’insitants miaulements, l’avait poussé à venir voir l’endroit où elle se trouvait.

Un surplomb rocheux légèrement incliné camouflait en effet le gros de l’entrée aux regards indiscrets, et les tons gris roche rendaient les contours et reliefs quasiment invisibles à l’œil distrait.

Il ne se trouvait qu’à une dizaine de minutes du lac, ce qui restait gérable même avec sa béquille. La légère élevation de la grotte comparée aux alentours permettait également d’avoir un point de vue relativement dégagé. Les ennuis pourraient comme cela être évités bien plus simplement.

Cela prit plus d’une heure à Marlon, malgré la distance relativement courte, pour emmener son paquetage jusqu’à son nouveau campement troglodyte. La douleur intenable qui le saisissait lorsqu’il forçait un tant soit peu sur son corps meurtri en était la principale raison, sa vigilance paranoïaque suivant de peu.

Le fait que la mort l’ait frôlé de si près avait rendu le jeune homme beaucoup plus méfiant, bien plus prévoyant envers son environnement et tout ce qui s’y trouvait. Ainsi, chaque feulement d’animal ou glissement de caillou sur la roche le faisait s’abriter. Puis il observait ce qui se passait avant de se remettre en mouvement.

Une fois installé à l’abri de sa grotte, il fut heureux de la trouvaille de Luna et la récompensa par un autre morceau de brochette. Son abri était profond d’une vingtaine de mètres, ce qui était plus que suffisant et surtout bien plus grand que la taille de sa chambre lorsqu’il vivait encore sur Terre.

Aussi rapidement que le permettait sa condition, il rassembla du bois mort en prévision du feu qu’il devrait allumer le soir venu. Le plafon de la grotte n’était pas totalement hermétique, quelques fissures laissant passer l’air.

C’était une bénédiction pour le moment car cela lui permettrait de ne pas étouffer avec la fumée dégagée par un feu de camp. Mais si de gros orages se mettaient à tomber, cela pourrait se révéler problématique.

-Ne t’inquiètes pas, dans cette région il y a très peu d’orages. Beaucoup de neige par contre, mais l’hiver n’arrivera que dans deux ou trois mois alors tu n’as pas à t’en faire pour cela non plus.

Marlon fut plutôt rassuré par les dires de Loki.

Récupérant une couverture dans son sac, il l’étendit près d’une des parois de la grotte, se faisant un petit nid douillet dans lequel il pourrait se reposer. Il allait falloir au moins deux semaines de récupération pour retrouver sa condition optimale, aussi valait-il mieux les passer dans un certain confort.

L’après-midi commençait à être bien entamée, et la température était devenue moins chaude à l’extérieur, aussi le jeune homme alluma-t-il le foyer et s’installa-t-il confortablement. Le peu d’efforts qu’il avait fourni et la douleur ressentie depuis son réveil en souffrance avaient fini de l’épuiser. Il ne fit pas long feu et s’écroula de fatigue alors que la nuit n’avait pas fini de tomber.

Les jours qui suivirent furent relativement monotones, sans être non plus totalement inintéréssants. Se reposant un maximum pour laisser ses blessures récupérer, il partait tout de même pêcher une fois par jour pour se procurer du poisson frais. Il avait monté un système simple avec quelques morceaux de bois pour que sa canne à pêche soit bien ancrée dans le sol, lui évitant de devoir la tenir et de tirer dessus pour remonter ses prises. Il ne souffrait donc pas trop, et il réussit également à attraper deux animaux ressemblant à des renards grâce aux deux pièges-à-loup qu’il possédait.

Lorsqu’il avait fini d’attraper sa subsistance du jour, il retournait s’installer davant l’entrée de sa grotte où il s’entrainait pendant des heures à tracer des runes et à tester diverses intentions pour voir jusqu’où cela pourrait éventuellement le mener. Heureusement, il avait fait un stock conséquent de parchemins en quittant Akranio, et il recycla également les peaux de renards pour pouvoir s’en servir de support.

C’est un savoir qu’il avait acquis à Akranio également, grâce aux bons soins de Selia…

Il découvrit des combinaisons plus qu’intéréssantes lors de ses expérimentations !

Tout d’abord, la plus utile était certainement la combinaison de Souffle et Protection. Il n’avait pas encore pris le temps de tester cette dernière, mais quand il découvrit cela, il aurait pu se frapper la tête contre le sol de dépit. En y mettant l’intention adéquate, et au bout de plusieurs essais infructueux, il réussit à créer une couche de protection recouvrant son corps. Cette protection était un souffle de vent très condensé faisant office de seconde peau et ne l’empêchant pas de manier une arme ou de respirer normalement. Elle était totalement invisible, si ce n’était un léger miroitement incolore, et ne faisait aucun bruit permettant de la repérer.

S’il s’était entraîné plus assidument auparavant, il n’aurait jamais été blessé par ces flèches. La couche de vent condensée semblait en effet à même de bloquer tous les projectiles classiques, du moins tant que ça n’avait pas la puissance d’un boulet de canon. Mais il ne pourrait réellement le savoir qu’après avoir testé sa théorie, ce qui était impossible pour le moment.

Sa deuxième découverte était beaucoup plus offensive, bien plus destructrice, et lors de ses essais, Marlon faillit y laisser quelques plumes.

C’était la première fois qu’il essayait de combiner trois runes à la fois. Le défaut de sa ‘Boule de feu’, comme il avait décidé de la nommer, était qu’elle pouvait être évitée si l’adversaire avait une bonne mobilité ou de très bons réflexes. Cela avait été le cas lors de son dernier combat, et c’est ce qui avait causé ses blessures. S’il avait réussi à tous les carboniser du premier coup, l’archer n’aurait jamais réussi à le blesser. Probablement pas.

Il tenta donc de combiner Souffle, Etincelle et Vision. Son intention était de créer une boule de feu qui pourrait traquer les ennemis dans son champ de vision. Ses trois premières tentatives se soldèrent par des échecs cuisants, et Marlon passa à chaque fois à deux doigts de se faire littéralement exploser, car il ne visualisait pas de cible précise.

La quatrième fut cependant la bonne. Un animal passa au loin, près du sentier menant à Delia, et Marlon concentra son intention dessus alors qu’il finissait de tracer les runes. Une langue de flamme s’éleva de la peau de renard utilisée comme support et fonça à une vitesse incroyable sur la pauvre bête.

Squiiiiiiiiik

Le son d’agonie de l’animal ne dura qu’une demi-seconde, puis il fut carbonisé des pattes à la queue. L’explosion n’endommagea que très peu les alentours, semblant vraiment concentrer tout sa puissance sur la cible que Marlon avait désigné par son intention.

Quand il claudiqua pour récupérer les restes de sa victime, il fut surpris de voir que même les organes, les os de l’animal avaient été réduits en poussière. La puissance de la Rune n’était pas démultipliée, mais bien concentrée.

Quelques essais plus tard, il parvint même à séparer sa flamme qui prit deux cibles différentes et les traqua jusqu’à les atteindre.

Mais la flamme séparée était moins forte, même si elle restait létale pour des animaux de petit gabarit. Ça pourrait donc l’aider dans des combats contre un individu ou deux, mais il ne pourrait pas traquer et réduire en cendres tout un groupe de gens…

Il décida de nommer cette combinaison de runes ‘Traqueur de feu’, nom explicite s’il en était.

-J’avoue que niveau originalité j’ai vu mieux. Mais c’est une bien belle découverte que tu as fait là. Quand nous seronts à Delia, il faudra absolument trouver d’autres joueurs pour renforcer ta connaissance des runes. Je savais que c’était puissant, mais là, les possibilités sont infinies.

-Hé, c’est toi qui m’as refilé cette classe et tu ne sais même pas jusqu’ou ça peut aller ? Comment c’est possible.

C’est…long à expliquer. Tu es sûr que tu veux entendre ça ?

Ce n’est pas comme si j’avais autre chose à faire. Il ne me reste que quelques parchemins et morceaux de peau pour les runes, je les garde au cas où. Je ne pourrais pas m’entraîner à l’épée avant encore deux ou trois jours, et la nuit va tomber…

En effet, les blessures de Marlon guérissaient bien, vu qu’il s’accordait beaucoup de repos sans tomber dans l’inactivité totale. Sa tête ne le faisait plus souffrir du tout, et dans deux jours maximum il pourrait reprendre son entraînement d’épéiste, car les cautérisations n’étaient plus aussi douloureuse. Et il sentait que ses douleurs internes s’étaient énormément apaisées également.

-Très bien, très bien. Je vais t’expliquer un peu comment tout cela fonctionne. Du moins ce que nous en avons compris.

Loki garda le silence, comme pour organiser ses pensées,et commença alors à expliquer à Marlon ce qu’il savait de ce monde.

-Nous avons eu accès a des enregistrements très anciens provenant de ce monde, lorsque nous l’avons découvert et ouvert un passage entre les dimensions. Quelque chose a essayé de passer de nôtre coté, mais par chance ce fut un échec. La grande différence des lois de la physique et de l’univers entre nos deux dimensions explique sûrement cet échec, mais nous n’en avons jamais été sûrs. Toujours est-il que nous reçûmes une montagne de vidéos sur les tenants et aboutissants de ce monde. Le plus important étant bien sûr la magie, sous toutes ses formes. Elle provient d’une source intarissable que l’on nomma l’Ether, en référence à d’anciennes œuvres d’héroic-fantasy de la Terre. Cet éther est comme…comme le vide entre les atomes. Il est majoritaire partout, mais invisible et intangible. Et les enregistrements que nous avons eu nous montrait les différents usages de cette force qui existaient sur Gaïa, ou Néo-Life, comme nous avons décidé de la baptiser.

Il fit une pause, mais voyant que Marlon ne disait rien, il continua son histoire.

Chaque ‘Classe’ correspond un peu à un code génétique que les individus peuvent avoir en commun et permettent une certaine utilisation de cet éther. Comme certains sur Terre ont les yeux bleus, d’autres des cheveux noirs, et caetera. Nous injectons donc les consciences dans cette dimension en réécrivant la composante génétique permettant d’utiliser telle ou telle classe. Réécrire l’adn n’est rien pour les IA depuis leur invention. Nos…’élus’, si je peux dire, ont juste accès a des composants génétiques bien plus complexes et rares que nous avions bien entendu gardé sous le coude. Mais sache que leur nombre est très grand. Sur cinquante ‘classes’ rares que nous avons distribués à nos poulains comme bon nous semblait, il en existe encore plus d’une centaine d’autres.

-Mais du coup, pourquoi as-tu choisi cette classe spécifique pour moi ?

-haha, ce n’était pas la seule, si tu te rappelles bien. Les deux classes que j’ai choisi ont tous deux une spécificité : elles peuvent transcender la barrière de la génétique et les limites que beaucoup d’autres classes possèdent.

-Tu m’as perdu, là. Comment ça, elles peuvent dépasser les limites ?

-Imagine deux secondes. En tant qu’Incarnateur, tu peux te transformer suivant ta compréhension. Et si tu comprenais toutes les classes existantes ? Si tu comprenais vraiment ce que ça impliquait ? Ton potentiel serait illimité. Et Runiste ? Imagines ce que tu peux déjà faire au bout de quelques semaines. Dans quelques années, créer des runes permettant de changer ton adn ne représentera plus rien pour toi, même pas un défi digne de ce nom. Mais il te faut trouver un Grand Maître.

Les implications de ce que disait Loki étaient monstrueusement gigantesques…

Marlon eut des étoiles dans les yeux et ne put s’empêcher de demander à l’IA déchue :

-Où est-ce que je peux trouver un Grand Maître ?!?

Haha, calme toi, même moi je n’en sais rien. Il te faudra explorer ce monde dans son intégralité, et il est immense, bien plus que la Terre ! Mais avant tout cela, il va te falloir devenir bien plus fort. Tu n’es pour l’instant qu’une brindille pouvant céder à tout moment. Quand tu seras un arbre aux racines solides, alors nous pourrons chercher ce fameux maître.

Loki avait fini son histoire, et le jeune homme eut énormément de mal à s’endormir ce soir-là. Il s’imaginait toutes sortes de futur, aussi glorieux et passionnants les uns que les autres. Certains, carrément sorti des fantasmes adulescents de Marlon, héritèrent de ricanements moqueurs de la part de Loki.

Cela énerva le jeune homme, qui cessa alors de fantasmer et finit par fermer les yeux et se tourner vers la paroi de la grotte afin de trouver le sommeil.

Deux jours plus tard, comme il l’avait prévu, il put enfin se remettre à l’entraînement de l’épée, et il ne fit pas prier. Il lui fallut encore deux autres jours pour que les tiraillements venant de ses blessures quasiment guéries ne disparaissent totalement.

Il décida alors de vérifier ses statistiques. Non pas que cela lui importait réellement, mais ça restait un indicateur précieux pour connaître son évolution et ses capacités sous formes de chiffres bien tangibles.

Revenge Master : Niveau 5 Apprenti des Runes : Niveau 3 (maîtrise débutant)

Force :25 Agilité :20 Intelligence :15 Réflexes :12

Constitution :10 HP : 400 Mana : 90 Charisme : 8

Influence : 30 Chance : 5

Familiers :

Chimère Féline (niveau 1), évolution possible, ????, ????

Loki (niveau 1 ), évolution possible, Dieu, Transcendant

Bénédiction de Loki Prime : 100 pièces de cuivre

Maitrise de l’épée : Débutant Pêche : Débutant

Survie : Débutant

Marlon fur grandement surpris par ce qu’il voyait dans la fenêtre de statut. Que ses stats aient augmenté était une chose. La force n’était d’ailleurs pas monté autant qu’il l’aurait souhaité, mais sa convalescence y était sûrement pour quelque chose. Pareil pour son agilité et ses réflexes.

Mais sa chance avait diminuée de cinq points ! Etait-ce dû à ses blessures, ou bien aux mauvaises rencontres faites à Takpes ?

Sûrement un mélange des deux. Après, n’oublie pas que ce n’est qu’un indicateur. Ce sont des points calculés selon des variables et des vecteurs mathématiques, rien d’autre.

-Je sais, je sais. Tu as vu que tu étais devenu un familier,haha ?

-Hmmpff, niveau 1 en plus…cette interface ne sait vraiment pas de quoi elle parle ! Seulement, je t’avoues être intrigué par la partie sur l’évolution.

Le jeune homme fut aussi grandement intéressé par la partie sur la pêche et la survie. Les compétences de combat n’étaient donc pas les seules prises en compte ! Monter le niveau de pêche jusqu’au niveau de maître serait-il possible ? Est-ce que ça lui apporterait des bénéfices ou non ? Combien de compétences annexes pouvait-il ainsi obtenir ?

Les questions se bousculaient dans l’esprit de Marlon, mais il savait qu’il n’obtiendrait pas les réponses pour le moment. Il lui faudrait sûrement attendre d’arriver à Delia pour cela. Il prit donc son mal en patience pour le moment.

Rouillé par seulement une dizaine de jours de manque de pratique avec l’épée, il se rappela les mots de Rastan disant que l’on perdait bien plus vite ses acquis en maitrise de l’épée qu’on ne les gagnait. Il mit donc deux fois plus d’efforts dans son entraînement et ne s’arrêtait plus que quand son corps cessait de le porter, cela l’aidant grandement pour ne plus se poser dix milles questions sur ces histoires de compétences.

Même Loki lui recommanda une ou deux fois de se ménager, mais sa détermination avait pris encore plus de substance avec les révélations de l’IA. Il n’avait plus de temps à perdre à se morfondre ou à rêvasser. Il devait progresser, coûte que coûte, et surtout, il devait chasser.

Ça faisait maintenant quelques jours, mais sa soif de sang avait refait surface et se faisait de plus en plus impérieuse, comme si elle n’avait été nourrie depuis trop de temps et se rappelait à son bon souvenir. Il se réveillait dorénavant le corps frissonant, non pas de froid, mais du désir de sentir l’odeur du sang de ses ennemis. La nuit, il rêvait de son dernier combat et se réveillait avec excitation dans la nuit, déçu de ne pas se retrouver au cœur du combat alors que ses songes s’estompaient.

Puis, au quinzième jour, il fut enfin totalement guéri. Plus aucun tiraillement, plus aucune douleur ne l’envahissait. Son corps avait retrouvé la forme d’avant ses blessures, voire même plus. Ses connaissances runiques avaient bien progressé, ainsi que ses compétences de pêche et de survie.

-Tu te sens prêt pour enfin aller à Delia, la Capitale du continent ?

-Plus que prêt ! J’en avais assez de rester dans ce trou de roches ! Haha, allons-y !

Ce qui rendait Marlon heureux, c’était qu’enfin, il allait pouvoir trouver d’autres joueurs et les massacrer. L’imminence de l’assouvissement de sa pulsion le rendait profondément heureux, une satisfaction qui pouvait presque s’apparenter à du plaisir charnel.

Il démonta le campement très rapidement, puis alla se laver une dernière fois dans l’eau très froide du lac, en profitant pour raser la barbe hirsute ayant poussé sur son visage avec la lame de sa dague. Il ne put éviter de se faire quelques petites coupures, mais il préférait paraître civilisé pour son arrivée en ville.

qz Puis il rassembla ses cheveux longs en une queue de cheval qu’il noua à l’aide d’un bout de tissu.

L’air était frais, et le ciel couvert.

Sans se retourner, il avança sur le sentier en direction de Delia, un sourire aussi froid que le temps alentour plaqué sur le visage.

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