Kirameku Sukafu
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Chapitre 27 – Rencontre avec Eru Chitanda.

Chitanda Eru.

Quel lien peut unir Sakai et Anzu ?

Des cousines ? Une amie très proche ? La même personne ?

Qui es-tu, Anzu ?

Je veux à tout prix trouver un moyen de confirmer mes soupçons, j’ai besoin de connaître la vérité.

Réfléchis.

La peluche d’Anzu est identique à celle que j’ai offerte à Sakai. Et elle possède une photo de moi datant de dix ans.

C’est inimaginable que ce soit la même personne, ça peut-être qu’une coïncidence, nan ?

Sakai a été ma première amie. Côté physique, elle ressemble, certes, un petit peu à Anzu, mais ça ne reste pas flagrant.

Attendre qu’Anzu me dévoile son secret… Désolé Chizu, mais ton grand frère est impatient !

Plus les jours passent, plus ma soif de connaître la vérité grandit.

Mes pensées s’interrompent lorsque quelqu’un sonne à mon appartement.

Akitoki, Ayame ?

— Salut, Yamazaki-kun, on ne te dérange pas ?

— Non, non rentrez.

Ils se sont assis autour de la table, puis je leur ai servi une tasse de thé.

— Vous souhaitiez quelque chose, Shimizu-senpai ?

— Nous voulions discuter avec toi, Kinari, me répond le père d’Anzu.

Qu’est-ce qu’ils font là ? C’est flippant à mort !

— Je vous écoute.

Chizu entre dans la pièce et court se cacher derrière moi.

Ma sœur a quelques problèmes. Depuis que nos géniteurs nous ont abandonnés, elle reste effrayée à la simple vue d’une personne adulte.

Putain de destin de merde.

La mère d’Anzu se rapproche d’elle, puis lui dit en souriant.

— Tu as bien grandi, Chizu.

— C’est qui, grand frère ? me souffle-t-elle.

— Les parents d’Anzu.

Quelque chose cloche, Chizu ne sort jamais d’ici, c’est impossible qu’il se soit rencontré auparavant.

— Vous vous êtes déjà vu ?

— Oui, Kinari, me dit-elle en retournant s’asseoir.

Chizu, puis Kinari ? Pourquoi nous appellent-ils comme si nous nous connaissions bien ? J’y comprends plus rien.

Son père tousse, inspire longuement puis nous avoue.

— Il y a dix ans, je me nommais Akitoki Sakai.

Nani !? Qu’est-ce qu’il me raconte ?

Akitoki inhale l’air, puis continue.

— Je travaille dans une société commerciale depuis vingt-deux ans. Nos problèmes remontent à treize ans en arrière. Des recherches, réalisées par des personnes dangereuses, se sont établies sur plusieurs familles de notre entreprise. Afin de protéger les miens, j’ai décidé de changer de nom et de déménager. Je suis si faible, c’était ma seule solution ! Je ne peux pas vraiment te donner les détails de cette affaire, désolé de ne pas pouvoir assouvir ta curiosité. En tout cas, nos problèmes se sont réglés l’année dernière, et désormais, nous ne risquons plus rien. Nous avons repris notre ancien nom de famille, celui que tu connais, Shimizu.

Je me répète, mais… qu’est-ce qu’il me raconte ?

Sa mère ajoute.

— Lorsque nous avons déménagé à Osaka. Anzu n’avait jamais été aussi triste. Elle ne faisait que de parler d’un garçon qu’elle avait rencontré dans un parc. Un jour, elle nous a raconté toute votre histoire et… j’ai compris que nous avions fait une grave erreur. Nous n’aurions jamais dû vous séparer, je m’ excuse. À vrai dire, quand toute cette histoire s’est réglée, nous avons de nouveau emménagé à Yokohama. Lorsqu’Anzu a su ça, elle était aux anges, et je ne souhaitais que le sourire de ma fille. Nous voulions que toi, et elle vous puissiez vous retrouver et ceux, à tout prix. Et pour être honnêtes avec toi, quand on vous a croisé, avec le même uniforme, nous étions si heureux. Nous avons donc décidé de venir chez toi pour nous excuser. Vous avez maintenant dix ans à rattraper tous les deux, et nous souhaitons vous aider à récupérer ce temps perdu.

Mitsuha Miyamizu, Taki Tachibana.

Cette histoire est inimaginable, je suis perdu.

Sakai est réellement Anzu ?

Le destin est flippant.

Pendant dix ans, mon envie de me faire de nouvelles relations était éteinte. J’ai respecté les codes du solitaire, et ça m’a convenu.

Cette héroïne des normies… depuis la rentrée des classes, ma vie s’est changée en un coup de cheveux. C’est ça mon destin à moi ?

Comment j’suis censé réagir ? Est-ce qu’au moins j’ai réalisé cette vérité ?

Je regarde ma sœur, qui s’assied à côté de moi.

— T’es pas content, grand frère ? T’as retrouvé ta première amie !

Content ?

— Kinari, je suis vraiment désolée d’avoir retiré notre fille de ta vie.

— Vous excusez pas, Shimizu-senpai, vous avez fait ça pour le bien de votre famille.

Bordel, Sakai ? C’est vraiment elle ? Celle avec qui j’ai passé toute une année de ma vie à jouer ? C’est elle l’héroïne de mon histoire ?

— On a pensé à quelque chose pour nous faire pardonner.

Pourquoi ils insistent autant, eux ?

— Oui ?

— On souhaitait vous amener au parc d’attractions, celui dans lequel tu as offert la peluche à Anzu. Elle tient à ce cadeau plus qu’à la prunelle de ses yeux. Qu’en dis-tu ?

Une sortie nostalgique ? Carrément ? Nan, mais vous avez l’impression que j’suis prêt, là ?

Ils entreprennent un plan dans lequel je n’ai pas le moindre mot à donner.

Les parents d’Anzu sont ensuite repartis.

— Grand frère c’est quoi cette tête, tu devrais être content !

Mon expression est plus vide que Mob .

— Pour te remonter le moral, on va faire la fête ! Je vais inviter Masuko, Aneko et Yoshida !

Dans ces moments-là, Chizu est incontrôlable.

Comment j’vais regarder les filles ? Comment j’vais regarder Anzu ? Comment…

Chizu appelle les filles, prépare mon plat préféré, et fait une petite décoration.

Pourquoi se donne-t-elle autant de mal ? Je veux fuir ce monde en 3D, moi…

La sonnette de mon sanctuaire retentit.

— Coucou, darling !

— Salut, c héri .

— Bonjour, sensei .

Chizu saute dans leurs bras puis leur confie.

— Je suis contente que vous soyez là, toutes les trois !

— Bonjour, les filles.

Nous nous installons autour de la table, et Masuko me demande.

— Qu’est-ce qu’on fête ?

Bonne question.

— Grand frère explique leur, c’est ton moment !

Tu crois, Chizu ?

Je leur confie mon passé, ma rencontre avec Sakai, la venue de ses parents à la maison tout à l’heure, et le plan que nous avions préparé.

— S’per.

— Génial.

— J’suis dégoûtée, sensei .

Ce repas est amer, vraiment, amer.

Ma vie est trop différente… Mes souvenirs d’otaku… Cet univers en 2D me manque.

J’adore cette phrase, continue, ne t’arrête pas.

J’ai toujours aimé être isolé et ai préféré renfermer mes émotions. Lorsque Sakai et moi nous sommes rapprochés, tout était naturel. Je n’ai pas pensé une seule seconde que je pouvais la retrouver dix ans après. Bordel, qu’est-ce que j’vais faire…

Est-ce que je suis réellement prêt ?

L’ambiance est morose.

— On va rentrer nous, on a un couvre-feu à vingt-deux heures, on s’voit d’main chéri .

Masuko progresse vers moi, puis me murmure avec délicatesse.

Ne me laisse pas sur le banc, da-r-lin-g.

— J’y vais aussi, sensei ! Merci pour le repas, et oublie pas que je te veux rien que pour moi !

— Tais-toi Junko, c’est mon darling !

— C’est pô l’votre, y est à moi, c’est m’ ch’ri !

Je déteste ce harem.

Plus tard, Chizu me confie ses inquiétudes.

— J’ai peur pour les filles…

Inquiète-toi plutôt pour ton grand frère…

— Pourquoi, Chizu ?

— Pendant les vacances, Aneko m’a avoué ses sentiments pour toi. J’ai jamais vu quelqu’un d’aussi sincère. Elle arrête pas de t’appeler chéri . Et Masuko, c’est la même chose, elle a eu l’audace de hurler devant tout le monde qu’elle t’aime, elle te colle dès qu’elle en a l’occasion et te surnomme darling tout le temps. Elle est amoureuse de toi, c’est certain ! Et Yoshida c’est pareil, quand on était au centre commercial ça se voyait dans ses yeux qu’elle craquait pour toi. J’sais vraiment pas comment tu vas t’en sortir, grand frère.

Moi non plus.

Chitanda Eru : Personnage principale curieuse. ( Hyouka )

Mitsuha Miyamizu et Taki Tachibana : Personnage principaux séparés. ( Your Name )

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