Kirameku Sukafu
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Chapitre 25 – Rencontre avec le coupable.

— Aneko se sent mieux ? me demande Chizu d’un ton inquiet.

La veille, nous avions conclu qu’Aneko dormirait encore une fois à la maison. Le fait d’être seule l’apeurait. Quant à Anzu et Masuko, elles semblaient jalouses de laisser Aneko avec moi, donc elles sont également venues.

En clair, tout son harem est chez lui…

J’adore ça…

Taisez-vous, sérieux !

Je hausse les épaules, et lui réponds.

— J’sais pas du tout.

— Je vois. Vous avez prévu de faire quelque chose aujourd’hui ?

— On doit suivre Yamaguchi et Maeda à la trace pour confirmer nos soupçons.

— Tu crois que c’est eux qui ont fait ça ?

— Ouais, y’as des chances.

— J’espère que tu te trompes pas, grand frère.

Moi aussi…

Les filles se sont levées les unes après les autres puis nous avons dégusté notre petit-déjeuner.

Aneko semblait plus calme, comme si elle avait oublié ses tourments. Elle sourit.

Elle cache ses soucis ?

Après être rassasiés, nous sommes directement partis en groupe pour exécuter notre plan.

Je passe un coup de fil à Masuko.

— Prêtes ?

— Prêt à l’action, darling .

— Masuko ! Arrête de l’appeler darling !

— Roger !

Sakamoto Ryôta, rêve Kinari otaku.

C’est vraiment une bonne idée de laisser ces deux folles ensemble ?

Notre piège est dressé, nous avons plus qu’à patienter que la bête tombe dedans.

Dans l’attente, Anzu me demande.

— Après avoir réglé cette histoire, tu voudras bien venir avec moi au centre commercial ?

Bordel, c’est pas le moment !

Elle insiste, et ajoute.

— J’aimerais que tu m’aides pour choisir une robe pour la fête de Kanagawa, c’est demain !

J’accepte d’un hochement de tête, puis lui fait mime de se taire.

Et arrête de sourire comme ça, t’es trop craquante !

Quelques heures plus tard.

— Regarde, Anzu !

— C’est Yamaguchi-kun ?

— Oui.

J’attrape précipitamment mon téléphone.

— Allô, Aneko ?

— Oui, chéri ?

— Yamaguchi-kun passe régulièrement devant chez toi ?

— Je l’ai jamais vu dans mon quartier, chéri .

— J’te laisse, j’te rappelle tout à l’heure.

Après avoir raccroché, j’ai constaté que Yamaguchi a récupéré une lettre dans son sac à dos.

Aucun doute, c’est lui le coupable…

Anzu et moi accourons vers lui en criant son nom.

Après l’avoir rejoint, il nous a scrutés, a caché l’objet derrière lui puis nous a demandé ce que nous faisions ici.

Je rétorque en imitant Shinichi Kudo .

— Et toi, qu’es-tu fou ici !?

Tu feras pas le poids, j’ai lu tous les manga policiers du catalogue japonais.

— Je déposais une enveloppe à Aneko.

J’ôte la lettre que Yamaguchi tenait entre ses mains et, dans mon empressement, l’ouvre.

Désolé pour toutes ces lettres, mon ami te les a envoyées, je dois te rencontrer au plus vite pour tout mettre au clair. Encore pardon.

C’est quoi ce bordel, encore !? Un ami à Yamaguchi lui les a envoyés ? Donc c’est pas lui le coupable ?

— Qui a envoyé ça à Aneko ?

— C’est Maeda, me confie-t-il timidement.

— Maeda ? C’est pas possible… Pourquoi il a fait ça ? Je suis curieuse !

Arrête de prendre l’air de Chitanda Eru, idiote.

— Depuis la rentrée des classes, Maeda est amoureux d’Inoue. Lorsqu’il lui a avoué ses sentiments pendant les vacances, Inoue l’a rejeté et ça l’a rendu furieux. Il a ressenti de la jalousie en vous voyant flirter tous les deux, et il a décidé d’écrire ces lettres. Au départ j’étais pas au courant de toutes ces histoires. Mais quand j’étais face aux larmes d’Aneko, j’ai tout de suite compris que Maeda faisait quelque chose de louche. Après en avoir discuté avec lui, il m’a tout avoué. Et à mon tour, je voulais tout dévoiler à Inoue…

Je me retrouve dans une confusion totale.

Attends, c’est ça que Chizu vante en parlant des exploits des amis de la 3D ? Ça me dégoûte, comment son égoïsme peut-il être à ce point puéril ?

Je saisis mon téléphone, appelle Aneko, et le donne à Yamaguchi pour qu’il puisse s’expliquer auprès d’elle. Il place le mobile en haut-parleur.

— Allô Aneko ? C’est Yamaguchi.

— Yamaguchi ? Qu’est-ce qu’il se passe ?

— Maeda a écrit les lettres que t’as reçues. Il est… Il est amoureux de toi ! Il a ressenti une jalousie lorsqu’il a remarqué ton rapprochement avec… Yamazaki-kun.

— Je vois, mais j’y peux rien, lui dit-elle d’une voix gênée, je suis complètement amoureuse de mon chéri !

J’entends tout, idiote.

— Aneko ! Moi aussi je suis amoureuse de mon darling !

Des grésillements interrompent momentanément la conversation.

Bordel, mais qu’est-ce qu’elles foutent ces deux tarées ?

Pardon, Yamaguchi-kun, je suis là !

— Désoler pour tout ça, Inoue-chan.

— D’accord, t’inquiète pas !

— Reviens-là Aneko, tu vas voir c’est moi qui ai les plus gros seins !

Yamaguchi raccroche.

Bordel j’ai jamais été aussi gêné de toute ma vie.

Et moi si heureux… rêve Kinari amoureux.

Enfermez-moi ce pervers !

Nous nous tournons vers le jeune homme, et lui confions que nous espérons qu’il fasse le nécessaire pour expliquer à Maeda à quel point il a pu faire souffrir Aneko.

Maeda, t’es un peu comme Yui dans le fond, j’me sens mal pour toi…

Yamaguchi acquiesce de la tête, s’excuse, puis nous salue.

Après son départ, Anzu a tiré ma manche puis m’a chuchoté, d’une douce voix.

— On peut aller au centre commercial pour acheter ma robe, maintenant ?

Moi qui pensais qu’elle aurait oublié, quelle plaie…

— Oui, oui.

En arrivant, elle me souffle au coin de l’oreille.

— Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas retrouvés seuls.

Ça ne fait que deux chapitres, idiote.

Elle attrape mon bras, et articule sensuellement.

— Que tous les deux.

Cette délicatesse, j’vais craquer, me retrouver en des milliers de morceaux, puis fondre parce qu’elle est beaucoup trop mignonne !

T’as pété un câble toi aussi ?

Tais-toi l’binoclard.

— C’est bondé ici !

C’est vrai que la foule est oppressante. Mais ce n’est pas ça qui perturbera mon objectif.

Durant cette sortie, je n’ai qu’une chose en tête. En savoir davantage sur le secret qui lie Anzu à Sakai.

La jeune fille s’arrête devant une vitrine et s’extasie à la vue d’une robe.

— C’est quoi cette tête, Anzu ?

— Te moque pas ! Je la veux à tout prix, elle est magnifique !

Mais ramasse ta bave au moins, c’est dégueulasse, là…

Nous entrons dans la boutique.

Qu’est-ce que je fous dans un sanctuaire pareil, moi ?

— Elle est trop belle ! Je vais l’essayer !

— Oui, oui, vas-y.

J’suis claqué de cette journée, sérieux. Comment Oreki Hôtarô s’y prend pour économiser autant d’énergie ?

Le rideau s’ouvre brusquement.

— T’en penses quoi, Kinari ?

Kurumi Tokisaki.

— Kinari ?

Ses cheveux soyeux qui retombent sur ses épaules, se dressant jusqu’à sa poitrine. Cette robe d’un éclat rouge est radieuse. La dentelle sur les manches donne un côté mature et le ruban blanc autour de son bassin rappelle son innocence.

Cette harmonie est digne d’une héroïne en 2D.

— J’aime bien.

— Redis-le, j’ai pas entendu, idiot.

T’avais très bien compris.

— J’aime bien !

— Merci, darling .

À quoi elle joue, là ?

— Arrête !

— Tu préfères que je te surnomme chéri ?

J’vais…

— Appelle-moi Kinari.

— Ça me va, sensei .

J’vais la tuer.

— Tais-toi, idiote !

— Oui, oui, Kinari, me dit-elle en tirant la langue.

Putain, même quand elle tire la langue elle est trop mignonne, on dirait une peluche de bonheur…

— J’ai un peu soif. tu veux bien qu’on s’installe dans un café ?

— C’est toi qui proposes quelque chose ? C’est pas courant ça. Mais oui, j’te suis, Kinari, me répond-elle en posant sa tête contre mon épaule.

Écarte-toi…

Nous nous asseyons et remarquons Yoshida, qui est à quelques mètres de notre table. Cette fille… ça fait des semaines que je ne l’ai pas vue.

La dernière fois, c’était pour les affiches pour les épreuves sportives ?

C’était le bon temps, rêve Kinari blasé.

Cette tsundere doit pas anéantir mon objectif. J’dois à tout prix en apprendre davantage sur la relation entre Sakai et Anzu.

Je choisis d’y aller doucement. J’ai alors engagé la conversation avec Anzu.

— J’ai bien aimé la peluche que tu m’as offerte la dernière fois, lui dis-je en essayant de sourire.

Parfait, je fais d’une part une référence à Sakai et je cache mon jeu en disant quelque chose d’affectueux.

— Masuko a raison, ton sourire est flippant.

Bordel, pourquoi j’ai tenté de sourire ? J’suis un vrai idiot.

Tout à coup, Yoshida arrive vers nous, dresse un sourire, puis coupe notre conversation.

— Bonjour, sensei .

— Salut, Yoshida-chan.

Qu’est-ce qu’elle me veut, cette fille !

— Je peux m’asseoir avec vous ? nous demande-t-elle en souriant.

— Oui, oui, tu peux venir, Yoshida-chan, lui dit Anzu.

Mon plan tombe à l’eau, et cerise sur le gâteau, Yoshida s’installe à côté de moi.

Nous commandons tous une boisson, puis Yoshida me murmure.

— Vous étiez en rencard, sensei ?

— Non.

Ça faisait cinq minutes qu’elle était là, et elle n’a pas arrêté de sourire ne serait-ce qu’une seule seconde. C’est encore plus flippant que mon sourire.

— Tant mieux.

— Pourquoi, Yoshida-chan ?

Anzu avale une gorgée de sa limonade.

— Parce que j’aime mon sensei !

Elle recrache l’entièreté de sa boisson sur la table.

Yoshida a crié si intensément que toute la salle avait les yeux rivés sur nous.

Je déteste ce harem.

— Qu’est-ce que tu racontes, Yoshida-chan ?

— J’aime mon sensei ! Je l’aime plus que tout le monde !

J’aurais jamais dû essayer de m’adapter à cet univers en 3D.

— Mais pourquoi ?

Elle reste bien calme cette héroïne, moi mon cœur bat à mille à l’heure…

— Parce qu’il m’a sauvé. Mais toi, pourquoi ça t’intéresse tant ?

— Parce que je tiens à lui !

Elle… Elle tient à moi ?

Ces joues s’empourprent, puis elle marmonne en se levant.

— Je vous laisse, je vais aux toilettes.

Ce serait possible de mourir et de se réincarner en araignée ? Guide-moi Kumoko !

Sensei ?

— Oui ?

— Tu… tu veux bien qu’on devienne ami, tous les deux ? me demande-t-elle en plaçant ses mains entre ses cuisses.

Ami ? Qu’est-ce qu’elle me raconte ?

Elle ajoute.

— Tu sais, je souhaiterais apprendre à te découvrir. Tu avais tellement la classe dans le bus. C’est grâce à toi que j’ai tant changé ! Grâce à toi je peux m’ouvrir aux autres, j’ai la force, le courage de leur dire ce que je ressens directement. Dès que je t’ai vu prendre les devants, et exploser les entrailles de ce vieux type, j’ai été tellement scotché que t’es devenu mon exemple ! Je ne te laisserais à personne, je te veux rien que pour moi, parce que t’es mon idole, sensei. À vrai dire, je voulais te demander de sortir avec moi, mais une amie m’a dit qu’il fallait d’abord être ami !

J’en ai marre des choses qui changent, et des choses qui changent jamais.

On m’a laissé une seconde chance à moi, un otaku débile, alors tout le monde en mérite une. Oui, c’est ça, c’est à mon tour de tendre la main à quelqu’un, qu’elle soit hautaine, égocentrique, une pure tsundere, peu importe.

Parce que j’en ai marre des choses qui changent, et des choses qui changent jamais.

J’inspire profondément, et déclare.

— Je veux bien, Yoshida-chan !

Sakamoto Ryôta : Personnage principal bloqué dans un FPS Battle Royal. ( Btooom! )

Shinichi Kudo : Personnage principal détective. ( Détective Conan )

Chitanda Eru : Personnage principale curieuse. ( Hyouka )

Yui : Personnage principal au centre d’un triangle amoureux. ( Oregairu )

Oreki Hôtarô : Personnage principal. ( Hyouka )

Kurumi Tokisaki : Personnage féminin vêtue d’une robe rouge sang. ( Date A Live )

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